Il aurait menti, et plus d'une fois.
Face à une tragédie qui se préparait, il n'aurait rien vu, rien su : 11/09
Face à une tragédie qui venait d'avoir lieu, il enfilait les constats et les costards, mais aurait "laissé faire" : Katrina.
etc...
Il est, de son vivant, considéré par une majorité de citoyens américains comme le pire Président de leur Histoire.
Un ex du sérail balance, ce que tout le monde sait depuis que les évènements ont eu lieu. Mais c'est un ex qui balance, alors les Américains répètent : vraiment ? c'est possible ? Ils voudraient tant l'aimer encore, le blanc bec du Texas, mais ils ne peuvent pas s'y résoudre.
Pour tant de mensonges, pas d'impeachment ? Les élections de novembre doivent servir d'autre méthode d'expulsion - enfin, l'élu ou l'élue devra attendre janvier, et janvier, c'est loin...
C'était une insurrection : écho de 1848 et les milliers de morts, de la Commune, et les milliers de morts. Car les "sages gouvernants" n'hésitent pas à faire tirer, à faire tuer (ils ont les mains blanches, mais pas leurs sbires). 20 ans après la Seconde Guerre Mondiale, la France était un mensonge vivant : une "démocratie" mais une dictature où les "gaullistes"-pétainistes contrôlaient tout. Depuis 68, et ce nouveau vent du boulet populaire, ils ont inventé les feux de l'apparence : des médias multiples quand l'ORTF résumait tout, mais toujours la même volonté de fer de tout contrôler. La grande bourgeoise ne plaisante pas avec les pouvoirs, vieille sagesse et expérience que la sienne... Mai 68, ce fut donc, par comparaison, moins de morts qu'en 1848 et pour la Commune, et, alors que la parole individuelle et collective était soumise à "la voix de la France", ce fut, dans le feu collectif, l'embrasement des mots, des formules-de-la-liberté. Depuis, "on" s'extasie sur cette liberté, alors qu'il faudrait établir plus exactement les étapes et les progrès de la parole populaire libre, depuis la Révolution de 1848, la Commune. Et, ni avant-garde, ni symptôme d'une force populaire, mais éléments de ce qui s'établissait dans la volonté populaire, les poètes, un siècle avant, fondaient cette liberté, par toute la destruction de l'ordre politique et donc mental, grammatical. Le temps qui s'annonçait était celui des associations libres, poétiques et juridiques.
D'expression, la liberté est conquise. Mais "le" pouvoir représentatif est pire aujourd'hui qu'en 1968...
Après la trilogie "Sphères" (dont seuls le premier et le troisième
volume ont été traduits en français), l'auteur allemand a fait paraître
depuis quelques mois un nouvel ouvrage original, dans lequel il
approfondit des thèses envisagées et approchées dans ses précédents
livres, "Colère et temps". Page 104, il écrit "Avant que nous ne nous
approchions de ces zones incertaines, nous devons tenter d'assouplir la
censure de l'esprit du temps sur la base de laquelle les theologica de
toute nature ont été exclues du domaine des choses dont on peut
sérieusement discuter entre personnes éclairées. On le sait, "le
discours sur Dieu" a été banni depuis plus de 150 ans des conversations
de table de la bonne société européenne - en dépit de toutes les
rumeurs qui annoncent périodiquement un retour de la religion. (...)"
Mon essai, "Dieu sans religions", est la preuve que "Dieu" peut redevenir un sujet des conversations, à la condition de faire quelques efforts pour le libérer du poids historique qu'il, "en son nom", a dû porter sur ses épaules pendant les siècles des siècles.
SO : Est-ce que la France d'aujourd'hui est plus juste que celle de 1968 ?
PS : L'exhibition
de la richesse n'a jamais été aussi arrogante, y compris dans les plus
hautes sphères de l'État. La misère est installée, et je ne parle pas
des banlieues. Je ne crois pas que l'on puisse parler aujourd'hui de
justice.
Catharsis, il faut aussi en rire. Puisqu'Il a pris le dessous sur 62 millions de citoyens, avec le consentement actif de 53% de votants, des citoyens font ce qu'il faut, comme ils peuvent, pour, inconstitutionnellement, mais plus fondamentalement, limiter ses pouvoirs, son influence, les conséquences de ces décisions, les contester, les empêcher. Patrick Rambaud a choisi, lui, de prendre le dessus sur le chef. Et il a décidé de le faire cavalièrement, par une langue classique qui ne l'est pas et plus, par une langue savante, zone interdite à un chef inculte. Il s'agit, aussi, de soigner une dépression, soi-même, comme tant d'autres. L'intelligibité, le fait de rendre sensé et compréhensible, une situation absurde et pénible, fait partie de la panoplie. Ainsi, puisque le chef dérive de la "présidence" vers la "royauté", puisque les attitudes et les références ne sont pas démocratiques et républicaines, mais antérieures à 1789, par la famille, par les fréquentations du chef, etc, la révélation de la contre-révolution noble et bourgeoise depuis la fondation républicaine est plus évidente, mais l'usage des mots de la noblesse en faveur de celui et de ceux qui y prétendent les enchantent, constituent une erreur, dramatique. Il n'y a et il n'y aura pas de "règne". Et même si nos libertés sont menacées comme jamais, même si, comme le dit Patrick Rambaud, "la peur" congèle tout, il y aura des conquérants, comme le fut Michel Polac et ses amis, dans "Droit de Réponse". Aujourd'hui, cette parole libre a disparu de "la télévision", elle s'est disséminée via Internet, et elle attend des incarnations synthétiques et emblématiques. Ici, il est impossible d'affubler un si petit homme des habits du Buonaparte
"Toutes les lettres que vous allez lire sont authentiques. Julien Prévieux est artiste. Il y a huit ans, après avoir vainement cherché un emploi, il s'est mis à les refuser tous. Il a décidé de prendre les devants : refuser l'emploi qui nous est de toute façon refusé. Depuis, il a rédigé et envoyé plus de 1 000 lettres de non-motivation en France et à l'étranger. Il a reçu environ 5 % de réponses, en majorité automatiques. Vous trouverez ici une sélection des meilleures lettres, regroupées en deux parties : celles avec les réponses des entreprises et celles restées sans réponse. La lettre de motivation est un jeu social dont personne n'est dupe, un exercice obligatoire dans le rituel du recrutement. Julien Prévieux joue à ce petit jeu comme quelqu'un qui écrirait de vraies lettres, en réponse à des offres d'emploi qui lui auraient été personnellement adressées, et qui petit à petit, deviendrait fou, finissant lui aussi par envoyer des lettres automatiques, une machine écrivant à des machines. Son propos n'est pas celui du pastiche ou de la caricature (imiter, grossir le trait). C'est tout l'inverse : chacun des personnages qu'il incarne tour à tour fait apparaître, précisément son franc-parler, ce jeu social comme ce qu'il est un jeu factice, mensonger et, en définitive, d'une incroyable violence. On comprend que la plupart du temps cette lettre dans laquelle le candidat est censé se livrer, exprimer sa personnalité et ses désirs, n'aura même pas été lue avant d'atteindre la corbeille. En ce sens, la lettre de motivation apparaît comme la mise en scène de l'infériorité du demandeur et de la toute puissance de l'entreprise.C'est cet exercice imposé de la fausseté, du mensonge en soi et de l'humiliation, que les lettres ici rassemblées, dans leurs formes variées, proliférantes, souvent dingues et toujours opiniâtres, font dysfonctionner. À l'heure du « travailler plus » pour vivre moins, ces lettres de non-motivation nous réapprennent quelque chose de fondamental. Retrouver cette capacité, jouissive, libératrice, de répondre : non."
Les commentaires récents