"Plus rien n'est de gauche en Angleterre. Sûrement pas le foot"
A lire sur Rue 89 - édifiant...
Boycotter les Jeux, ce serait, certains en frémissent d'effroi, un quasi-crime ! Il faut aller en Chine ! Il faut ! Pourtant, les arguments qui justifient un tel boycott ne manquent pas, au contraire :
- boycotter, c'est tout d'abord ne pas aller en Chine - lapalissade ! Mais cela revient à ne pas accepter que, pendant que l'athlète fera ses efforts, d'autres en feront aussi, en subissant des tortures; c'est ne pas prendre le risque de côtoyer ou pire de subir le régime policier chinois.
- boycotter, c'est affaiblir l'organisation chinoise de ces Jeux. Moins d'athlètes du monde entier présents en Chine, et ce sont autant de cautions en moins pour le régime
- car boycotter, c'est prendre acte que de ne pas boycotter sert et va servir un régime militaire et policier criminel (plus de 3000 exécutions de condamnés à mort, des déplacements de population, un esclavagisme sur plusieurs centaines de millions de personnes, et notamment les paysans)
- boycotter, c'est une mesure globale : ne pas participer aux Jeux pour les athlètes, ne pas regarder pour les spectateurs et télespectateurs, ne pas acheter de produits JO, ...
- c'est peser sur le régime chinois qui est actuellement l'un des plus dangereux au monde, contre les citoyens chinois, tibétains mais aussi contre nous, car ce régime pense pouvoir tout faire comme il le veut. Les recommandations de la "communauté internationales" sont rejetées immédiatement par ce régime
- c'est porter un coup au Business mondial pour lequel l'éthique et les droits de l'homme sont bons pour eux mais pas pour les autres citoyens, un Business mondial et donc français qui s'asseoit sur les droits de l'homme, puisque, au contraire, ses bénéficiaires plébiscitent ce régime esclavagiste (une main d'oeuvre qui ne coûte presque rien, qui ne peut réclamer quoique ce soit, qui n'a pas le doit de se syndiquer)
- c'est condamner le CIO, organisation qui se moque totalement des Jeux dans leur esprit, qui s'est totalement converti au Business et à la domination économico-politique sur des hommes dociles, serviles.
Les JO sont devenus le symbole de l'asservissement d'une majorité d'hommes et de femmes par une minorité.
Depuis que la flamme olympique, significativement mélange d'âme et de femme, ignées et acquises, a commencé son parcours mondialisé, que les évènements au Tibet ont commencé, l'Etat chinois est tel qu'en lui-même, «droit dans ses bottes» (comme l'aurait dit le chinois de Bordeaux qui connaît le vrai, le beau et le bien) : violent, autiste, déterminé, à ne rien changer, ne rien céder, RIEN, bien au contraire. Il faut, faudrait en prendre acte. Le CIO prétend que l'attribution reposait sur un deal avec l'Etat chinois : cette attribution, en échange d'efforts significatifs en matière de respect des droits de l'Homme. L'Etat chinois a obtenu le jackpot, censé couronner son ascension parmi les puissances : les lauriers sur la tête des leaders du parti unique et non communiste, chinois, pour être des leaders du monde (quelle horreur !). Mais l'Etat chinois n'a pas tenu sa parole. Les promesses n'engagent que... Non content d'être violent dans son essence, l'Etat chinois n'a aucune parole, c'est officiel. Il faut, il faudrait aussi en prendre acte. Le présent est déjà dramatique (des géôles pleines, des condamnés à mort exécutés par wagons, des malades qui sont achevés et dont les corps sont découpés pour que les parties soient vendus dans le commerce mondial des organes, des dissidents, opposants, bloggeurs, arrêtés, torturés), mais le pire est à venir : pendant que les athlètes courront, sauteront, combattront, la police chinoise arrêtera, frappera, torturera, en toute tranquillité, puisque les hurlements seront couverts par les émerveillements de la voix de la foule aveugle. Il y a, il y aura des morts, et les Jeux permettraient à l'Etat chinois de laisser penser que ses dirigeants sont respectables, des «partenaires raisonnables». Les dirigeants du CIO ont décidé d'attribuer les Jeux à un Etat criminel, ils en portent la responsabilité et le déshonneur, et les Jeux, depuis le début des années 80, depuis la prise de contrôle par Samaranch et une clique de vieillards séniles et corrompus, ce cirque spectaculaire qui mobilise à point nommé les nationalismes respectifs, les chauvinismes et autres délirium tremens, n'a aucune valeur, mais les a toutes lorsqu'il s'agit de compter, en monnaie sonnante et trébuchante : c'est l'affaire par excellence, pour l'Etat organisateur, les entreprises, les sponsors. Tout ce «petit monde» qui connait la machine à faire du cash est tellement excité par l'enrichissement à venir en l'espace de trois petites semaines que, hommes d'affaires, agents du CIO, journalistes sportifs et autres, politiques, conspirent pour une belle hypnose orientale : on ne peut pas boycotter les Jeux, répétez après moi, on ne peut pas... Les Jeux sont nécessaires : les faire, les regarder, c'est nécessaire, on ne peut pas boycotter les Jeux. Le Parti Unique Mondial le dit et le répète. Et si nous essayons de nous réveiller de notre sommeil dogmatique ? Boycotter, c'est... Et pourquoi boycotter les Jeux de Pékin, y a t-il et quels sont les arguments ?
Pour les sportifs du monde entier, les JO sont les Champs Elysées sur lesquelles, s'ils sont vainqueurs, ou quasi, ils recueillent l'écume d'une vague de gloire "mondiale" et surtout des royalties qui pleuvent, manne magique et céleste du capitalisme joyeux qui réunit les "chefs", les "leaders" et leurs subordonnés, les employés, les salariés, les non-déclarés dans une même "communion". Messe officielle du culte actuel, les sportifs en sont les acteurs nécessaires, et l'idée de boycotter les JO de Pékin leur fend le coeur. Sachant que, parmi eux, certains, beaucoup n'auront aucune gêne morale pour aller là-bas, les sportifs français ont été tiraillés entre leur détermination à y aller et en être, et la perception d'un "léger devoir" concernant les droits civiques. Alors, sous la houlette de l'impayable David Douillet, ils ont fait créer un "badge" pour "un monde meilleur" (les dirigeants chinois sont d'accord). Si forts sur les terrains de leurs exploits, les sportifs se trouvent être si faibles face aux "puissants" de ce monde - ou enfin, ils jouent les faibles pour pouvoir mieux accomplir leurs pseudo exploits en toute tranquillité - M. Douillet appelle même cela la "sérénité". Les dirigeants chinois adorent cette notion, très chinoise : nous tuons, nous faisons disparaître, nous emprisonnons, en toute... sérénité. Celles et ceux qui ne vont pas participer à cette mascarade peuvent se réjouir : plus haut, plus loin, plus fort, nous irons que ces athlètes d'opérette !
Il y a quelques mois, les footballs européens et français défrayaient la chronique par des affaires de propos racistes et insultants, de comportements agressifs, le football amateur étant également touché. Ce week-end, des "supporters" du PSG (un club absolument artificiel, "hors-sol", n'ayant aucune base populaire historique) ont profité de la finale de la coupe de Ligue pour exposer une banderole sur laquelle ils ont publiquement, nationalement et internationalement, fait connaître la profondeur de leur intelligence, la puissance du génie qui les anime. Nul besoin ici de reproduire la phrase du ridicule. Ceux qui, sur cette banderole, étaient visés, mais ne sont pas concernés, le message évalue et juge les émetteurs ! Il s'agit donc de la traduire, en la retournant à l'envoyeur : Supporters du PSG, réservés aux QI inférieur à 100 (c'est déjà trop), cerveaux entièrement disponibles et seulement disponibles pour "le foot", mâles incapables de vivre avec leurs compagnes (s'ils peuvent en avoir), 100% frustrés d'être des supporters ratés et non des stars de foot, etc... Les condamnations sont déjà sévères, certaines promettent d'être judiciaires, alors qu'il faudrait plaindre ces supporters à être des hommes ainsi condamnés à être ce qu'ils sont. Reste qu'une grande opération "Qui a un QI ?" au stade est toujours plus urgente...
Le rugby requiert des hommes "forts", physiquement puissants, capables de rivaliser avec leurs adversaires, mais également et surtout, intelligents. Depuis sa prise de fonction, Bernard Laporte a fixé des principes négatifs de cette intelligence, comme avec sa célèbre formule "ne pas faire de fautes". Mais pour aboutir à cette perfection, il eut fallu une "éducation", et pas seulement la méthode simpliste des parents qui engueulent leurs enfants. Et c'est ainsi que, alors que l'équipe de France était encore en tête au score, son talonneur remplaçant a, devant les poteaux français, offert une pénalité-cadeau au XV d'Angleterre. Alors que l'arrière anglais était déjà plaqué par l'un de ses coéquipiers, Dimitri Szarzewski n'a rien trouvé de plus nécessaire que de tendre le bras à la hauteur du cou de Robinson, sous les yeux de l'arbitre, qui, par nécessité, siffla une juste pénalité. Face aux poteaux, il ne faut pas tenter Jonny Wilkinson ! Le XV d'Angleterre passait devant, et conserva le score jusqu'au bout, comme il l'avait aussi inauguré. C'est que pendant plus de la moitié de la durée du match, les Français ont eu l'illusion de pouvoir gagner, puisqu'ils avaient réussi à remonter et à passer devant au score. Mais ces points étaient de type anglais, puisqu'il s'agissait seulement de pénalités. Et les Anglais, eux, ont marqué un essai dès la première minute : après un mauvais coup d'envoi français qui entendait disputer et conquérir la balle, les Anglais obtenaient une mélée et sur un long coup de pied du demi de mélée, l'arrière français semblait attendre que la balle veuille bien venir à lui, mais, par le caprice d'un nouveau rebond, se dirigea vers les bras d'un ailier anglais qui, lançé, culbutait Damien Traille dans l'en-but, sans que celui-ci l'empêche de marquer, soit en le repoussant, soit en empêchant la balle d'être posée sur le sol de l'en-but. En deux premières minutes, le XV de France venait de cumuler les fautes, d'attitude et d'état d'esprit. Et pendant 20 minutes, les fautes, de main, de jeu, ont été nombreuses. Quand un joueur français gagnait une balle, l'un de ses camarades la perdait. Jean-Baptiste Ellisalde, si remarquable face aux All-Blacks, sortait les balles avec lenteur, au point d'être plusieurs fois pris par la défense anglaise. Lionel Beauxis ne frappait pas ces coups de pied de mammouth que tout le monde attendait de lui. Cedric Heymans, comme Frédéric Michalak, continuait de donner des coups de pied de jeu presque nuls, en rendant les balles aux Anglais, en ne trouvant pas les touches. Là encore, depuis plusieurs années, le jeu français aux pieds est très faible, voire catastrophique, sachant que des joueurs amateurs sont meilleurs que nos professionnels, mais il semble que l'encadrement du XV de France ne les ai jamais fait travailler systématiquement et sérieusement. Il était inévitable que ce manque de perfectionnement se paye un jour, au plus haut niveau. Et au bout de 80 minutes, une équipe d'Angleterre sans génie tenait son sésame, alors que, face à 15 All-Blakcs, le XV de la Rose eut essuyé une défaite cinglante, sans aucun doute. Ils peuvent remercier les Français et Laporte de les avoir débarassé de l'ogre noir, pour après leur offrir sur un plateau l'accession à la finale. Ils peuvent aussi remercier l'entraîneur français d'avoir manqué et de méthode et de cohérence, puisque, contrairement à ses déclarations répétées depuis le début de la Coupe du Monde (on joue et on gagne à 30), Laporte n'a pas eu l'intelligence de changer une équipe qui gagne, après la victoire sur les All-Blacks, afin de faire jouer des joueurs frais et talentueux (Lionel Nallet, Yannick Nyanga, Aurélien Rougerie). "Good game", peuvent dire les joueurs anglais, c'est-à-dire, si nous traduisons : merci de jouer si mal contre nous, au bon moment !
S'il n'est pas question d'enfoncer les portes ouvertes du café philosophique avec une citation de Nietzsche à propos de "l'éternel retour" ou "répétition du même", c'est qu'il faut souhaiter au XV français, après avoir battu les All-Blacks comme leurs précédecesseurs de 1999, que samedi prochain, face aux Anglais, ceux-ci ne parviennent, eux aussi, à répéter leur victoire de 2003, mais surtout parce que la similitude du scénario de cette victoire-défaite (première mi-temps dominée par les All-Black et renversement de cette domination en seconde période) ferait oublier les profondes différences entre ces deux victoires. En 1999, les All Blacks furent emportés par une furia dévastratrice, comme le prouve l'ampleur du score, 42-31. Les 15 joueurs étaient aimantés par l'en-but all black, et tout leur réussissait, comme cet incroyable rebond pour l'essai de Christophe Dominici. Samedi, la victoire française est autant le fruit des efforts et du talent des joueurs français que l'incapacité des All Black à marquer sur leurs "temps forts", comme par exemple en passant un drop dans les 10 dernières minutes. C'est qu'ils étaient, comme en 1999, certains de battre leurs adversaires, et certains de marquer un nouvel essai, comme le fit le troisième ligne So oialo. Las ! Le rugby est un sport qui se plaît à fouler au sol les certitudes. Graham Henry a commis son lot d'erreurs, comme certains de ses joueurs, en ne titularisant pas Doug Howlett, l'un des meilleurs ailiers du monde et de cette Coupe du Monde, alors que Bernard Laporte faisait rentrer au moment parfait un Fredéric Michalak qui, à peine sur le pré, filait vers l'en-but All Black avant, avec une lucidité remarquable, de ne pas insister dans une course qui allait être coupée, pour faire un demi-tour sur lui-même et offrir le ballon à son coéquipier Yannick Jauzion qui, lancé, se laissait tomber dans l'en-but. Graham Henry a également commis l'erreur de ne pas autant insister que l'entraîneur français sur l'absolue nécessité de ne pas commettre des fautes sanctionnables et sanctionnées. C'est ainsi que, auteur du premier essai All Black, Mac Alister commettait une faute gravissime, parce qu'inutile, contre Yannick Jauzion (pour l'empêcher de marquer alors que le joueur français ne pouvait pas le faire) et se retrouvait ainsi exclu pour 10 minutes du terrain de jeu. Samedi prochain, face aux Anglais, il faut espérer que les joueurs français sauront continuer dans cette voie et que, pour le choix des 15 premiers titulaires, l'entraîneur français saura opérer des changements, justifiés pour des raisons différentes (nature de l'adversaire, état de forme, etc), malgré et contre l'adage idiot que "l'on ne change pas une équipe qui gagne".
Pendant 80 minutes, "les petits" comme les appelait Roger Couderc vont faire face, rentrer dans le lard, tenter de feinter, 15 demi-dieux. Car, si ce ne sont que 15 hommes, comme nous, les Néo-Zélandais ne font pas que jouer au rugby, mais jouent, en dehors du terrain, et tout le temps, à être des All-Black, chaque jour, comme le garçon de café selon Jean-Paul Sartre dans "L'Etre et le Néant" se fonde dans l'habit et la fonction. Alors il faudra voir ou supporter la transe animale du Haka-qui-rit et ne tue pas, mais le promet. Les Blacks, dit-on, portent le deuil de la mort de leurs adversaires, parce qu'ils les "tuent", et une fois le crime accompli, respectent les morts, par sens du sacré. C'est ainsi que ces tout-noirs jouent leur jeu, écrit à l'avance, mais parfois, les "petits bleus" ont su contredire leur mort annoncée, leur défaite programmée, faisant mentir les augures, les prévisions astro-logiques. C'est ce qu'ils firent en 1999, au terme d'un match renversant, au terme duquel les supporters de l'équipe de France (français, mais aussi anglais, irlandais, gallois) savouraient la mousse d'un breuvage rarissime, la fatalité culbutée, l'impensable et l'impossible réalisés. Car, théorie politique ou scientifique, il est bien connu que les plus forts dominent les plus faibles, et, dans ce genre de défaite et de victoire, la loi réputée universelle et intangible est foulée au sol. Alors, c'est le vent de la liberté qui nous caresse la tête, un songe d'une nuit d'été...
La composition de l'équipe de France vient d'être annoncée. Bernard Laporte a choisi également de faire confiance au jeune Lionel Beauxis, pour ses divers talents dans les coups de pied, ainsi qu'à Damien Traille à l'arrière. Par contre, et malgré les matchs de poule, il a maintenu sa confiance à Ibanez et à Pelous, alors que Lionel Nallet sera dans les tribunes, et doit être logiquement amer. Au centre, la sélection de Marty peut interroger, sachant que notre meilleur centre n'a pas sélectionné (Florian Fritz) pour cette Coupe du Monde.
Le XV géorgien ayant battu celui de Namibie par trente points, et le XV français l'ayant fait contre cette même équipe par 80 points, un écart de 50 points semblait être promis aux Géorgiens, et c'est ce que le XV français fit, bien, avec une victoire et un jeu "logiques". Dans ce groupe, la défaite de l'équipe de France avait paru constituer un évènement peu "logique" puisque, classée numéro 3 mondiale, elle faisait et fait encore figure de favori pour la victoire finale. Les Argentins n'ont pas la fougère sur le torse, mais ils sont brillants dès qu'ils aimantent le cuir. Face à une équipe d'Irlande composée d'une majorité de joueurs sans génie, les Argentins ont su, une fois de plus, les brouiller, les faire tourner dans tous les sens, pour gagner par le double de point, avec l'artiste El Mago à la baguette et dans le jeu. Mais les Argentins sont aussi brillants pour faire des fautes que l'arbitre du match d'hier n'a pas su voir ou voulu siffler, puisque l'entraîneur argentin avait su lui mettre la pression avant le match, comme le fit pendant le demi de mélée Pichot, véritable moulin à parole. Les joueurs français sauront-ils jouer avec ce feu ardent contre les 15 furieux tout-noirs ? Si le staff français a su retenir certaines leçons des matchs de l'année écoulée (tournée d'automne des Blacks, tournoi des 6 nations, tournée dans l'Hémisphère Sud, matchs amicaux et les 4 matchs de poule), ils ont du établir qu'il est impossible de battre cette équipe si leurs ailiers-fusées ne sont pas contrés par des joueurs de force et de valeur équivalentes, qu'il faut les faire courir et les fatiguer. C'est pourquoi les choix du sélectionneur sont si importants, car il doit être capable de ne pas privilégier ses copains, de déplaire à quelques cadres, comme Raphaël Ibanez et Fabien Pelous, à l'égard desquels des joueurs ont démontré qu'ils étaient meilleurs ou en meilleure forme. L'équipe qui aurait ma préférence serait donc la suivante :
15 : Traille 14 : Rougerie 13 : Jauzion 12 : Skrela 11 : Heymans 10 : Beauxis 9 : Ellissalde 8 : Bonnaire 7 : Dusautoir 6 : Betsen 5 : Nallet 4 : Thion 3 : Milloud 2 : Bruno ou Sarzewski 1 : De Villiers - Remplaçants : Michalak, Chabal, Pelous, Nyanga, Clerc, Mas et un talonneur
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