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Louis Delluc, l'étoile filante, "eveilleur du cinéma français"

LouisdellucLouis, raconté par Gilles, médecin et anthropologue. Biographie remarquable, parce que l'histoire est narrée avec un style surprenant, parce que vif, alerte, drôle, ... Louis Delluc fut, dans l'Histoire de France, l'un de ces météores qui illuminent le ciel mental, par leurs créations, sans modèles, mais qui, comme ces étoiles filantes estivales, passent et disparaissent, sans durer - pour elles. Mais pour nous, Gilles Delluc reste "l'éveilleur du cinéma français", un "jeune cadet de Dordogne", "perigordin à la conquête de Paris" - comme si ce qui n'existe pas pouvait être conquis... Précisément, le cinéma a suscité l'usage et le succès de la "fiction", ce qui n'existe pas et qui existe néanmoins, telle l'Idée. Ainsi, "Fièvre" n'a rien de fictif... "La séparation et la faiblesse ont desuni deux amants, ils croient s'être oubliés, ils se retrouvent, calmes, mais la fièvre d'un soir de désordre réveille tous les appétits, les rêves, les rancoeurs de leurs partenaires, recrée leur ancienne jeunesse...". Si peu fictif que ce film a des soucis avec "la censure". (lecture à suivre).

Une Rmiste meurt de froid, Jacques Chirac bronze au Maroc...

Les "médias", arc-boutés sur un "temps présent" indéterminable, racontent en live "le froid" : les bouchons sur les voies de circulation, les difficultés des uns et des autres - et desormais, le Français moyen -et la Française moyenne- en a pris l'habitude, l'annonce d'un décès "dû au froid". Pendant la campagne présidentielle de 2002, Lionel Jospin proposa la "couverture logement universelle"; prolongement et couronnement de la "couverture maladie universelle", il s'agissait de permettre, à celles et ceux qui n'en ont pas les moyens, d'être, durablement, logés. Cette proposition a été reçue, par les médias-de-l'élite, et semble t-il, par une part non négligeable de citoyens, par des ricanements. "Et puis quoi plus ?" avait l'air de dire celles et ceux qui, sans dire clairement qu'ils y étaient opposés, trouvaient que la dite proposition "n'était pas crédible". Pourquoi ? Parce que les possédants estiment que tout bien doit être payé - ils sont souvent propriétaires... Vous imaginez, "la gratuité" pour se loger - et pourquoi pas un régime de Soviets en France ? ... Et donc, pendant qu'une femme de 52 ans se mourrait de froid dans sa voiture, notre clown, notre pitre national se dore la pilule dans un pays sans véritable classe moyenne, avec d'un côté "les riches" et de l'autre "les pauvres" - un modèle pour une France Umpisée, chiraquée et sarkosée ?  Ce décès, et les autres qui l'ont précédé, et ceux qui ne manqueront pas de suivre dans les jours à venir, ne relève t-il pas d'une non-assistance à personne en danger de la part de ceux et celles qui ont les moyens de décider la mise en oeuvre de moyens d'hébergement durables et personnels pour ceux que la société (c'est elle-même qui ose employer ce vocabulaire) "exclue" ?! Car, à écouter la bonne société, ceux et celles qui vivent dehors ne vivent pas une "fatalité" mais sont volontairement rejetés par cette société - parce qu'ils ne sont pas "bien" nés ? Les sans-abris et sans-domiciles sont les enfants d'une République abandonnée par sa néo-aristocratie, les hauts fonctionnaires énarchisés, X-Minés ou polytechnisés. Une nouvelle Révolution devra revoir les devenirs en compétences et droits de ceux et celles dont les responsabilités, politiques, techniques, sont élevés - à commencer par des salaires décents mais non importants...

The Soul of man, le drame du génie...

Thesoulfoman Ils s'appelaient Skip James, Blind Willie Johnson, J.B. Lenoir. Fils du Sud raciste, hommes mûrs au moment où la Grande Depression démultipliait les chômeurs, les drames, ils ont crée des standards du blues, avec Evil Devil Blues, Dark Was The Night, Mama Talk to Your Daughter. Mais comme Rimbaud, ils ne surent pas qu'ils devenaient des légendes encore vivantes; seul Skip James découvrira, au festival de Newport, des milliers de personnes qui connaissaient ses oeuvres... Le génie crée et échappe, précisément, au standard, aux critères industriels et scolaires. Seule l'ame qui connait sa langue natale peut "le" reconnaître - mais les artistes sont souvent morts depuis longtemps...

Invitation à...

Tiffanydécouvrir le sublime album photographique de Frederic Coulon, comme son blog...

Paradis

C'est après avoir fini la lecture d'un énième article de propagande en faveur du christianisme (Le Monde, edition du 29 Décembre 2005, L'Héritage de trois témoins du christianisme, par Henri Tincq) que je me décide à répondre plus sérieusement encore à ce type de rhéteurs. La réduction de la critique antichrétienne à la personne et à la figure de Michel Onfray est bien pratique : la critique est identifiée par le domaine d'opinion bien connu, l'athéisme; et par comparaison, les chrétiens paraissent et prétendent paraître comme ceux qui "ont la foi", "en Dieu", dans les "mystères". Mais il s'agit là d'une manipulation, certes bi-millénaire et qui a démontré son efficacité. Car, il faut là aussi le dire, les chrétiens ne croient pas (de manière profonde et authentique), et pire, sont responsables -et coupables- de diffuser une conscience divisée sur un monde qu'il divise, l'en-deçà et l'au-delà, le Paradis et l'ici. Or le Paradis, lieu de la perfection vitale est... ICI ! La Terre, ses fruits, ses vallées, ses montagnes, ses Eaux, EST le paradis - une première démonstration de ce qu'il peut être lorsque la vie se poursuit ailleurs qu'ici ! Mais précisément, les chrétiens ne croient pas, et par leurs références gnostiques, inconscientes, à "la Bible", à son manichéisme, son esprit de division, ils osent eux-même dénoncer et critiquer "la création" puisque Dieu y tolérerait le mal... Mais "le mal" n'existe que dans leurs esprits. Entre Karol Wojtyla desormais cédé à... et Michel Onfray, il faut avoir le courage de ne pas choisir, de savoir qu'il faut travailler à la création d'une nouvelle voie pour l'existence, sans clercs, qu'ils soient dualistes "croyants ou athées". 

"Cette société est détestable"... dixit Jean-Yves Cendrey

  • "Que souhaitez-vous pour 2006 ?"
  • "Que cela aille au moins aussi mal qu'en 2005. Pour un écrivain, une société qui va aussi mal que la nôtre, c'est stimulant. Cette société est détestable, donc forcément féconde pour moi. On ne risque pas de sombrer dans l'ébaubissement." (Interview de Jean-Michel Cendrey dans Sud-Ouest)

Jouetsvivants200 "Un matin de février 2001, le 7 février 2001, à l’heure de la rentrée des classes dans la bonne petite ville de Cormeilles, aux confins de l’Eure et du Calvados,Jean-Yves Cendrey fait éclater l’affaire du village X. Ce jour-là il conduit lui-même un instituteur, pédophile avéré, à la gendarmerie de X. L’Enseignant sera condamné à quinze ans de prison pour trois viols et trente huit agressions sur des enfants de six ans.

Jean-Yves Cendrey sera qualifié durant le procès de citoyen remarquable. Quatre ans plus tard, l’auteur des Morts vont vite ou d’Une simple créature revient sur le déroulement des faits : les premières confessions, les hésitations, le doute qui s’installe, la rage qui, au final, l’emporte. La rage, Cendrey connaît. Son éducation à coups de rangers, il est vrai, y a contribué.

Depuis ses débuts, ce disciple (...)

"Je souhaite de tout coeur qu'en 2006, la France sorte de la dépression nerveuse où elle s'est enfoncée depuis des mois"...

Cette déclaration d'Alain Juppé fait tant plaisir - patriote, positive... Il faut l'écrire, le redire : pour que la France aille mieux, il faut qu'Alain Juppé reste au Canada, ou rentre en France pour profiter de sa retraite. Le plus "mauvais d'entre nous" a déjà fait assez de mal, et sans une clémence étonnante de la justice versaillaise, le sieur n'aurait aujourd'hui aucun droit légal d'envisager la poursuite de sa carrière politique. Il faut aussi le redire : sous son autorité (Premier Ministre, ce n'est pas une paille), le pays courrait à la catastrophe, la dette s'est accrue, la violence-de-celui-qui-connait-le-bien (quelle blague !) était phénoménale,... La France mérite des grands hommes, elle a assez donné avec le dernier homme nietzschéen...

Sarkozy/Le Pen, mauvais amalgame...

L'extrémisme de droite est-il identifiable de manière définitive et unique dans la figure de Jean-Marie Le Pen ? L'extrême-droite a souvent servi d'arbre pour cacher la forêt des extrémismes de la "droite" supposée non extrême. Interrogé par des journalistes de Libération, le Ministre de l'Intérieur s'amuse à lister les différences, à signaler le gouffre, qui le sépare de Jean-Marie le Pen. Et il a raison. Mais il ne suffit pas de ne-pas-être un clone de Jean-Marie Le Pen pour ne pas appartenir, par ses références, propositions, "idées" (pardon !), à une extrême-droite française pragmatique : ne pas faire de déclarations qui provoqueraient l'ire sociale définitive, le tsunami qui vous transforme du jour au lendemain en has been, mais diriger, gérer, ordonner à la manière même de cette extrême-droite bourgeoise.

Decryptage

Après la volée de bois vert contre la valorisation gouvernementale et de la majorité élue à l'assemblée nationale concernant la "colonisation française", après qu'il eut renoncé à un voyage aux Antilles , le Ministre de l'Interieur tente de reprendre la main, par la création d'une mission, pour conduire un "travail approfondi sur la loi, l'histoire et le devoir de mémoire" . Cette mission est confiée à Arno Klarsfled. Pourquoi lui ?  Le fils du célèbre chasseur français de serviteurs du nazisme est juif. Les Juifs n'ont pas été des victimes des colonisations, mais de la chasse aux civils organisée en Europe par les nazis. En Israël, le sujet même des "colonisations" est sensible. Par ses engagements personnels et professionnels, Arno Klarsfled a incarné une "voix morale" - la voix des victimes... Et l'affaire de la "colonisation française" est une affaire de victimes - et de "bourreaux". En confiant cette mission à Arno Klarsfeld, il adresse un signe aux Juifs de France dont il espère une réaction communautaire en sa faveur lors de la prochaine élection (Nicolas Sarkozy a des racines juives). Il tente d'étouffer le feu, allumé par une majorité habituée aux provocations (comme les aristocrates de l'Ancien Régime). Le Ministre de l'Interieur, numéro 2 du gouvernement, agit de manière autonome, comme s'il dirigeait son propre gouvernement, et crée ainsi à l'envi "une mission". Il est lui-même concerné par des déclarations douteuses ("la repentance permanente")... Mais ce choix n'est pas justifié - ni par les compétences intellectuelles (les études), ni par l'identité d'Arno Klarsfeld  qui est trop liée à une "communauté"...

Le Monde, quotidien chrétien..., note 3

Le 23, le quotidien a poursuivi par "les Evangéliques, fous de Jesus".  Pour une fois, le ton est parfois critique - car ceux qui sont designés et présentés par cet article représentent un problème pour les organisations chrétiennes dominantes. "Les autres Eglises, protestantes et catholique, sont consternées. Dans le sud de l'Alsace, elles perdent leurs fidèles au profit de la Porte ouverte, dénoncent les dérives sectaires, le "trust familial" des Peterschmitt, les divisions dans les couples, la culture américaine qu'on tente d'importer. "Ces gens-là n'ont plus rien à voir avec le protestantisme français, explique le pasteur Philippe Aubert, ..." En somme, les sectes dominantes voient naître et se développer des sectes mineures et dynamiques : histoire du "christianisme", de divisions... originelles !

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