"L'action littéraire" vous présente le label,
"No Beigbeder". De quoi s'agit-il ? Ce label est destiné aux auteurs, associations littéraires, mais également aux maisons d'édition, afin de créer un réseau "négatif-positif". Pourquoi ? Négatif, puisqu'il s'agit de dire, No, comme No logo, puisqu'il s'agit de dire No, non, à Beigbeder, No à la prose-Beigbeder, No à l'anti-pub-pub Beigbeder, No au pseudo pro-communisme capitaliste Beigbeder, No à l'usage, au détournement, au dévoiement des relations sociales, mondaines, médiatiques, pour mettre en avant un sinistre personnage, à notre propre acceptation qu'un fils de bonne famille de Neuilly truste les radios, les antennes, les journaux, ... - et que, pendant ce temps, des auteurs, ç'est-à-dire ceux qui sont une âme dans un corps, ceux qui sont, ici, vraiment vivants, dont la parole est l'écho d'une présence humaine liée au Tout qui nous entoure, sont, en France, comme s'ils n'existaient pas ! C'est pourquoi ce label "No Beigbeder" est ici aussi décliné dans notre titre-slogan, "Je ne lis pas Frédéric Beigbeder, mais par contre je lis Antonin Artaud". Car pendant tout ce temps si essentiel, perdu, à parler d'une non-oeuvre, à écouter l'ectoplasme Beigbeder nous livrer l'infini profondeur de ses plates pensées, on - le "on" du débat public, de ce dont "on" parle, de ce dont "tout le monde en parle", on ne parle pas, plus, des oeuvres qui comptent, des paroles qui pèsent de tout le poids d'une "humanité" conquise à la force de la conscience, une humanité toujours absente de soi si l'on se contente des facilités mondaines...
L'époque est à la confusion. Savamment entretenue, elle conduit les esprits et les citoyens à éprouver une "déréliction", une absence de repères. Certains en profitent pour nous vendre et revendre des complaintes, des chansons et des lieux communs bien connus, à commencer par "les Evangiles", mais aussi "le monde comme ma volonté et ma représentation", enfermés qu'ils sont dans un solipsisme de facto. Puisque, vous, Européens, ne savez plus vers qui vous tournez et à quel(s) saint()s vous vouer, revenez vers les originaux, les Saints, et donc l'Eglise. La brebis, égaré, retrouve le troupeau, et les bons pasteurs sont là pour la conduire vers son destin, la mort, et l'accomplissement. Faut-il donc accepter la "répétition du même" ? De l'Histoire, avec "la conversion", comme dans le cas Dantec ? de l'inceste sociale, qui impose le goût et l'admiration pour la valorisation du produit-famille et du réseau, aristocratique, des "bonnes familles" ? de la politique séparée et étatisée pour conduire les peuples au conflit, dans la concurrence des puissances ?
Et dans ce qui nous intéresse et nous concerne plus personnellement encore, devons-nous accepter de croire et de laisser croire qu'il y ait une fatalité dans la vie littéraire française pour qu'elle s'effondre petit à petit dans la banalité quotidienne et sociologique, c'est-à-dire bourgeoise ?
No Beigbeder est donc une négation, active, la négation d'une synthèse, individuelle, nationale, morale, stylistique, ...
Le logo "No Beigbeder" est gratuit, libre de droits, ... Ceux et celles qui veulent adhérer à "No Beigbeder" de manière individuelle, sans référence aux autres sites, auteurs, ..., qui le feront, le peuvent ! Car "No Beigbeder" n'a pas vocation à devenir une "secte" littéraire de plus ! Quel que soit le motif dominant de l'adhésion à "No Beigbeder" par l'adoption du logo sur votre site -ou d'un meilleur encore si vous le voulez-, qu'il s'agisse de mettre en cause l'auteur-qui-est-partout, l'inceste social, ..., vous êtes libre ! Mais, sans contraintes les uns par rapport aux autres, il s'agit de dire :
- çà suffit,
- en littérature, comme dans la vie, la "grandeur" existe, et il est temps que ceux et celles qui sont foulés aux pieds par des ectoplasmes de l'acabit Beigbeder soient, en France, lus par le plus grand nombre;

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