Les invisibles, les grandes fortunes, le luxe
Traiter du "luxe" serait, pour les intellectuels, et notamment de gauche, une faute de goût, voire même un ... luxe que l'on ne pourrait se permettre. Parmi les erreurs théoriques, celle-ci est monumentale. Car le souci du "luxe", qui passe après sa production par des artisans puis par des industries est fondateur des existences, nobles et bourgeoises. Pour les uns comme pour les autres, il s'agit de se distinguer au plus grand frais possible - précisément pour être "incomparable". Les activités productrices du luxe exigent des mises en valeur coûteuses puisqu'il faut prendre du temps. Les artisans sont regardés comme des "artistes". Des 10 et 11ème siècle ap JC jusqu'à nos jours, la noblesse a donc toujours eu de "gros besoins", financiers, dont le train de vie de la cour royale sous Marie-Antoinette reste emblématique. Mais quoiqu'ils fassent pour se distinguer les uns des autres, et du reste des hommes, "la plèbe", cette passion du luxe est ... grégaire, et de ce point de vue, il n'y en a pas un pour rattraper l'autre (la Jet-set se réunit dans les mêmes lieux, chaque année, comme un troupeau !). Une étude historique et économique démontrerait, démontrera que les premières impulsions capitalistiques en Europe ne sont pas le fait de la bourgeoisie, mais de la noblesse européenne, italienne, française, espagnole, anglaise, allemande, hongroise, puisque la dépense par et pour le luxe ressemble à une flambée, des prix, et des revenus, mais dissimule la valorisation sur des actifs à l'égard desquels le jeu des grandes familles va consister à maintenir et accroître la valeur par la spéculation et l'échange. Dans l'existence des premiers nobles jusqu'à nos jours, il n'y a rien qui échappe au souci et au calcul des valeurs, de l'immobilier au mobilier, qu'il soit inerte ou vivant, comme les... enfants. Dans l'extrait vidéo ci-joint, il est intéressant de voir et d'entendre des acteurs, ces menteurs professionnels, se payer de mots ou développer des "analyses profondes" pour justifier le goût du luxe. Mon luxe, auquel je tiens par-dessus tout, est, par exemple, de ne pas compter M. Arditi parmi mes amis - qu'il en soit remercié...
Pour ceux qui n'ont pas les moyens, Boucheron propose un con-cours...

Merci à Elise Mark-Walter pour cette note (quoiqu'il en soit de mon absence d'intérêt TOTAL pour l'Inde, pour mon rejet de "l'intélligibilité" proposée par le grand scénariste français qu'elle cite") :
http://emkw.blogemploi.com/mon_weblog/2006/12/entre_tigres_et.html#comments
et pour ce lien fort utile puisqu'il y a heureusement des personnes dans ce monde qui ne sont pas tombées dans le panneau "gentil = homme bien" de Muhammad Yunus :
http://www.solidarites.ch/index.php?action=2&id=2716&num=97&db_version=2
"
n°97 (16/11/2006), p. 20.
Articles liés. Numéro 97 | Auteurs: Daniel SÜRI | Rubriques: Économie | Néo-libéralisme | Néocolonialisme | CADTM
Économie
Prix Nobel de la paix... Microcrédit, maxibusiness ?
L’attribution, cet automne, du prix Nobel de la paix au fondateur de la Grameen Bank, Mohamed Yunus, fait suite à l’Année internationale du microcrédit décrétée en 2005 par l’ONU. Paré de toutes les vertus, ce système de prêts à montant réduit et taux élevé, dirigé vers la couche «moyenne» des populations pauvres et s’adressant prioritairement aux femmes serait «la» solution, libérale et miraculeuse, au sous-développement. Moins lyrique, donc plus réaliste, l’hebdomadaire allemand Der Spiegel (14.10.6) expliquait franchement qu’il s’agissait d’abord d’une maximisation des profits en zone de pauvreté.
La reconnaissance et la promotion officielles du microcrédit ont été l’œuvre de la Banque Mondiale. Son président actuel, Paul Wolfowitz, ancien adjoint de Donald Rumsfeld et créateur d’armes de destruction massive virtuelles, est un chaud partisan de cette activité. Il se situe dans la continuité de son prédécesseur, James Wolfensohn, et de sa croisade morale contre la pauvreté. Pour la Banque Mondiale, mettre un terme à «l’exclusion sociale» (terme préféré à pauvreté dans le politiquement correct de l’institution) passe par la capacité de l’être humain à payer des factures et à accéder à un compte bancaire. Devenir citoyen ou citoyenne, c’est rentrer dans les circuits marchands et financiers.
Le microcrédit donne ainsi la possibilité de tenir un discours «développementiste» de lutte contre la pauvreté, tout en mettant en avant les qualités que la vulgate néolibérale reconnaît comme valeurs essentielles: esprit d’entreprise, initiative individuelle, responsabilité personnelle, etc.
De plus, le public cible, à savoir les femmes, jugées moins dépensières et plus attachées au remboursement de leurs dettes, permet d’évoquer leur «empowerment», terme équivoque issu de la Conférence de Pékin (1995) de l’ONU sur «La Femme». Désignant tout processus dans lequel du pouvoir peut être pris, reçu ou gagné; il donne une coloration d’émancipation des femmes au microcrédit.
Une dette libératrice?
Répondant au magazine Counterpunch, le journaliste indien Palagummi Sainath, spécialiste de l’Inde rurale, estime, que le microcrédit peut, certes, être une aide dans certains cas, mais qu’il n’a rien d’une arme fondamentale contre la pauvreté. Le (...)"
Rédigé par:grellety | le 18/12/2006 à 15:27
je comprends rien à ce discours de pseudo intellectuel
Rédigé par:toutsaufsarko | le 18/12/2006 à 15:45
Je comprends tout à ce discours de vrai... ! cloche ? naze ? Si vous cherchez votre cerveau, il est coincé dans la boite cranienne, après, pour la mise en marche, consultez la notice remise par le fournisseur ! Quand on comprend rien, on se tait, mais rien comprendre et le dire ! Ah oui, c'est vrai, vous avez indiqué une fausse adresse mail comme tous les petits lâches. J'ai seulement publié votre pseudo commentaire pour l'exemple - il y en a déjà eu dans le passé, et pour rappeler que ce type de commentaires, sauf exception, part à la poubelle d'où ils proviennent !
Rédigé par:grellety | le 18/12/2006 à 16:12
ah grellety, vous voilà bizarrement intolérant
moi lorsque je ne comprends pas, je le dis...
c'est même ...un luxe ; ))ce n'est ni honteux, ni faire preuve d'inintelligence de ne pas comprendre un propos...et même....le vôtre !
vous n'etes pas de bonne humeur ?
Rédigé par:lesyeux | le 18/12/2006 à 17:43
Parce que je tance vertement un ou une anonyme qui est passé(e) ici, qui a laissé une trace infinitésimale d'elle-même, et qui se permet de juger, dois-je vous le rappeler, ce "discours pseudo intellectuel", je suis intolérant ? Soit. Et j'assume ! Je suis, au contraire, de fort méchante bonne humeur, et c'est bien pour cela que j'ai pris ce plaisir de publier cette m.... et d'expliquer à ceux et celles qui voudraient l'imiter qu'ils perdraient leur temps. Car je ne comprends pas que l'on perde ainsi son temps à ne rien dire ! Admettons que ce sieur ou cette donzelle n'ait rien compris :
1 : il ou elle n'aurait pas jugé
2 : il ou elle aurait donné des précisions sur ce qui était difficile à comprendre ! Mais non, rien !
Que voulez-vous, je sais bien qu'il n'y a pas que Beigbeder qui soit un ectoplasme dans ce monde, il y en a des fantômes de la vie, de l'existence, de la pensée... !
J'espère, parce que je vous estime, que vous avez autre chose à dire ici que de prendre, mal, la défense de celles et ceux qui sont indéfendables. Pour ma part, j'avais lu votre annonce, à regret, de l'arrêt de votre blog, et je vois avec plaisir que vous avez décidé de continuer.
Rédigé par:grellety | le 18/12/2006 à 18:26
en tous cas, moi j'ai les moyens, et des bijoux, j'en ai plein depuis 2 générations, et je n'en porte jamais d'ailleurs, mais j'ai quand même fait le jeu Boucheron, histoire de voir si je tiens encore la rampe pt de vue culture sur les femmes célèb'
Résultats début janvier. Si je gagne, je t'envoie le bijou, Grell', tu pourras toujours l'offrir à l'une de tes filles.
Ou à une copine.
Ou le jeter dans une rivière et nous refaire d'ici quelques siècles le Saigneur des Anos !
Kiss
Rédigé par:Cath | le 23/12/2006 à 11:43
Et puis, moi, j'adore l'Inde, l'essayer c'est attraper le virus du monde : l'amour... comme le fleuve qui pousse pas très loin. Mais tout est relatif, is not it ?
Rédigé par:Cath | le 23/12/2006 à 11:44
Le bijou, c'est toi, tu dois faire une confusion, la lumière passe infiniment mieux à travers toi qu'à travers cette pierre taillée. Mais je comprends que tu ne peux t'offrir ... Si tu le gagnes, et que tu m'en fais cadeau, je le désosse, le démonte, sans doute, je le revends, pour offrir sa valeur à des gens bien, qui ont dramatiquement besoin de monnaie.
Quant à l'Inde, voilà une certitude : nous sommes très différents. Pour ma part, le plus vieux système social et politique, de discrimination, des castes, n'aura jamais rien de ma part, ni présence, ni monnaie, ... Je souhaite, vivement, que les intouchables cessent de subir et d'accepter la loi criminelle qui les fige dans cette condition, et tant pis pour les Brahmanes...
Rédigé par:grellety | le 23/12/2006 à 12:28
Tiens, c'est vrai ce que tu dis, y'a des castes en Inde.
J'avais pas remarqué, vu qu'en France je suis tellement habituée au système des castes que je ne les vois plus non plus ...
Rédigé par:Cath | le 23/12/2006 à 13:27
Si je te donne le bijou, tu fais strictement ce que tu veux avec, ce n'est plus de mon ressort....
signé : la femme translucide ;)
Rédigé par:Cath | le 23/12/2006 à 13:28
Puisque le bijou n'a, en soi, aucune valeur, il faut bien profiter du fait que quelques-uns croient qu'il a de la valeur, pour grâce au paiement, acquérir des choses qui ont réellement de la valeur pour ceux qui en ont besoin !
Quant aux castes, la comparaison Inde-France ne peut tenir; parce que les castes en Inde enferment, et surtout littéralement, les intouchables, avec un "système de croyances" qui justifie et réussit à convaincre les intouchables eux-mêmes du sens de leur situation et de leur sort; parce que les membres des castes ne sont pas censés pouvoir faire des "mariages mixtes". En France, la noblesse continue de pratiquer son système de discrimination; et la grande bourgeoisie l'imite, toutefois, "imparfaitement", car il y a des échecs, à leurs yeux - aux yeux de la République... Quant à la situation sociale et économique, des Français pauvres sont presque des dieux, comparés aux intouchables ! Bien entendu, l'acharnement des Brahmanes en Inde et de la noblesse en France à maintenir une classe de pauvres ou d'esclaves est un fait. Mais, en France ou ailleurs, un "pauvre" n'a pas son destin tracé, nécessairement. Il peut, et devenir "riche", mais en cela, il n'a fait que "changer son sort" personnel, en imitant ceux et celles qui dirigent le système, ou alors..., il peut le contester, et il ne faut pas méconnaître l'Histoire et les forces, révolutionnaires - malgré les échecs. Et c'est bien pour cela que la France continue d'être regardée d'une manière si spéciale par le reste du monde, que les Français républicains sont les enfants d'une Histoire exceptionnelle qui n'est pas finie puisqu'elle est seulement commencée... En Inde, ils ont tout à faire pour se trouver, retrouver, aux prémisses d'une telle Histoire...
Rédigé par:grellety | le 23/12/2006 à 14:06
Ahhh France is indeed such a special place :() kiss kiss
Rédigé par:Paris Hilton | le 24/12/2006 à 20:58
Miss Hilton, as I see, you are already a Jetset star and you want to become a blog star ! And as I dont doubt about your brain quality, I'm very interesting to see you at ... work ! Yes, you well read... : work !
Rédigé par:grellety | le 26/12/2006 à 17:09