Nazisme, collaboration, trahison nationale, "Le Festin du Reich", note 1
La rhétorique de la droite nationale adore répéter que "le monde change", "tout s'accélère". Dans l'historiographie de la Seconde Guerre Mondiale, de la Shoah, du génocide, des crimes de guerre, des crimes économiques, il semblerait que, enfin, 60 ans plus tard (alors que, lentement mais sûrement, les personnes qui ont connu, participé, pris des décisions, accompli des actions, au cours de cette guerre, disparaissent, alors que les témoins directs des crimes nazis, des camps d'extermination, meurent) les consciences se réveillent, parlent enfin, que le regard devient plus aigüe et précis, que des historiens et des citoyens ne se contentent plus des résumés historiques servis dans les manuels scolaires. Mais si là aussi, "tout", enfin, s'accélère, il est tard, très tard. Dans "Le Choix de la Défaite", Mme Annie Lacroix-Riz expose, avec des documents, croisés (différentes sources, contraires, anglaises,
américaines, françaises, allemandes), indiscutables, comment et à quel point la grande bourgeoisie française a préparé la défaite de 1940, d'une manière largement invisible, mais également d'une manière radicale, palpable, avec le complot de la Cagoule (qui dissimulait l'organisation et la puissance de la Synarchie). "Le Festin du Reich", de Fabrizio Calvi, et de Marc Mazurovsky, permet de dévoiler comment et à quel point "la France servit de plat de résistance au festin du Reich. Toutes les
administrations, tous les services allemands se livrèrent à un pillage
inégalé. Heureux comme des dieux païens, les Allemands puisèrent dans
les richesses du pays. Vivres, denrées, produits finis, œuvres d'art,
machines, minerais, or, argent, diamants, tout ce qui pouvait l'être
était entassé dans des trains et des camions à destination de
l'Allemagne. L'addition de tous ces pillages équivaut à plus de mille
milliards d'euros. Où est passé cet argent ? Pourquoi n'a-t-il pas été
restitué ? Au terme d'une longue enquête les auteurs démontent avec
minutie la formidable machine à piller des nazis. Une œuvre unique sur
un sujet que l'on croyait épuisé, bourrée de révélations arrachées à
des fonds d'archives peu ou pas exploités. Le Festin du Reich éclaire
le rôle de personnages hauts en couleur oubliés de l'histoire et de la
justice, dévoile des réseaux insoupçonnés et troubles. Pour la première
fois un lien direct apparaît entre la mise à sac de la France et
l'Holocauste. Des enquêtes des services secrets alliés, étouffées
depuis soixante ans, conduisent à s'interroger sur l'économie mondiale
d'aujourd'hui. Dans quelle mesure découle-t-elle de la " nouvelle "
donne économique nazie des années 1940 ? L'étude de ces dossiers révèle
certaines indulgences coupables mais surtout l'importance du rôle joué
en coulisse par une partie de l'administration américaine dans le
pillage de la France. En 1945 l'épuration économique de la société
française achoppe sur la question des élites, empêchant l'étude
détaillée des mécanismes de pillage de la France occupée."

http://umpsciencespo.hautetfort.com/archive/2007/01/28/chronique-de-campagne.html
"Le ridicule ne tue pas, c'est sur ! Sinon... L'extrême-gauche, antisémite par exemple ? ! Il faut en rire. A l'extrême-gauche, il y a toujours eu de nombreux Juifs, que leurs camarades ont toujours su et connu comme tels, et sauf chez quelques demeurés, il y en a dans toutes les familles, l'antisémitisme n'a jamais été un sentiment, une croyance, un principe des mouvements d'extrême-gauche. De toute façon, pour arguer d'une telle ânerie, il faudrait renvoyer à des faits, des ouvrages, des doctrines, et tu peux toujours chercher. Par contre, en France, c'est bien à droite et plus encore à l'extrême-droite que cet antisémitisme, que je préfère appeler antijudaïsme, a prospéré, et connu ses crises les plus graves (l'affaire Dreyfus bien sur, les accusations contre Léon Blum, etc). Est-ce que l'extrême-gauche est totalitaire ? Est-ce que les trotskystes n'ont pas assez payé de la personne de leur leader et eux-mêmes pour qu'une telle accusation ne soit pas aussi risible ? Ils ont dénoncé les dérives de l'Etat soviétique. Liberticide ? De quelles libertés pourraient-ils être les ennemis ? Oui, de quelques-unes : le vol "légal" des ressources nationales par quelques individus qui prétendent en être propriétaires, ils le dénoncent, et tu peux les accuser d'être liberticides. La droite, elle, adore les libertés dans ses discours et les restreint systématiquement depuis de nombreuses années : de fumer, de circuler, de grève qu'elle rêve de ruiner, ... En 2002, M. Rafarrin est devenu Premier Ministre. Et quel principe nous a t-il vendu, sinon, "Travail, famille, patrie". Il faut savoir assumer. Je sais que De Gaulle a été l'homme derrière lequel les hommes de droite, en 44-45, se sont rangés, pour faire oublier leurs turpitudes pendant la guerre. Bien sur, il y a eu des hommes de droite dans la résistance, mais QUI a collaboré activement ? Quels étaient les principes idéologiques de cette collaboration ? Communiste, d'extrême-gauche ? Alors que les Nazis traquaient les socialistes, les communistes et les autres, comme en Allemagne ! Oui, toute une part de la droite nationale actuelle provient en droite ligne de Vichy. Je comprends que ce soit fort gênant - c'est fort gênant, mais je te rassure, ils s'en accomodent fort bien, une fois que les journalistes et les caméras sont partis, ils peuvent y aller tranquillement entre eux. Le PCF a comploté ? ! Quelle blague ! L'accord germano-soviétique était stratégique, il s'agissait pour les Soviétiques de gagner du temps, pour se préparer à une guerre avec les criminels d'Hitler, inévitable. Car Hitler l'a toujours dit et répété : les ennemis de l'Allemagne, c'est la France, et les communistes, bien sur, après les Juifs. Le PCF n'a rien comploté du tout, et il n'avait pas le pouvoir, lui, contrairement aux élites politiques et économiques de droite. Ensuite, la chambre qui a donné les pleins pouvoirs à Pétain n'était pas la chambre du Front Populaire, il faut en finir avec ce mythe, fondateur de l'extrême-droite.
La loi constitutionnelle du 10 juillet 1940
http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_constitutionnelle_du_10_juillet_1940
a été votée par des membres des DEUX CHAMBRES, des députés et des sénateurs !
La majorité de ceux qui ont voté contre, les fameux 80, étaient de gauche :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_80_parlementaires_ayant_vot%C3%A9_contre_les_pleins_pouvoirs_%C3%A0_Philippe_P%C3%A9tain_le_10_juillet_1940
Et tous les sénateurs qui ont participé à ce vote étaient, ce qui a seulement un tout petit peu diminué aujourd'hui, de droite. Laval était un affairiste, une canaille, de niveau international.
Contestez-vous cet extrait de sa biographie :
"Membre de la SFIO, défendant parfois des syndicalistes devant les tribunaux, Pierre Laval s'affiche comme pacifiste avant la Première Guerre mondiale. Il est même inscrit au fameux « Carnet B », la liste de tous les militants de l'extrême-gauche pacifiste que le ministère de l'Intérieur prévoyait initialement d'arrêter en cas de conflit.
Après la Grande Guerre, Laval est élu député SFIO d'Aubervilliers, dont il devient maire en 1923. Réformé pendant la Première Guerre mondiale, il n'en développe pas moins un fort sentiment pacifiste, entretenu par ses contacts réguliers avec Aristide Briand, avec qui il travaillait à établir de bonnes relations avec l'Allemagne et l'Union Soviétique. Il s'éloigne progressivement de la gauche à mesure que s'accroît sa fortune.
Dans les années 1920 et les années 1930, Pierre Laval glisse peu à peu vers la droite parlementaire. Il quitte la SFIO dès 1920 et se présente sous l'étiquette « socialiste indépendant » aux élections législatives de 1924. En 1927, il devient sénateur, comme candidat sans étiquette, mais avec le soutien du centre droit et de la droite. Il est plusieurs fois ministre et président du Conseil (voir ci-dessous). Cette même année, Laval est élu « Homme de l'année » par le Time magazine aux États-Unis. Il mènera au cours de ces différents mandats une politique déflationniste anachronique, qui ne fera qu'aggraver la crise économique et sociale des années 1930, et précipiter la victoire électorale du Front populaire. Autre aspect de sa politique, la limitation du budget de l'armée au moment où Hitler fournit ses armes."
Quant à Doriot, il a été communiste, c'est exact, et puis un jour il ne l'a plus été, du tout ! Effectivement, il y a toujours eu à l'extrême-gauche des cas qui, selon les circonstances, ont viré totalement de bord ! Et puis il y a celles et ceux qui ne renient pas leur sens de la fraternité.
Doriot :"Il fonda le Parti populaire français (PPF) et le journal La Liberté en 1936, prenant position contre le Front populaire. Partisan de la collaboration, il contribua à la création de la Légion des Volontaires Français contre le bolchevisme (LVF) et combattit aux côtés des Allemands sur le front russe."
Si des gens de ta famille se sont autant battus contre le nazisme et que, 60 ans plus tard, tu es l'un de ces petits jeunes de l'UMP qui ne se rend pas bien compte que ses théories historiques sont, fausses, partielles, que ses croyances politiques sont problématiques, tant pis pour eux et pour toi. Je respecte leur mémoire, comme je respecte celle de tous ceux et celles qui se sont battus contre le nazisme et leurs serviteurs français. Mais je n'oublie pas que la majorité de celles et ceux qui se sont ainsi battus, comme Guy Mocquet que M. Sarkozy a osé citer dans son discours d'investiture, étaient de gauche, socialistes, communistes, d'extrême-gauche. Je ne crois pas que le PS puisse avoir honte d'avoir des relations avec les partis de gauche et d'extrême-gauche, leur histoire est honorable, ils n'ont pas la responsabilité des 50 000 000 millions de morts, confondus, de la Seconde Guerre Mondiale. Car QUI a voulu, préparé, cette guerre ? Pour quelle domination mondiale, raciste, criminelle, des Français se sont associés aux nazis ?
C'est bien que tu sois tellement conscient de ne pas faire partie de "l'élite" que tu écrives "Je ne prétends pas être une élite". Je constate que ton ego est donc modeste !
Tu passes sur "Le pen internationaliste et ultra-libéral". C'est vrai, pour dire cela, il faut se renseigner, étudier son mouvement, son réseau de relations, et ne pas se contenter de la vitrine d'images que l'on propose à son sujet. En 1940, des millions de Français ont eu confiance dans Pétain, parce que l'on avait martelé pendant des années qu'il était un héros de la première guerre mondiale. En fait...
Pourquoi donner des marges de manoeuvre à l'Etat s'il ne s'en sert pas pour l'activité économique nationale ? Je veux, autant et si ce n'est plus que toi que la dette nationale, regresse. Je conteste radicalement les moyens et les méthodes choisis depuis 2002 et proposés pour aller jusqu'à 2012. "
Rédigé par: grellety | 31/01/2007 at 14:58