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25 ans, "Thriller", entre fiction dans la réalité, Michael Jackson et Barack Obama...

Il y a 25 ans, paraissait l'album qui allait devenir le plus vendu de l'histoire de l'industrie musicale. Contemporains de l'oeuvre, il n'est pas aisé d'en comprendre, mesurer, les significations et les implications, tant le "bon sens", éternel idiot de la famille, veut faire d'un album musical un... album musical. Si le plus jeune des Jackson Five, enfin parvenu à l'âge adulte et libéré de la brutale tutelle paternelle, a cru nécessaire de faire préciser, au début de ce clip, après que des chrétiens américains se soient une fois de plus scandalisé du loup qu'ils ont introduit dans la Bergerie (l'ombre de "Satan"), que cette vidéo ne constituait pas une exhibition de ses croyances personnelles dans les forces occultes, il n'en est pas moins certain que le clip, la vidéo et plus largement l'album sont construits et obsédés par la réalité de forces, par une réalité en tant que champ de forces contradictoires, et, dans cet espace-là, la voix et la volonté de Michael appelle son auditeur à "Beat it". Bats-toi, au moment du triomphe de l'ultra-libéralisme reaganien, c'était son message subliminable, mais aussi une nécessité, pour exister dans et contre le monde qu'il façonnait, "Beat it", c'était aussi un message pour celles et ceux que le tout nouveau virus du SIDA, contemporain donc de cet ultra-libéralisme déchaîné, avait atteint, allait atteindre. Des zombies, il y en avait eu, il y allait en avoir, du fait même de la violence d'une civilisation qui ne cherche pas à faire durer ses sujets, mais à les utiliser, les presser, puis les jeter. Au pays des armes, Al-Qaeda "inventera", pour le sol américain, en 2001, une nouvelle arme, "la bombe humaine", pourtant déjà annoncé après Pearl Harbor par les Japonais. Et enfin, Hollywood, source du même clip, va industrialiser le principe thriller, dans ses séries, Experts, portés disparus, Bones et autres Esprits Criminels. (etc... ils en jettent en corps). Quant à Michael Jackson, il a semblé lui même subir une telle transformation macabre, dans sa pathologique volonté de se rapprocher de ses frères blancs, au point de devenir aussi effrayant que l'un des personnages du célèbre clip. Et alors que l'industrie fête les ventes recommencées de l'album le plus vendu..., c'est un métis, Barack Obama, qui s'avance sur la scène de l'Amérique et du Monde, qui pourrait en devenir le prochain et le tout nouveau Président, et mettre en mouvement un "Nouveau" Monde, à condition de.. (même s'il est permis d'en douter, puisqu'il admire notre chef d'Etat !).

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Voici les sites qui parlent de 25 ans, "Thriller", entre fiction dans la réalité, Michael Jackson et Barack Obama... :

Commentaires

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Bonsoir, pardonnez-moi à l'avance de ne pas être en mesure de commenter votre billet de façon plus pertinente, il dépasse mes maigres connaissances en matière de politique et d'histoire américaines.

Cependant, je souhaiterais juste préciser que le titre de la chanson "Beat It" signifie "casse-toi" et non "bats-toi". Bien entendu, l'on peut retrouver le sens de se battre, de surmonter quelque chose si ces deux mots sont utilisés dans une phrase, dans un contexte précis. Mais l'expression courante "beat it" à elle seule exprime surtout l'idée de battre en retraite. Et c'est aussi le message de Jackson dans la chanson. Je doute donc que le public ait pu l'interpréter autrement, même à l'époque.

Justement, si le titre ou la chanson devait véhiculer un message subliminal, ce serait plutôt celui de ne surtout jamais tenir tête aux gouvernants, "qu'on ait tord ou raison", au risque de s'y briser les dents.

De la même façon que

"shake your booty" ne signifie pas "secoue tes bottes", mais "remue ton cul"

Pauvre Grell qui pond des billets de dingos et se ramasse des cours d'anglais et de soumission (note, que tu l'as cherché, fistounet !)

Stricto sensu, vous avez raison, mais ce sens, cette suggestion du combat sont induits par le texte de la chanson et par le clip; ce sont donc les deux mouvements inverses qui sont évoqués parce que liés, partir, et partir, parce que tu veux te battre.

Cath, j'ai répondu au sieur - merci pour les billets de dingo !

Pearl Harbor n'annonce pas la bombe humaine. Faut arrêter de dire n'importe quoi pour faire le beau.

Cela s'appelle un "kamikaze", mot japonais pour désigner un guerrier qui accepte le sacrifice de sa vie. Faut arrêter de faire n'importe quoi comme commentaire pour faire... !

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