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Le football, espace royal de la bêtise humaine, trop humaine...

Il y a quelques mois, les footballs européens et français défrayaient la chronique par des affaires de propos racistes et insultants, de comportements agressifs, le football amateur étant également touché. Ce week-end, des "supporters" du PSG (un club absolument artificiel, "hors-sol", n'ayant aucune base populaire historique) ont profité de la finale de la coupe de Ligue pour exposer une banderole sur laquelle ils ont publiquement, nationalement et internationalement, fait connaître la profondeur de leur intelligence, la puissance du génie qui les anime. Nul besoin ici de reproduire la phrase du ridicule. Ceux qui, sur cette banderole, étaient visés, mais ne sont pas concernés, le message évalue et juge les émetteurs ! Il s'agit donc de la traduire, en la retournant à l'envoyeur : Supporters du PSG, réservés aux QI inférieur à 100 (c'est déjà trop), cerveaux entièrement disponibles et seulement disponibles pour "le foot", mâles incapables de vivre avec leurs compagnes (s'ils peuvent en avoir), 100% frustrés d'être des supporters ratés et non des stars de foot, etc... Les condamnations sont déjà sévères, certaines promettent d'être judiciaires, alors qu'il faudrait plaindre ces supporters à être des hommes ainsi condamnés à être ce qu'ils sont. Reste qu'une grande opération "Qui a un QI ?" au stade est toujours plus urgente...

D'Ayaan Hirsi Ali aux caricaturistes, la nécessité d'une stratégie et d'une offensive contre les islamistes, pseudo-musulmans

Où qu'ils soient, ils n'ont qu'une pensée, ces idolâtres : la mort des autres. Où qu'ils soient, ils prétendent : nous sommes musulmans, et les meilleurs des musulmans, puisque nous donnons des preuves à Allah. Lesquelles ? : la mort des autres, mécréants, apostats, etc... Ils ont la vérité, et le reste du monde vit dans les ténèbres. Ayaan Hirsi Ali, femme, leur tient tête, et dénonce leur esclavagisme à l'égard des femmes. Ils veulent la tuer. Kurt Westergaard a réalisé un dessin, Mahomet avec un cerveau-bombe. Ils l'ont dénoncé, ils veulent le tuer. C'est qu'ils sont très sensibles, ces assassins. Ils tuent, mais ils n'aiment pas être accusés de tuer. Alors, ils tuent à nouveau. En fait, ils n'aiment pas que l'on dise quoi que ce soit sur eux, et même quoique ce soit en général. Sois musulman et tais toi. Mais, au nom même du Prophète et de l'Inconnu qu'ils appellent Allah, il n'est pas possible de se taire : car ils ne sont pas musulmans. La manière dont ils traitent les femmes provoque un retour des nations arabes et musulmanes à ce qu'était l'Arabie AVANT la prophétie. La manière dont ils se servent du nom et de l'image du Prophète est idolâtre et revient à le salir par leurs crimes.

Une image d'humour leur arrache des larmes. Une personne en train de mourir de leurs propres mains les fait sourire. Ce ne sont pas des musulmans, mais des criminels de droit commun qui se servent de l'habit-qui-fait-le-Tartuffe.

Les dangers qu'ils font courir aux femmes, aux hommes et aux femmes laïcs, dans les pays où ils pavoisent, et ailleurs, sont multiples. Une réponse efficace doit être également multiple.

Ci-dessous, "Soumission", de Théo Van Gogh

Rindy Sam, oeuvre d'art

Fin juillet 2007, la Collection Lambert organise une exposition, "Blooming", consacrée à l'artiste Cy Twonbly. Sur l'un des murs de ce lieu d'exposition, un tableau immaculé, d'une blancheur virginale : une surface uniquement blanche. Rindy Sam, artiste, passe devant ce tableau, et, emportée par un désir affectueux, embrasse la toile, en laissant la trace de ses lèvres, dûment rouges ! Rindy Sam est arrêtée, mise en garde à vue, inculpée pour "dégradation d'oeuvre d'art". Les accusations et les moyens, comiques, sont convoquées : e directeur de la Collection Lambert et commissaire de l'exposition d'Avignon, Eric Mézil, dénonce le "viol" de l'oeuvre d'art. "Elle parle d'amour, mais c'est un viol, il faut qu'elle comprenne ce qu'est la propriété intellectuelle d'un artiste". Quant à la toile prétendument endommagée, elle va être restaurée après les expertises, puisque plusieurs laboratoires de cosmétiques ont à la collection Lambert les composants chimiques de leurs rouges à lèvres afin de nettoyer le tableau; et un laboratoire de la Nasa s'est aussi proposé pour le restaurer !             

Par son geste, Rindy Sam a offert une véritable valeur artistique à ce tableau qui n'en a aucune. Et l'oeuvre d'art, c'est elle... Mais, étant donné ce qu'est le droit, les intérêts de la grande bourgeoisie dans "le marché de l'art", il est malheureusement probable qu'elle sera condamnée pour que cette affaire lui coûte.

Les Doigts Bleus vous invitent à l'action dans l'âme

Dictionnaire du Nouveau
envoyé par rue89

"Les Doigts Bleus ont donc décidé de créer un dictionnaire de nouveaux mots, non pas pour attaquer      les vieux mots (qu'ils soient assurés que nous les aimons aussi) mais parce que nous pensons qu'être      à l'aise dans sa langue c'est le premier pas pour pouvoir être à l'aise avec les autres et que pour se sentir bien dans sa langue il ne faut pas se contenter de l'apprendre par coeur, il faut se l'approprier.

L'heure est venue de poétiser les dictionnaires !
Participez au projet en proposant vos mots nouveaux : http://www.lesdoigtsbleus.com"



Pour rendre hommage à l'action des Doigts Bleus, et en tant que participation à la libération de l'esprit avec et sur les langues, la "police de la pensée", voici une note ci-dessous déjà publiée, à propos d'un sinistre ministre, un siministre, le sieur Gilles Robien...

"Il été une foi, un Breuton siministre, du non de Gil Robien, qui avé pèredu son roiihomme, dent leuquelle il été otrefoi un mètre, un cheuvalié. Sen cheval a monté, le Robien été un om pèredu, et il tournez dan tou les sances, allah reuchairche d'un nouvo cheval deu bataïe. Le povr er feuzé paine a voar. Un bo jour, alor qu'il eré sur un cheumain ceul, lame en paine, il vi veunir ver lui Mère Gran. "Cé un cheval kil me fo, pas une vieïyeu". Mère Gran, ki avé antendu le Robien, di "Mé si je ne suis pa un cheval, je peu encor te kourir apré pour te rocé, malotru !". Quen le Robien u antendu la Mère Gran, le Robien di : "Mé s moi qui sui bète, je ne trouv plu de cheval, pareceque minteunen ce son les om qui son les chevo, é je vé comancé par toi, Mère Gran, je vé te monté, tu va deuveunir mon nouvo cheval de bataïe... "

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Pour celles et ceux qui ont toujours besoin d'explication et de justification, je veux citer ici Evelyne Charmeux qui explique que "la grammaire, c’est écrit dans toutes les préfaces des manuels, a pour objectif d’enseigner comment il faut parler ou écrire, en respectant les règles du français correct(1). C’est pourquoi elle se propose d’enseigner ces règles aux enfants, pour qu’ils les mémorisent afin de pouvoir les appliquer quand ils utiliseront le français. Ces règles, d’où viennent-elles ? En général, on se garde bien de le dire aux élèves - les enseignants n’en savent, sur ce point, pas beaucoup plus, et monsieur le Ministre ne se pose même pas la question ! Une telle approche pourrait se justifier si la langue était le résultat de règles préétablies ; si, à l’instar de ce que disent les religions à propos des commandements moraux, un être supérieur avait dicté les règles du français à un Élu, afin qu’elles fussent ensuite diffusées et suivies ; il serait alors légitime de les enseigner.  Mais - et il n’est point nécessaire d’être un grand linguiste pour le savoir - les choses ne se sont pas passé du tout comme cela : la langue, que ce soit le français ou n’importe quelle autre langue parlée dans le monde, s’est construite petit à petit, au gré des événements historiques, économiques et politiques vécus par ceux qui l’utilisent, et les règles qui la dirigent sont des règles de fonctionnement, et non des règles de prescription. Elles sont internes au système qui la constitue et, même si elles sont soumises à des normes sociales (dont l’étude doit faire partie de l’enseignement de la grammaire), elles n’ont rien à voir avec des ordres venus d’en haut ou d’ailleurs." (site de Daniel Calin). Mais il faut ajouter plus : la focalisation ministérielle, académicienne, sur la "grammaire" relève d'une stratégie de l'écran de fumée et de la tromperie généralisée, de la Maya. Car les règles de grammaire, de la langue, phonétiques, phonologiques, morphologiques, syntaxiques, sémantiques, sont, conventionnelles ET dictatoriales, arbitraires ET souvent incohérentes, à l'instar des lois votées par la majorité actuelle... Dans la mesure où la conscience pense dans, par et avec "la langue", et que la langue ne constitue pas un ensemble de signes qui reflètent la réalité des choses, mais seulement une cartographie mouvante et idéelle du réel, la focalisation sur la compréhension et l'exposition de ces "règles logiques" qui ne le sont pas, relève d'un dressage usant, pénible, d'une perte de temps irrémédiable dans la formation des consciences. Ce n'est donc pas un hasard si le Siministre Robien en vient, à six mois de la fin de son autorité sur l'Education Nationale, car il s'agit de lui attirer la sympathie des vieux grognons pour lesquels "autrefois, c'était toujours mieux", et de faire souffrir, maintenant, et dans les mois à venir, des enfants sur le rouet de la "langue française". A l'intersection de plusieurs disciplines et sciences, la sémantique, la phonétique, l'acoustique, la neurologie, la musique, il existe une science inconnue, à venir, par laquelle la production d'images et de sons par la conscience sera comprise et "maîtrisée", et par laquelle une langue internationale, construite sur la perception, la désignation et la compréhension de ce que sont les choses elles-mêmes, parlera à l'intelligence, au coeur, au sang, humain, planétaire. Et M. Robien sera tellement oublié, puisqu'il l'est déjà...

Le retour aux 40 heures, la réduction des droits sociaux, l'avenir en chantant...

Les élections françaises qui viennent d'avoir lieu il y a quelques jours et quelques semaines ont permis d'entendre de nombreux citoyens français récriminer contre les réductions du temps de travail ("les gens ne travaillent pas assez dans ce pays", "les jeunes, ils veulent pas travailler"), contre le système de la protection sociale qualifié d'assistanat ("les gens ne veulent plus travailler, les chômeurs, ils veulent pas travailler"), contre les immigrés, légaux et clandestins, etc... Dans le système de la gâterie, comme l'appelle Peter Sloterdijk, il semble que, en effet, le train de vie des Français soit trop élevé, les habitants de ce pays sont trop gâtés et aspirent à une cure d'amaigrissement. Il faut donc espérer que le nouveau Président et son gouvernement vont savoir entendre cette volonté de travailler plus pour gagner plus, et qu'ils vont donc annuler les 35 heures, mais aussi la loi de 1982 sur les 39 heures, afin de revenir aux 40 heures de 1936, qu'ils vont mettre fin à l'égalité-inégalitaire des citoyens envers la sécurité et la protection sociales, par la prise en compte des salaires, des revenus et des moyens financiers de chacun pour adopter le principe d'une proportion de la participation du financement de ces moyens en fonction de ces salaires, revenus, et autres moyens personnels. Concernant les prestations qui relèvent de l'assistanat, la suppression du RMI permettra aux Conseils Généraux qui versent cette allocation de faire de substantielles économies, et, en lieu et place, les associations charitables chrétiennes, musulmanes, s'occuperont de celles et ceux qui auront refusé de travailler. 

Mieux vaut en rire, dixit le Général aux Français - l'humour, un phénomène pour les cabris

Pour parler et plus encore penser sérieusement l'humour, il faut accepter et comprendre que sa part, involontaire, première (dont l'expression et la compréhension dépendent d'un infra-langage, dont l'alphabet est universel), n'est pas essentielle, précisément dans la mesure où il échappe à l'intention et qu'il est précisément remarquable que l'humour relève d'une catégorie spécifique et déterminante, dans la relation et dans le schéma de la communication inter-humaine, de l'intention de compréhension et d'intelligence construites en commun. Apprendre, s'apprendre, ce n'est pas une dimension réservée et enfermée dans le cadre scolaire, comme si ce qui précède et ce qui suit l'école était plongé dans les abîmes de l'ignorance, même si, à notre époque, par des caractéristiques principalement politiques, donc techniques, médiatiques, ce double phénomène, personnel, et relationnel, est largement absent de la relation sociale, parce que l'ignorance déguisée sous les attraits de «l'information», du divertissement, etc, sert les intérêts d'un système qui ne plaisante pas... avec le grisbi – sal... (il faut se méfier des Tontons...). L'humour est donc un phénomène parfait pour penser la conjonction, la relation classiquement métaphysique, de «l'âme et du corps», puisqu'il est physique, respiratoire, éthologique, comportemental, avec ses codes compris, acceptés, tolérés, ou non, mental, intellectuel, dans la mesure où il mobilise des codes intra-communautaires, dans la mesure où il en joue, soit pour les dérouler, soit pour les tester, les soumettre à un crash-test par exemple. Au coeur de la galaxie comique, il y a les comiques volontaires, les hommes audacieux du one-man-show, comme, pour prendre un exemple parmi d'autres, Pierre Desproges. Avant de décéder, la place, trop tôt, le sieur Desproges, adepte des prodiges de je, de mots, pas seulement pour ses proches, a exécuté sur des scènes multiples, l'histoire, écrite à l'avance, selon laquelle «On me dit que des Juifs se sont glissés dans la salle». Dans ce sketch, Desproges règle son compte à la logique communautaire, y compris celle qui peut déterminer la vie, l'attitude, les choix, de quelques Juifs français, mais, pour conclure en beauté, dans ce panthéon de la bêtise élevée au rang de l'art de vivre, par le narcissisme et l'inceste moral, principes internationaux, Desproges s'attaque à un morceau de choix, le Français, régionaliste, le Français tout court, très court, ras-le-front, ras-les-idées. Car c'est bien des Français qu'il s'agit, derrière l'évocation des Juifs, des nazis, puisqu'il s'agit pour Desproges de rendre risible, et, du coup, par étape, ridicule, grotesque, avant d'être ignoble, les antijuifs, le négationnisme, comme la logique et l'exploitation victimaires – sans compter un petit message laissé à l'attention de celles et ceux qui ne veulent pas que de tels crimes recommencent, c'est que, cette répétition n'est et ne sera jamais impossible... En nous faisant rire de ces pseudo-idées, de ces pseudo-connaissances, le comique fait le travail que les pédagogues prétendent faire le plus sérieusement du monde, et échouent le plus souvent, alors qu'en quelques minutes, un homme seul, a self-made-man, va travailler les consciences disponibles pour les changer à jamais... - à condition d'être compris, et parfois, le comique a intérêt à ne pas être trop intelligent, sinon, sur Dailymotion, quelques-uns osent comparer son parcours au "martyr Dieudonné" (sic!) ! Il n'y a plus de jeunesse, et de notre temps, la connerie  était moins répandue - il faut reconnaître, aussi, qu'on était moins nombreux !

Question : pourquoi Catherine, maîtresse du monde de la planète des argonautes, en rit, encore ?!

L'interdiction de fumer dans les lieux publics, les moutons de Panurge

Cigaretteautopsiedunmeurtrier Il était une fois les moutons de Panurge. Pour que les moutons de Panurge fassent jaillir plus rapidement le blé de leurs planques, les maîtres-esclaves inventèrent le paquet de cigarettes, la clope. Le mouton de panurge inspirait et expirait, sentait, à tous les sens du terme, sa méditation intérieure sur "le sens de la vie". Les maîtres-esclaves avaient décidé que "le produit offert" (car tel était le langage qu'ils parlaient pour désigner la chose fabriquée à l'identique à des millions d'exemplaires) serait empoisonnée. Les moutons de panurge apprirent, à grand renfort d'échos, que la clope, à laquelle ils commençaient de vouer une vénération, mettait en cause ce que les maîtres-esclaves appelaient leur durabilité, mais comme la mort était lente, les moutons acceptèrent de perdre la vie à petit feu... Les morts-de-la-clope devinrent si nombreux, s'accumulaient tellement que des moutons de panurge prirent peur, et décidèrent de répéter sur tous les tons que la clope était tueuse. A force, les maîtres-esclaves décidèrent que les grands renforts d'écho des moutons n'étaient plus supportables, qu'ils ne pouvaient pas tuer directement les moutons pour les faire taire,  et que, pour les punir, la clope leur serait retirée. Elle était un des rares plaisirs Cafe_cigarette de la vie des moutons, mais comme la chose était empoisonnée, les moutons avaient acquiescé à sa disparition. Evidemment, les maîtres-esclaves maintenaient le principe de la mort des moutons de Panurge, il faudrait y parvenir autrement. Un jour, le monde des moutons se réveilla sans une seule fumée de clope, et les moutons respiraient, comme à une renaissance. Les maîtres-esclaves continuaient à sourire aux moutons. Aucun mouton ne demanda jamais l'impossible : une clope qui ne fut pas empoisonnée. Les idées-de-liberté s'aventuraient rarement au pays des crânes des moutons...

Jacquot, adieu - non, même pas...

Par la Constitution, qui n'est pas sacrée puisqu'elle n'est pas descendue du ciel, et n'a même pas jailli de terre, ou de l'âme du peuple, mais d'un pouvoir technocratique et économique qui entendait empêcher le peuple d'être maître de lui-même, il est, le Président, un homme qui compte - et qui conte..., et l'actuel, qui va nous adresser ses derniers voeux dans quelques jours, n'a plus que cinq mois au compteur de la République... - et après... Le Président est, par ses fonctions, responsabilités, par sa situation, un quasi monarque, et l'actuel locataire de l''Elysée était, à priori, et plus encore à postériori, indigne d'être là, d'être cela... Cinq petits mois, et les présidences du grand Jacques, par la taille seulement, ne seront plus, rien, du passé, un passé, déjà oublié, puisque, avec lui, rien de bien et de grand ne sera advenu dans et pour la nation.

Jean-Philippe Smet, Johnny Halliday, la Belgique, la Suisse, les apatrides - la perte de la nationalité ?

Ils l'appellent tous Johnny, mais son nom de clown de scène ne signifie rien de plus que ce qu'il représentait, dans les sixties, pour une jeunesse française dont les oreilles écoutaient principalement les mise en musique d'outre-atlantique et d'outre-manche. Il est donc Jean-Philippe Smet - et qui est-il ? Les expert es show-bizz l'appellent "le taulier", comme les mafieux de la famille Corléone appellent le vieux "le boss", "le patron". Johnny chante : "rrrrooooppttttticccc  deuuuumillllllllllleeeeeeee", il chante, tout, et surtout n'importe quoi. En desespoir de cause ?, il en vient même à chanter une sublime chanson de Jacques Brel, qu'il massacre. Seulement voilà, pour le Français dont le cerveau est liquéfié depuis longtemps, Johnny est culte ! Ecrit-il ses chansons, textes et musiques ? Pas une seule, en quarante ans de carrière. Jean-Philippe Smet est, concernant les finances, désormais conseillé par son épouse et par le producteur de spectacle, Camus. Il a commencé par attaquer Universal pour récupérer ses droits sur ses chansons, et maintenant, il a demandé la naturalisation belge, et il veut vivre et payer ses impôts en Suisse. CQFD : Jean-Philippe Smet n'est plus, ne sera plus français. Il faut donc qu'il n'ait plus la nationalité française. Jean-Philippe : adieu, bonne route, et ne reviens plus nous casser les oreilles...

Robien aime beaucoup Mère Grand - et le petit chaperon...

"Il été une foi, un Breuton siministre, du non de Gil Robien, qui avé pèredu son roiihomme, dent leuquelle il été otrefoi un mètre, un cheuvalié. Sen cheval a monté, le Robien été un om pèredu, et il tournez dan tou les sances, allah reuchairche d'un nouvo cheval deu bataïe. Le povr er feuzé paine a voar. Un bo jour, alor qu'il eré sur un cheumain ceul, lame en paine, il vi veunir ver lui Mère Gran. "Cé un cheval kil me fo, pas une vieïyeu". Mère Gran, ki avé antendu le Robien, di "Mé si je ne suis pa un cheval, je peu encor te kourir apré pour te rocé, malotru !". Quen le Robien u antendu la Mère Gran, le Robien di : "Mé s moi qui sui bète, je ne trouv plu de cheval, pareceque minteunen ce son les om qui son les chevo, é je vé comancé par toi, Mère Gran, je vé te monté, tu va deuveunir mon nouvo cheval de bataïe... "

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Pour celles et ceux qui ont toujours besoin d'explication et de justification, je veux citer ici Evelyne Charmeux qui explique que "la grammaire, c’est écrit dans toutes les préfaces des manuels, a pour objectif d’enseigner comment il faut parler ou écrire, en respectant les règles du français correct(1). C’est pourquoi elle se propose d’enseigner ces règles aux enfants, pour qu’ils les mémorisent afin de pouvoir les appliquer quand ils utiliseront le français. Ces règles, d’où viennent-elles ? En général, on se garde bien de le dire aux élèves - les enseignants n’en savent, sur ce point, pas beaucoup plus, et monsieur le Ministre ne se pose même pas la question ! Une telle approche pourrait se justifier si la langue était le résultat de règles préétablies ; si, à l’instar de ce que disent les religions à propos des commandements moraux, un être supérieur avait dicté les règles du français à un Élu, afin qu’elles fussent ensuite diffusées et suivies ; il serait alors légitime de les enseigner.  Mais - et il n’est point nécessaire d’être un grand linguiste pour le savoir - les choses ne se sont pas passé du tout comme cela : la langue, que ce soit le français ou n’importe quelle autre langue parlée dans le monde, s’est construite petit à petit, au gré des événements historiques, économiques et politiques vécus par ceux qui l’utilisent, et les règles qui la dirigent sont des règles de fonctionnement, et non des règles de prescription. Elles sont internes au système qui la constitue et, même si elles sont soumises à des normes sociales (dont l’étude doit faire partie de l’enseignement de la grammaire), elles n’ont rien à voir avec des ordres venus d’en haut ou d’ailleurs." (site de Daniel Calin). Mais il faut ajouter plus : la focalisation ministérielle, académicienne, sur la "grammaire" relève d'une stratégie de l'écran de fumée et de la tromperie généralisée, de la Maya. Car les règles de grammaire, de la langue, phonétiques, phonologiques, morphologiques, syntaxiques, sémantiques, sont, conventionnelles ET dictatoriales, arbitraires ET souvent incohérentes, à l'instar des lois votées par la majorité actuelle... Dans la mesure où la conscience pense dans, par et avec "la langue", et que la langue ne constitue pas un ensemble de signes qui reflètent la réalité des choses, mais seulement une cartographie mouvante et idéelle du réel, la focalisation sur la compréhension et l'exposition de ces "règles logiques" qui ne le sont pas, relève d'un dressage usant, pénible, d'une perte de temps irrémédiable dans la formation des consciences. Ce n'est donc pas un hasard si le Siministre Robien en vient, à six mois de la fin de son autorité sur l'Education Nationale, car il s'agit de lui attirer la sympathie des vieux grognons pour lesquels "autrefois, c'était toujours mieux", et de faire souffrir, maintenant, et dans les mois à venir, des enfants sur le rouet de la "langue française". A l'intersection de plusieurs disciplines et sciences, la sémantique, la phonétique, l'acoustique, la neurologie, la musique, il existe une science inconnue, à venir, par laquelle la production d'images et de sons par la conscience sera comprise et "maîtrisée", et par laquelle une langue internationale, construite sur la perception, la désignation et la compréhension de ce que sont les choses elles-mêmes, parlera à l'intelligence, au coeur, au sang, humain, planétaire. Et M. Robien sera tellement oublié, puisqu'il l'est déjà...

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