Pourquoi y a t-il du Droit plutôt que rien ? Action littéraire des plus remarquables, l'écriture des droits, des Codes (du travail, de la propriété intellectuelle, de la route, etc) a pour objet de cadrer, définir, régler, virtuellement, à priori, des situations de conflits, d'intérêts, à partir d'une somme d'expériences, et d'aider les juges concernés par des affaires à «dire le droit». Le Droit est donc historique et variable – ce qui est juste en deça des Pyrénées à telle date ne l'est plus quelques mois plus tard, et inversement. Loin de s'opposer dans la réalité, les notions sont même étroitement liées et la force-du-droit est de reposer sur «la force brute» elle-même, in fine. Dans un monde de gentleman, les «rappels à l'ordre» ne sont pas nécessaires, mais les gentleman peuplent seulement les jardins anglais, des songes d'une nuit d'été. Pour les auteurs, le Droit prévoit des droits – d'auteur. Les auteurs savent, parce qu'ils et puisqu'ils signent des contrats avec les éditeurs, que ces droits sont, en France, minces, entre 8 et 10%; qu'ils ne sont pas toujours payés, qu'une partie des droits sont oubliés, etc. Un auteur comme Jonathan Littell s'organise pour rester propriétaire de la majorité de ses «droits d'auteur», et, en France, une «agence littéraire» explique et propose des actions et un contrat aux auteurs, avec des ambitions affichées.
NB : la vidéo diffusée ici n'a pas de rapport direct avec cette agence, mais les propos à entendre sont parfois intéressants
Par et pour des livres comme celui-ci, "Il y a un siècle, la France ouvrière", la desindustrialisation de la France, les délocalisations, la tendance constante à l'accroissement des entreprises de service, la France ne compterait plus d'ouvriers - celles et ceux que le Parti Communiste rassemblait mais aussi ligotait, que les syndicats ont rarement bien défendu, que le marxisme a qualifié d'un terme juste mais aussi méprisant, "les prolétaires". Pour celles et ceux qui savent que l'Histoire commencée du Capital n'est pas terminée, que l'existence et les problèmes des ouvriers ne sont pas nationaux mais internationaux (et je pense par exemple à la Chine), cet ouvrage qui aborde une partie de cette histoire ouvrière mérite l'attention. Salariés, mais avec des salaires -rations de survie, les "conditions de travail" ont, certes, évolué, puisqu'il est impossible de trouver des patrons qui les alcoolisent pour qu'ils supportent le travail, mais "le droit du travail" est toujours aussi mince, les cadences fortes, les risques mortels élevés, les dangers pour la santé, nombreux et graves. Leur histoire prend place dans celle, plus large, qui distingue et oppose les "maîtres" et les "esclaves". L'Histoire, dialectique, qui est en marche, a pour objet de réaliser un monde de maîtres sans esclaves - par génocide des actuels maîtres ou des actuels esclaves ? par la suppression des conditions d'utilisation de quelques hommes par quelques autres hommes ? par le développement mondial de la robotisation conjuguée à la réalisation d'un communisme-capitaliste ?
Chaque rentrée littéraire est l'occasion d'une avalanche. Des éditeurs, les plus puissants, cheminent vers le pays de l'Eldorado, pour trouver la pépite qui n'est pas petite, et qui, comme son nom l'indique, vaut de l'or. Pour faire connaissance avec cette pluie de livres fantômatiques et d'oeuvres géniales et pas encore connues, il faut être, soit librairie, installé à demeure, ou bien critique professionnel, abreuvé d'envois expédiés avec digilence. Et comme "lire" n'est pas une activité semblable à une autre, c'est-à-dire sans importance, puisqu'il s'agit de faire résonner les cordes musicales et mentales, il faut choisir avec génie, ce que nous attendons de lire, c'est-à-dire ce que nous ne nous attendons à pas à entendre, et qui pourtant, dans quelques mois, quelques années, nous paraîtra aussi indispensable qu'un ami, qu'une amie. Pour cette nouvelle rentrée littéraire, il est donc, une fois de plus, impossible de s'en remettre aux experts qui, trop souvent, sont de bien mauvais lecteurs, influencés par leurs relations mondaines. Aussi, sans écouter toute cette publicité, il faudra, dans les prochaines semaines, parler de ces livres que nous aurons trouvé par nous-même, et qui, effectivement, ont une "valeur". Car voilà un domaine où la valeur de la chose peut dépasser son coût de vente et d'achat ! Si les éditeurs le savaient, combien nous facturaient-ils les livres précieux... Un exemple : l'ouvrage de Madame Annie Lacroix-Riz, "Le choix de la défaite, les élites françaises dans les années 30". L'ouvrage, il est vrai, est très sérieux (c'est un livre d'histoire) mais ses révélations, prouvées, sont fracassantes.
Si vous avez trouvé l'un de ces ouvrages précieux, vos frères et soeurs vous remercient de les aider à améliorer leur éclairage spirituel...
Souvenons-nous de ses cris d'orfraie ! M.G.D était ostracisé ! Viré ! Après sa lettre à un groupuscule d'extrême-droite, la parution de son nouvel opus posait problème à Gallimard à cause de quelques passages troubles, qui pouvaient justifier des actions juridiques. Le divorce était annoncé entre le prétendu trublion (publié par Gallimard tout de même), et la maison d'édition "vénérable"... Le divorce fut consommé. Mais comme M.G.D. vend des livres, il devait nécessairement trouver un éditeur par ailleurs. Chose faite. Et désormais, que voit-on pour la sortie de son nouvel Opus ? La situation est simple : ouvrez un programme télé, consultez la liste des émissions télévisuelles dites "littéraires" de la semaine, et vous trouvez au menu, partout et tout le temps, M.G.D - et dans son ombre, son "agent littéraire exclusif", David Kersan-Serra. Tout exemplaire du dit "Cosmos Inc..." donnera lieu à des droits d'auteur et à une probable commission pour "l'agent littéraire...". Si vous voulez les enrichir... Pour régler cette affaire, il suffit de toute façon d'écouter M.G.D. Car si ces prochaines déclarations sont à la bassesse de ses récentes, il devrait enfin cesser de faire illusion.
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Oui, vous avez bien lu ! "L'action littéraire" vous propose son choix de livres. Et ce choix est une librairie, la librairie "Antonin Artaud"
. En effet, les livres que vous trouvez dans la librairie sont, comme dans toutes les librairies du monde, proposés à la vente. Une librairie de plus ? Oui, mais une librairie pour trouver et lire des introuvables - pour l'instant. Car les titres proposés disparaîtront de la librairie au fur et à mesure - de leur publication réelle. C'est ce que nous souhaitons ici au premier titre, "Casa-Nova", de Wilfried Salomé ! Ceux et celles qui aiment et l'écriture et la pensée et les livres, parce qu'ils sont, ceux qui sont, "magiques", grimoires à l'évidence actifs, le savent - vous le savez : bien des livres publiés devraient rester au fond des tiroirs -comme ceux de Frédéric Beigbeder et con-sorts-, et bien des livres qui ne le sont pas devraient pouvoir trouver des lecteurs parce qu'ils ont des merveilles à leur conter et offrir ! Ce n'est qu'un scandale parmi tant d'autres - et il n'est pas le plus important, sans aucun doute. "L'action littéraire" publiera donc uniquement des auteurs, qui sont aussi des êtres infiniment respectables. Frédéric Beigbeder ne sera jamais publié sur "l'Action Littéraire". Oui, il sert encore d'étalon (sic!) de la valeur et de son contraire ! Quelle famille à dollars ! Quel tricheur de la pensée !
C'est pourquoi la librairie de "L'action littéraire" s'appelle Antonin Artaud : différenciation, par la vie même, de ceux qui sont allés chercher des trésors pour les offrir, gratuitement, d'avec ceux qui, aussi légers que des ectoplasmes, pèsent sur les consciences et les estomacs puisqu'ils nous rackettent, 99 francs, puis... D'ici quelques semaines, nous proposerons un auto-dafé joyeux et musical de l'ensemble des oeuvres de Frédéric Beigbeder. Partout en France, "L'action littéraire" vous propose, comme pour la Saint-Jean, de fêter par un feu "communal" et communiste, de faire disparaître les textes de Frédéric Beigbeder (dont vous êtes, bien sûr, les malheureux propriétaires après avoir obéi aux injonctions de Big Brother).
"Casa Nova" vous est proposé à 5 Euros. 5 euros qui sont intégralement versés à l'auteur, soit 100% de droits d'auteur !
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