Le ridicule ne tue pas,
les preuves sont astronomiques. M. Harun Yahya est en train de
devenir une gloire internationale parce qu'il fait paraître
«L'Atlas de la création». Du haut de ses
connaissances personnelles extra-terrestres, Harun Yahya prétend
confirmer «la révélation du Coran» et
infirmer «la théorie de l'Evolution» initiée par Charles Darwin (cf. "L'origine des espèces"). La mise en
scène orientale-occidentale est d'ores et déjà
programmée : d'un côté, les idolâtres de
Mahomet vont sermonner leurs ouailles sur le énième
complot occidental pour détruire la «civilisation
musulmane» (l'autoglorification est en vogue), et de l'autre,
l'inculture scientifique, en sus fondée sur des arguments
ineptes, va entretenir la conviction d'un «monde musulman
obscurantiste», pour l'heure, sans guérison possible, et unifiée autour de l'ignorance élevée au rang de science.
C'est que l'auteur dispose de moyens financiers si importants qu'il
inonde l'Europe, la France et notamment les écoles, de sa logorrhée. L'ouvrage menace de tomber
entre toutes les mains et de convaincre. Mais combien de musulmans
pratiquants croient et dans le Coran et dans la théorie de
l'évolution ? L'ouvrage révèle une évidence
: le «dogme» musulman est totalement réfractaire à
l'Histoire de la vie, comme à l'Histoire des civilisations.
C'est ce qu'un regard distancié pourrait voir, croire voir,
mais un grossissement sur les pratiques de conscience et de
comportement révèlent des similitudes chez celles et
ceux qui se pensent à ce point différents qu'ils se
croient étrangers, et inversement... Car, que ce soit avec le
Coran ou avec «la théorie de l'évolution»,
il faut, pour accéder à sa «révélation»,
un bond par delà les faits connus de
tous : pour le Coran, il
faut disposer d'une connaissance supranormale qui vous a appris que
le dit texte est une Parole énoncé par l'Etre qui est à
l'origine de toute vie dans l'Univers, mais cette
croyance-connaissance est indémontrable, et quand à la
théorie de l'évolution, il faut avoir étudié
les formes de la vie, par soi-même, pour pouvoir être
convaincu de sa «vérité». L'une et l'autre
jouent dans le registre de la révélation, et l'une et
l'autre sont réservées à des initiés. Le
savoir musulman n'existe pas, car, comme toute bonne théologie,
il n'y a que le Dieu imaginé qui puisse savoir et être
certain de ce dont les fidèles, simples ou clercs, prétendent
savoir. Le savoir biologique est réservé à une
élite de savants qui peuvent, toutefois, convaincre, par des
preuves, les citoyens de «bon sens», mais ceux-ci ne
peuvent prouver, par eux-mêmes, la dite «théorie».
Car cette théorie, qui suppose l'Histoire de la vie, raconte
le mouvement, externe et interne, des vies, alors que notre propre
vie est définie par des caractéristiques figées,
au moins en apparence. Que ce soit à l'attention des idolâtres
musulmans ou des scientistes évolutionnistes, il faut
conjointement traité et démontré que les êtres
pensants que nous sommes sont avant des êtres vivants (curieux
qu'il soit encore nécessaire de le démontrer !), que
nos comportements vitaux, individuels et inter-relationnels sont
éthologiquement compréhensibles et compris (les
mouvements-signes du corps, du visage, ...), que notre animalité
dépasse de loin tout ce que nous pouvons concevoir, ET, que
notre écart, involontaire, avec nos frères animaux, que
cette césure également biologique révèle
une sur-intelligence qui n'est peut-être pas à priori
mais à postériori. Traduit de manière imagée,
il s'agit de démontrer la part, essentielle, du singe, dans
«le docteur de la foi» ou «le fou de Dieu»
musulman, et d'intégrer à l'anthropologie darwinienne
une pesée de ce que l'intelligence humaine technicienne
accumule depuis plusieurs décennies - dont la synthèse pratique produit les nouvelles armes, avec les menaces qu'elles font
peser sur l'ensemble des vivants.
Même si des musulmans fondamentalistes nient l'Evolution, ils la prouvent : les chimpanzés islamistes additionnent les signes de LEUR et de NOTRE proximité avec nos frères singes. Outre les poils qui menacent de recouvrir entièrement leur peau, leurs comportements en groupes
imitent trait pour trait les expressions simiesques, les attitudes corporelles, notamment agressives. Reste que, même si nos frères musulmans fondamentalistes font les singes, ils appartiennent bien à l'espèce singe... Homo, la plus dangereuse de toutes. Quant aux clercs
darwinistes, ils imitent les clercs islamistes fondamentalistes dans leur certitude de "connaître toute la vérité" et d'avoir reçu une "révélation" qui est réservée, par la Nature-Dieu, à eux seuls... IL FAUT DONC SORTIR DE CE CERCLE, comme avec l'humour, dont ces
primates-hominidés sont totalement dépourvus...
NB : une recherche sur cet auteur, via un moteur de recherche comme Yahoo france, affiche une première série, longue, de sites, qui sont ou la propriété du dit auteur, ou qui l'encensent. Yahoo a t-il aussi été acheté pour lui faire de la publicité ?
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