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11/04/2017

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Il n’est nul part question de changement de position dans les textes du Congrès.
Maintenant, au cours du Congrès il y a peut-être eu des amendements.
Mais il faut quand même faire attention à Grigoriou, à sa vison pessimiste et nostalgique. Dans ses commentaires réguliers sur la situation en Grèce, il ignore totalement le rôle du KKE et du Pame. Je n’ai pas lu toutes ses intéressantes descriptions de la vie concrète des Grecs mais dans les moments les plus chauds il mettait plus l’accent sur le découragement du peuple que sur ses luttes.

D’autre part il est correct de dire que pour le KKE la lutte pour la sortie de l’UE et de l’Euro est articulée sur la lutte principale pour le pouvoir, pour le socialisme. Donc pas de lutte pour la sortie de l’UE et l’Euro en soi, comme étape nécessaire à la lutte pour le pouvoir (comme le fait le PRCF par exemple). Mais ça ce n’est pas nouveau.
Ce qui sera réellement intéressant à voir c’est comment le KKE va concrètement adopter un discours moins stéréotypé, plus apte -tout en restant ferme sur les principes- à toucher les travailleurs et à favoriser la lutte pour le regroupement du mouvement ouvrier.

EXTRAIT DU «TEXTE» DU CC. DU KKE

"Il est important de noter que certains centres impérialistes (UE, Japon) n’ont pas à proprement parler dépassé le niveau d’avant la crise de 2008."

"L’influence du développement inégal entre les différents pays- membres des alliances capitalistes interétatiques, comme l’UE. Ce fait, en combinaison avec l’augmentation de la divergence d’intérêts entre les classes bourgeoises de ces pays, augmente l’incertitude quant à la cohésion de ces alliances."

"Pendant la période actuelle, le courant bourgeois du nationalisme et du protectionnisme en économie se trouve renforcé, aussi bien aux USA et en G. Bretagne que dans de puissants états de l’Euro zone comme la France et l’Italie. Dans l’UE ce courant est exprimé par divers partis de l’euroscepticisme bourgeois. Le courant du protectionnisme est développé en tant que choix de secteurs de la classe bourgeoise aux USA et dans des états de l’UE afin de se défendre face à l’aggravation des conditions de compétitivité avant tout de leur capital industriel, notamment dans des circonstances de ralentissement de l’économie capitaliste internationale."

"Le KKE lutte globalement et fermement aussi bien contre le nationalisme bourgeois que contre le cosmopolitisme du capital, qui constituent les deux aspects de l’idéologie de la classe dominante. Il se prononce pour l’unité internationale de la classe ouvrière et de son mouvement.
Chaque parti communiste et ouvrier, le mouvement communiste international, la classe ouvrière et son mouvement dans tous les pays doivent se préparer à l’éventualité d’une guerre impérialiste plus généralisée. Ils doivent s’opposer aux diverses clameurs nationalistes de trafic de guerre et à la mise en place d’un climat d’hostilité entre les peuples. Ils doivent tracer une ligne de combat qui ne détache pas la défense des frontières et des droits de souveraineté -du point de vue de la classe ouvrière et des couches populaires- de la lutte pour le renversement du pouvoir du capital dans chaque pays. Le mouvement communiste et ouvrier, représentant les intérêts de la classe ouvrière, des peuples, n’a rien à voir avec la défense des desseins de tel ou tel pôle impérialiste, du rapport des investissements de tel ou tel groupe monopoliste."

Une série d'évolutions politiques, entre autres le résultat du referendum récent sur la révision constitutionnelle en Italie et les élections prochaines en France et en Allemagne influenceront les relations et pourraient même aggraver les antagonismes au sein de l’UE."

"Nous devons aussi renouveler constamment le cadre de la coordination panhellénique, en développant la lutte dans le mouvement et en excluant des forces comme l’ « Aube Dorée », ainsi que d'autres forces qui sont en faveur de l’UE et de la PAC."

"La lutte contre les unions impérialistes, d’abord l’UE et l’OTAN, ainsi que les alliances, comme les BRICS et d’autres qui se forment, contre l’approche sans classes des unions impérialistes transnationales, ainsi que le soutien politique des choix bourgeois de détachement par quelque union impérialiste.»

La lutte pour le désengagement de l’UE est liée à la lutte contre le pouvoir des monopoles et à la lutte de la classe ouvrière et ses alliés pour le pouvoir ouvrier-populaire. Les positions de certaines forces, bourgeoises et autres, pour une sortie de l’euro et de l’UE sans mettre en cause le pouvoir des monopoles, leur propriété, l’attachement de la Grèce à d’autres centres et états impérialistes, brouille la lutte populaire pour le désengagement de l’UE avec le peuple souverain dans le cadre de son propre pouvoir. Dans cette période, où dans la zone euro et l’UE les contradictions internes des monopoles s’aiguisent, toute tendance centrifuge doit être utilisée pour que les peuples se libèrent de cette alliance prédatrice et du pouvoir des monopoles. Dans cette période où le « prestige » de l’UE s’estompe, alors que la crise continue dans d’autres pays, comme l’Italie et l’Espagne, les alliances avec les pays du Sud ou avec l’axe euro-atlantique, c’est-à-direla Grande Bretagneet les Etats-Unis, ne sont pas une solution pour le peuple. La lutte pour le désengagement de l’UE avec les peuples souverains dans le cadre de leur propre pouvoir doit se renforcer immédiatement dans chaque pays et dans les 27 pays-membres de l’UE.

Nic Enet

Il n’est nul part question de changement de position concernant l'UE dans les textes du Congrès.
Maintenant, au cours du Congrès, il y a peut-être eu des amendements.
Mais il faut quand même lire Grigoriou, sa vison pessimiste et nostalgique, avec un certain recul. Dans ses commentaires réguliers sur la situation en Grèce, il ignore totalement le rôle du KKE et du Pame. Je n’ai pas lu toutes ses intéressantes et vivantes descriptions de la situation concrète des Grecs, mais, dans les moments les plus chauds, il mettait plus l’accent sur le découragement du peuple que sur ses luttes.

D’autre part il est correct de dire que pour le KKE la lutte pour la sortie de l’UE et de l’Euro est articulée sur la lutte principale pour le pouvoir, pour le socialisme. Donc pas de lutte pour la sortie de l’UE et l’Euro, en elle-même, comme étape nécessaire à la lutte pour le pouvoir (comme le fait le PRCF par exemple). Mais ça ce n’est pas nouveau.
Ce qui sera réellement intéressant à voir c’est comment le KKE va concrètement adopter un discours moins stéréotypé, plus apte -tout en restant ferme sur les principes- à toucher les travailleurs et autres classes et couches alliées, et à favoriser la lutte pour le regroupement du mouvement ouvrier-populaire.

EXTRAIT DU «TEXTE» DU CC. DU KKE

"Il est important de noter que certains centres impérialistes (UE, Japon) n’ont pas à proprement parler dépassé le niveau d’avant la crise de 2008."

"L’influence du développement inégal entre les différents pays- membres des alliances capitalistes interétatiques, comme l’UE. Ce fait, en combinaison avec l’augmentation de la divergence d’intérêts entre les classes bourgeoises de ces pays, augmente l’incertitude quant à la cohésion de ces alliances."

"Pendant la période actuelle, le courant bourgeois du nationalisme et du protectionnisme en économie se trouve renforcé, aussi bien aux USA et en G. Bretagne que dans de puissants états de l’Euro zone comme la France et l’Italie. Dans l’UE ce courant est exprimé par divers partis de l’euroscepticisme bourgeois. Le courant du protectionnisme est développé en tant que choix de secteurs de la classe bourgeoise aux USA et dans des états de l’UE afin de se défendre face à l’aggravation des conditions de compétitivité avant tout de leur capital industriel, notamment dans des circonstances de ralentissement de l’économie capitaliste internationale."

"Le KKE lutte globalement et fermement aussi bien contre le nationalisme bourgeois que contre le cosmopolitisme du capital, qui constituent les deux aspects de l’idéologie de la classe dominante. Il se prononce pour l’unité internationale de la classe ouvrière et de son mouvement.
Chaque parti communiste et ouvrier, le mouvement communiste international, la classe ouvrière et son mouvement dans tous les pays doivent se préparer à l’éventualité d’une guerre impérialiste plus généralisée. Ils doivent s’opposer aux diverses clameurs nationalistes de trafic de guerre et à la mise en place d’un climat d’hostilité entre les peuples. Ils doivent tracer une ligne de combat qui ne détache pas la défense des frontières et des droits de souveraineté -du point de vue de la classe ouvrière et des couches populaires- de la lutte pour le renversement du pouvoir du capital dans chaque pays. Le mouvement communiste et ouvrier, représentant les intérêts de la classe ouvrière, des peuples, n’a rien à voir avec la défense des desseins de tel ou tel pôle impérialiste, du rapport des investissements de tel ou tel groupe monopoliste."

Une série d'évolutions politiques, entre autres le résultat du referendum récent sur la révision constitutionnelle en Italie et les élections prochaines en France et en Allemagne influenceront les relations et pourraient même aggraver les antagonismes au sein de l’UE."

"Nous devons aussi renouveler constamment le cadre de la coordination panhellénique, en développant la lutte dans le mouvement et en excluant des forces comme l’ « Aube Dorée », ainsi que d'autres forces qui sont en faveur de l’UE et de la PAC."

"La lutte contre les unions impérialistes, d’abord l’UE et l’OTAN, ainsi que les alliances, comme les BRICS et d’autres qui se forment, contre l’approche sans classes des unions impérialistes transnationales, ainsi que le soutien politique des choix bourgeois de détachement par quelque union impérialiste.»

Nic Enet

La position du KKE sur le désengagement de la Grèce de l’UE (XX!ème Congrès 2017)
Le peuple grec peut et doit choisir lui-même - par sa volonté et son action - de quitter l'UE, de mettre cet objectif au centre de ses slogans, en organisant sa lutte de telle manière qu’en même temps il revendique les « clés » de l'économie, la richesse qu’il produit par le passage du pouvoir dans ses propres mains. Ceci est une véritable alternative en faveur du peuple et vaut tous les sacrifices.
La Grèce capitaliste avec une « monnaie nationale » ne constitue pas une rupture en faveur du peuple. L'adoption d'une monnaie plus sous-évaluée, qui peut donner une impulsion éventuelle à la compétitivité et à la croissance en raison d’une main-d'œuvre moins chère entraînée par la dévaluation, ne peut pas être un élément d’amélioration de la vie de la classe ouvrière et des couches populaires. Toute éventuelle reprise de la production capitaliste, quand elle se présente, ne sera pas accompagnée d'une reprise substantielle des salaires, des pensions, des droits, elle ne bénéficiera pas au peuple.
Les forces politiques qui soutiennent qu’un tel objectif constitue une « solution » ou un but intermédiaire pour des changements radicaux, au moins objectivement, servent des besoins particuliers des sections du capital et en général des variations de la politique bourgeoise résultant de l'intensification des contradictions. Par ailleurs, des politiques attaquant les conquêtes ouvrières-populaires sont appliquées tant dans les pays de la zone euro que dans les pays capitalistes avec des monnaies nationales.
Si l’UE et la bourgeoisie choisissent le retrait de la Grèce de la zone euro et le changement de monnaie, le KKE luttera, comme aujourd’hui, avec une ligne spécifique, qu’il promouvra dans le mouvement, parmi le peuple grec. Il interviendra de manière militante pour organiser encore plus décisivement la lutte pour la survie du peuple, pour la solidarité, pour qu’aucune famille populaire, aucun travailleur, aucun chômeur ne reste seul face aux impacts les plus aigues du changement de monnaie (marché noir, forte hausse de l'inflation), aux griffes des banques et des spéculateurs. Le mouvement ouvrier-populaire doit relier cette lutte à la lutte pour une véritable rupture avec le système capitaliste.
Le mouvement ouvrier-populaire en Grèce et en Europe, par des attentats coordonnées et une contre-attaque globale, doit utiliser toutes les contradictions de la zone euro et de l'UE qui créent des brèches, afin de renforcer la lutte pour le renversement du pouvoir du capital, pour la conquête du pouvoir ouvrier dans chaque pays, qui promouvra et organisera la propriété sociale, la planification scientifique centrale de l'économie et des services, le développement productive en faveur du peuple.
Nic Enet

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