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Mandela, 90 ans - il y a des grands hommes, et des petits...

Obama, Hillary Clinton, en route vers la victoire et...

Pour les "Américains blancs", il est noir. Et pour les "Américains noirs", il est noir. Ok, but the eyes, stupid. Barack Obama, désormais candidat démocrate pour devenir le leader et le chef du monde ("commander in chief") n'est ni noir ni blanc, et, comme nous l'apprend l'excellent numéro spécial de Couvhsobama300 Courrier International qui lui est consacré, le véritable "nouveau monde" qui est en train d'apparaître voit émerger des "métis" qui sont "fiers de l'être" et qui ont tant de raison(s) (cf. l'article de Mireya Navarro), dans le dossier "Obama au-delà des races". Et quelle chance pour lui de n'être ni blanc ni noir, mais de l'être tout à la fois, une réunion par excellence : aucun des "groupes", biologiquement non-fermés mais tendanciellement orientés vers la fermeture ethnique, "la communauté", ne peut lui réclamer d'être son serviteur, il pourrait être celui de tous - de "l'intérêt général", après 8 ans de bons et loyaux services d'un VRP de quelques intérêts particuliers.

"Révolution Obama" ? Elle est physique, elle pourrait être "métaphysique". C'est un autre homme, nouveau et différent, de ceux qui l'auront précédé, s'il est élu. Et, pour commencer, il sera un autre homme, parce qu'il semble se servir de son intelligence, personnellement, sans attendre qu'un directeur de conscience lui dicte le vrai, le beau, le bon. Et dès qu'un homme pense, sur les fondations acquises lors de son enfance, et notamment par sa mère, une femme remarquable, Stanley Ann Dunham Soetoro, comme nous l'apprend l'article "Une mère libre", le monde des citoyens est en droit d'espérer et d'attendre le... meilleur, même et surtout pas soutenu par celles et ceux qui pensent être, de naissance, les meilleurs.

La défaite d'Hillary Clinton était prévisible depuis des semaines - reste une question, lancinante : dans ce choix, positif pour Obama et négatif pour elle, combien aura pesé la mysoginie de tant de mâles ? Le sexisme peut être un "racisme" plus profond encore, alors même que le monde des hommes est si peu admirable qu'ils feraient bien de réévaluer leur sentiment de supériorité...

Pour les électeurs américains, le choix va être radicalement clair : un homme nouveau, jeune, bien entouré, qui entend servir l'intérêt général des citoyens et des nations, et un vieil homme de 72 ans, supporter de G.W.Bush, qui veut laisser les soldats en Irak, malgré les engagements américains, etc...

Ils en ont de la chance les citoyens américains...

PS : aucune idéalisation du sieur. Ses évidentes qualités peuvent s'atténuer, voire disparaître, sous de mauvaises influences, ou par sa propre volonté. Quand on sait qu'il est un admirateur de notre chef d'Etat.. Néanmoins, après 8 ans de cauchemar, il est temps pour ce grand pays de ne plus être aux mains des Républicains qui sont beaucoup trop dangereux pour la paix du monde.

Le cas Georges Bush, "What happened", un titre-livre comico-tragique...

ContrebushIl aurait menti, et plus d'une fois.
Face à une tragédie qui se préparait, il n'aurait rien vu, rien su : 11/09
Face à une tragédie qui venait d'avoir lieu, il enfilait les constats et les costards, mais aurait "laissé faire" : Katrina.
etc...
Il est, de son vivant, considéré par une majorité de citoyens américains comme le pire Président de leur Histoire.
Un ex du sérail balance, ce que tout le monde sait depuis que les évènements ont eu lieu. Mais c'est un ex qui balance, alors les Américains répètent : vraiment ? c'est possible ? Ils voudraient tant l'aimer encore, le blanc bec du Texas, mais ils ne peuvent pas s'y résoudre.
Pour tant de mensonges, pas d'impeachment ?  Les élections de novembre doivent servir d'autre méthode d'expulsion - enfin, l'élu ou l'élue devra attendre janvier, et janvier, c'est loin...

Le cas Georges Bush, Farenheit 9/11

Le génie du temps est de permettre de mettre en perspective. Lors d'un évènement, les contemporains ne peuvent avoir, ou difficilement, toutes les données pour le mesurer, l'apprécier, l'évaluer, surtout lorsqu'il s'agit des conséquences à venir ! Les élections américaines de 2000 étaient sidérantes. Le principe "un homme, une voix", rappelé par Al Gore, était foulé aux pieds par le système de vote des grands électeurs, mais aussi par l'annulation de milliers de votes, et dont l'examen permettait d'établir leur validité. Le camp démocrate fut apathique, alors que les Républicains avaient les dents acérés, puisqu'ils ont probablement organisé ce désordre, notamment en Floride, Etat dirigé par le frère de Georges W. Bush. Les citoyens du monde les plus attachés à la démocratie ont-ils protesté par millions ? Sont-ils descendus dans les rues ? Certains l'ont fait, le jour même de l'investiture de ce président putshiste, dans les rues de Washington. Mais la majorité est restée passive, et c'est un euphémisme. 9 mois plus tard, Al-Qaeda frappait New-York et Washington. Le Président avait été prévenu de l'élévation du niveau d'alerte, mais le Président faisait du golf. Des milliers de citoyens du monde entier sont morts ce jour-là, "trahis" par celui qui auraît du être capable de les '"protéger", lui qui, dans la foulée de ces attentats, va développer une permanente rhétorique de la "sécurité". Haute trahison ? Que faut-il de plus ? Le cauchemar commençait, et il allait se prolonger, avec une guerre en Irak sans plan global, avec l'ouragan Katrina qui allait dévaster la Nouvelle-Orléans sans que l'homme du bureau ovale soit capable de réagir, de mettre en place un plan d'aide, médical puis financier; et le désastre s'est prolongé avec la crise financière, avec l'expulsion injustifiée et scandaleuse de milliers d'habitants de leurs logements, avec l'explosion du prix du baril du pétrole - et comme par hasard, Georges W. Bush laisse faire... Reste le cas d'étude : un homme d'une stupidité évidente et confondante ET d'un machiavélisme redoutable... Les "opposants", comme Michael Moore, ont été, ils doivent le reconnaître, nuls, incapable de lui poser des problèmes réels...

Nicolas Sarkozy, premier Président d'extrême-droite depuis la chute du régime pétainiste, LES PARADOXES DE L'ELECTION ET DE LA FRANCE, note 5

Un an déjà. Heureusement et malheureusement. Le temps assez vite pour que nous nous rapprochions chaque jour d'une nouvelle libération, son départ. Malheureusement, parce que, quatre années, c'est encore, long, très long, trop long, et que nous ne savons pas ce qu'il peut encore nous réserver, de pire. Car en une année, la France s'est enlaidie, appauvrie, endettée encore plus. La liste des mensonges est impressionnante. Et c'est bien sur concernant "les droits de l'homme" qu'il est le plus évident et le plus scandaleux : discours humaniste, fondé sur la référence aux Lumières et à la Déclaration, politique internationale favorable à des relations et des accords avec des régimes et des leaders dictatoriaux, criminels. Les électrices et les électeurs qui avaient surinterprété la lapallissade du "travailler plus pour gagner plus" ont désormais les yeux ouverts : rarement, ils travaillent plus, puisqu'ils ne le décident pas, et lorsqu'ils le font, c'est, certes, pour gagner plus, puisqu'il y a une constante proportion entre le temps de travail et la rémunération, mais au final, c'est pour gagner moins, puisque l'économie réelle est devenue hautement vampirique, dévorant le fameux "pouvoir d'achat". Pour le comprendre, il faut donc Ilfautquilparte lire l'un de ses auteurs préférés : Machiavel.

Un après, le bilan public est calamiteux.

La Chine, le Tibet, les Jo, le boycott : les arguments

Boycotter les Jeux, ce serait, certains en frémissent d'effroi, un quasi-crime ! Il faut aller en Chine ! Il faut ! Pourtant, les arguments qui justifient un tel boycott ne manquent pas, au contraire :

- boycotter, c'est tout d'abord ne pas aller en Chine - lapalissade ! Mais cela revient à ne pas accepter que, pendant que l'athlète fera ses efforts, d'autres en feront aussi, en subissant des tortures; c'est ne pas prendre le risque de côtoyer ou pire de subir le régime policier chinois.
- boycotter, c'est affaiblir l'organisation chinoise de ces Jeux. Moins d'athlètes du monde entier présents en Chine, et ce sont autant de cautions en moins pour le régime
- car boycotter, c'est prendre acte que de ne pas boycotter sert et va servir un régime militaire et policier criminel (plus de 3000 exécutions de condamnés à mort, des déplacements de population, un esclavagisme sur plusieurs centaines de millions de personnes, et notamment les paysans)
- boycotter, c'est une mesure globale : ne pas participer aux Jeux pour les athlètes, ne pas regarder pour les spectateurs et télespectateurs, ne pas acheter de produits JO, ...
- c'est peser sur le régime chinois qui est actuellement l'un des plus dangereux au monde, contre les citoyens chinois, tibétains mais aussi contre nous, car ce régime pense pouvoir tout faire comme il le veut. Les recommandations de la "communauté internationales"  sont rejetées immédiatement par ce régime
- c'est porter un coup au Business mondial pour lequel l'éthique et les droits de l'homme sont bons pour eux mais pas pour les autres citoyens, un Business mondial et donc français qui s'asseoit sur les droits de l'homme, puisque, au contraire, ses bénéficiaires plébiscitent ce régime esclavagiste (une main d'oeuvre qui ne coûte presque rien, qui ne peut réclamer quoique ce soit, qui n'a pas le doit de se syndiquer)
- c'est condamner le CIO, organisation qui se moque totalement des Jeux dans leur esprit, qui s'est totalement converti au Business et à la domination économico-politique sur des hommes dociles, serviles.

Les JO sont devenus le symbole de l'asservissement d'une majorité d'hommes et de femmes par une minorité.

Carl Bernstein, «La presse aujourd’hui ne fait pas son travail.»

"«La presse aujourd’hui ne fait pas son travail.» Croisé d’un journalisme exigeant, profession où il a débuté à l’âge de 16 ans, tout juste sorti du lycée, Bernstein dénonce le «triomphe de la culture des imbéciles» dans les médias. «La peoplisation, le commérage, la controverse fabriquée.» Il y voit deux raisons. «L’acceptation des consommateurs, qui en redemandent, et l’économie de cette culture pour les conglomérats de presse ; c’est moins cher, ça marche, même le Washington Post, même le New York Times, sont touchés, nous sommes dans la presse du plus petit dénominateur commun.»"

Ce qui précède est à lire ici

La Chine, le Tibet, les JO : boycotter les JO, pourquoi, comment ?

Depuis que la flamme olympique, significativement mélange d'âme et de femme, ignées et acquises,  a commencé son parcours mondialisé, que les évènements au Tibet ont commencé, l'Etat chinois est tel qu'en lui-même, «droit dans ses bottes» (comme l'aurait dit le chinois de Bordeaux qui connaît le vrai, le beau et le bien) : violent, autiste, déterminé, à ne rien changer, ne rien céder, RIEN, bien au contraire. Il faut, faudrait en prendre acte. Le CIO prétend que l'attribution reposait sur un deal avec l'Etat chinois : cette attribution, en échange d'efforts significatifs en matière de respect des droits de l'Homme. L'Etat chinois a obtenu le jackpot, censé couronner son ascension parmi les puissances : les lauriers sur la tête des leaders du parti unique et non communiste, chinois, pour être des leaders du monde (quelle horreur !). Mais l'Etat chinois n'a pas tenu sa parole. Les promesses n'engagent que... Non content d'être violent dans son essence, l'Etat chinois n'a aucune parole, c'est officiel. Il faut, il faudrait aussi en prendre acte. Le présent est déjà dramatique (des géôles pleines, des condamnés à mort exécutés par wagons, des malades qui sont achevés et dont les corps sont découpés pour que les parties soient vendus dans le commerce mondial des organes, des dissidents, opposants, bloggeurs, arrêtés, torturés), mais le pire est à venir : pendant que les athlètes courront, sauteront, combattront, la police chinoise arrêtera, frappera, torturera, en toute tranquillité, puisque les hurlements seront couverts par les émerveillements de la voix de la foule aveugle. Il y a, il y aura des morts, et les Jeux permettraient à l'Etat chinois de laisser penser que ses dirigeants sont respectables, des «partenaires raisonnables». Les dirigeants du CIO ont décidé d'attribuer les Jeux à un Etat criminel, ils en portent la responsabilité et le déshonneur, et les Jeux, depuis le début des années 80, depuis la prise de contrôle par Samaranch et une clique de vieillards séniles et corrompus, ce cirque spectaculaire qui mobilise à point nommé les nationalismes respectifs, les chauvinismes et autres délirium tremens, n'a aucune valeur, mais les a toutes lorsqu'il s'agit de compter, en monnaie sonnante et trébuchante : c'est l'affaire par excellence, pour l'Etat organisateur, les entreprises, les sponsors. Tout ce «petit monde» qui connait la machine à faire du cash est tellement excité par l'enrichissement à venir en l'espace de trois petites semaines que, hommes d'affaires, agents du CIO, journalistes sportifs et autres, politiques, conspirent pour une belle hypnose orientale : on ne peut pas boycotter les Jeux, répétez après moi, on ne peut pas...  Les Jeux sont nécessaires : les faire, les regarder, c'est nécessaire, on ne peut pas boycotter les Jeux. Le Parti Unique Mondial le dit et le répète. Et si nous essayons de nous réveiller de notre sommeil dogmatique ? Boycotter, c'est... Et pourquoi boycotter les Jeux de Pékin, y a t-il et quels sont les arguments ?

La flamme olympique à Paris, "L'insurrection qui vient", citoyens versus Etats, note 2

Cette fois, c'est certain : TF1 a coupé le reportage du 13 heures consacré à la flamme olympique afin de faire croire que le départ de celle-ci, portée par Stéphane Diagana, s'était parfaitement déroulé, alors qu'il a été interrompu dans sa course par le président des élus Verts au conseil de Paris, Sylvain Garel. Pour cela, il a été interpellé par "des policiers français" et... chinois" ! Car au nom même des principes du CIO (ils sont au-dessus des nations ?), le pays des JO a le droit de faire accompagner la flamme par ses propres forces de police - à condition que nous acceptions, et, bien sur, nous avons accepté. L'Etat français a t-il aussi accepté que des agents secrets chinois opèrent sur le territoire ? Le parcours a été un jour horrible pour les autorités chinoises, car de nombreux citoyens ont voulu et réussi à poser des problèmes à cette longue course policière dans Paris. De jeunes manifestants semblent avoir découvert que les forces de police françaises ne sont pas sympathiques et sont violentes, comme celles de Chine ! Ah les naïfs...

La flamme olympique à Paris, "L'insurrection qui vient", citoyens versus Etats

Pour entendre "la voix de la police", il suffisait aujourd'hui d'allumer son poste de télé, TF1, et de voir l'affreux Jean-Pierre Pernot nous raconter cette journée et, à propos de la flamme, parler des "menaces" qui pesaient et pèsent sur elle ! Elle, réputée si "sacrée", puisque liée aux origines grecques des Jeux et au Feu originel qui anime notre système solaire, elle est un "symbole de paix et de fraternité" selon Marie-José Perec, un symbole - autrement dit une image et qu'importe si, dans "la réalité", paix et fraternité sont piétinés. A Paris, les Chinois pro-chinois (ceux et celles qui vivent et travaillent à Paris et en France) manifestent, pour soutenir leur Etat qui interdit les manifestations. Il faut dire que l'Etat chinois, mafieux dans son essence, a sans doute su jouer de la carotte et du bâton : petites enveloppes avec de l'euro ou du dollar, et des menaces implicites sur les familles au pays. Entre l'Etat français et l'Etat Chinois, la compréhension est totale : omniprésence des "forces de l'ordre", policiers, gendarmes, CRS, RG, services secrets. Les Jeux Olympiques chinois et du CIO sont d'ores et déjà frappés d'infâmie Linsurrectionquivient et de nullité. Tous les chinois du monde peuvent s'agiter et nous adresser leur double sourire : impossible d'oublier la double réalité, ying et yang, le visible et l'invisible, les images de la respectabilité et les crimes de l'Etat chinois, des mafias chinoises. Et face à cette Internationale de l'oppression, il y a l'évidence, "l'insurrection qui vient".

En ce jour, je salue celles et ceux qui, à Paris, ont pris, prennent et vont prendre des risques  pour perturber le passage (la disparition !) de la flamme, malgré les menaces étatiques et policières.

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