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Sarkozy sur France 3 : menaces, intimidations contre rue 89, le scandale


Sarkozy en off sur France 3
envoyé par rue89

Donc, si nous comprenons bien. Un : le chef de l'Etat vient sur un plateau de télévision. Il est tel qu'en lui-même, nerveux, agressif. Lui, il salue tout le monde, y compris celles et ceux qu'il va contribuer à envoyer au chômage, celles et ceux qu'il fait expulser. Et comme il est chef de l'Etat, il exige de la politesse, et plus encore, de la sympathie, et plus encore de l'amour. Parce qu'il est le chef de l'Etat, on serait obligé de l'aimer et de le saluer. Pourtant, entre citoyens, quand on ne s'aime pas, on ne se salue pas. Mais il n'est pas un citoyen, et surtout pas comme les autres. Il a tellement besoin d'être, malgré tout, malgré tout ce qu'il dit et fait, saluer. Sans cela, imaginez un peu, si celles et ceux qui ne l'aiment pas, ne le saluent pas, ne lui disent rien, refusent sa main tendue : cela va finir par se voir, par se savoir. Des images, avec le son, s'échappent du cocon de France 3. Et rue 89 en permet la diffusion. Et voilà cette scène. Et cette phrase : ca va changer, à propos de laquelle certains médias, comme 20minutes ont tenté une exégèse de sauvetage "et s'il voulait parler de la France ?". Et s'il voulait parler de France 3 ? Souvenons-nous des menaces qu'il a déjà proféré contre cette direction, pendant la campagne, devant de nombreux témoins. Il faut dire que, à l'époque, les médias les plus puissants qui servaient sa campagne s'étaient tus sur le sujet. Donc rue 89 fait ce que les instruments de propagande, dont France 3, ne font jamais. Ô scandale ! Et on vous sort la menace, par ce courrier d'avocats. Mais au nom de quel raison d'Etat, droit de la censure, cette "information", même de valeur relative, n'aurait jamais dû être diffusée et rester un "secret" ? Les colères de l'UMP et de France 3 sont effectivement scandaleuses : non pas leur objet, mais ce qu'elles sont, tellement elles vont à l'encontre des principes de la démocratie et de la presse. Le chef d'Etat s'est énervé, contre un technicien, contre la rédaction de France 3, a laissé filer une menace, et nous ne devrions pas le savoir ? Comment osent-ils ? ! Ah oui, c'est vrai, ils sont tellement à son service...

Sarkozy, France 3, l'obligation de salut et de déférence ?

Laurent Delahousse, le cas d'un journaliste-people qui pratique l'éloge des puissants...


JT F2 : Pro Nico, Anti Hugo... de droite
envoyé par PolEtTique

Hier, France 2 a diffusé une émission entièrement consacrée à Jacques Chirac, un modèle dans la flatterie permanente et dans l'enchaînement des platitudes, y compris les plus drôles. Laurent Delahousse est un Ken pas encore uni à une Barbie - mais cela ne saurait tarder. Avec lui, les puissants sont tranquilles et ravis : le journaliste people est absolument intéressé par les choses insignifiantes. Le degré zéro du journalisme est atteint, mais par contre, il obtient un 20/20 en servilité, et un "grand avenir" l'attend, si le monde reste tel qu'il est... et sinon...

Quand les polices du monde deviennent fascistes, avec ou sans Taser

Les "bavures" se multiplient : des policiers, des agents de police, blessent, tuent des civils. Aux Etats-Unis, celles et ceux qui se prennent pour des cow-boys dégainnent leurs Tasers plus vite que Lucky Luke son revolver. Le "policier-robot" n'est pas un projet et une oeuvre futuristes, "Judge Dredd" est déjà parmi nous, cloné à des millions d'exemplaire à travers le monde. La "formation" est en fait un dressage, et le policier-robot est incité à fonctionner par impulsions, et du coup, impulsifs, ils s'énervent, se mettent en colère, pour rien, et parfois blessent, et parfois tuent, sans en avoir le droit.

France Télévisions, la suppression de la publicité, le service public, les grèves, deux poids, deux...

Hier, les salariés de France Télévision tenaient à nous faire sortir les mouchoirs. Un ignoble projet menace "le service public, son financement, ses salariés" : la fin de la publicité sur les chaînes publiques. Parce qu'il y a un rapport ? C'est que nos chers journalistes, cameramans, preneurs de son, etc, sont comme tout le monde : money is money, et ils ont de gros besoins. Pour ces 10.000 salariés de France Télévisions, les moyens qu'ils mettent en oeuvre, il faut mettre sur la table 2,6 milliards d'euros. Avec la suppression, annoncée, programmée, mais pas encore mis en oeuvre (les lobbys parisiens s'agitent, frénétiquement), les moyens seraient automatiquement réduits, mais le gouvernement et la majorité, la main sur le coeur, ont promis que le manque serait compensé, d'une manière ou d'une autre. Mais certains salariés, rémunérés pour passer des contrats avec des annonceurs, seront licenciés. Un cauchemar. Et hier soir, dans son JT, Mr Pujadas recevait un spécialiste-expert-homme-du-service-public. Quand il s'agit de soi-même, la mansuétude, les bons sentiments sont de mise. Quand il s'agit de fonctionnaires, de salariés de grandes ou de petites entreprises, les rédactions de l'ORTF-France2-France3 n'ont pas cette pudeur : ils tiennent, sans vergogne et sans gêne, le discours de la "voix de l'Etat". Des licenciements à France Télévisions ? Inacceptable. Des suppressions de milliers de poste dans l'Education Nationale, ou ailleurs : pas de problème, les journalistes de France Télévision relaient la propagande gouvernementale. Cerise sur le gâteau : pour faire grève, ils ont défilé (une méthode qu'ils moquent dans leurs JT), au lieu d'occuper l'antenne. Faudrait-il lever le petit doigt pour en sauver ? Peut-être, mais il y aura des conditions, avec la première d'entre elles : qu'ils retrouvent le sens de la solidarité avec les citoyens attaqués de toutes parts par ce gouvernement, et qu'ils cessent d'être les larbins et les porte-parole bis, ter, du gouvernement. I may a dream ? !

25 ans, "Thriller", entre fiction dans la réalité, Michael Jackson et Barack Obama...

Il y a 25 ans, paraissait l'album qui allait devenir le plus vendu de l'histoire de l'industrie musicale. Contemporains de l'oeuvre, il n'est pas aisé d'en comprendre, mesurer, les significations et les implications, tant le "bon sens", éternel idiot de la famille, veut faire d'un album musical un... album musical. Si le plus jeune des Jackson Five, enfin parvenu à l'âge adulte et libéré de la brutale tutelle paternelle, a cru nécessaire de faire préciser, au début de ce clip, après que des chrétiens américains se soient une fois de plus scandalisé du loup qu'ils ont introduit dans la Bergerie (l'ombre de "Satan"), que cette vidéo ne constituait pas une exhibition de ses croyances personnelles dans les forces occultes, il n'en est pas moins certain que le clip, la vidéo et plus largement l'album sont construits et obsédés par la réalité de forces, par une réalité en tant que champ de forces contradictoires, et, dans cet espace-là, la voix et la volonté de Michael appelle son auditeur à "Beat it". Bats-toi, au moment du triomphe de l'ultra-libéralisme reaganien, c'était son message subliminable, mais aussi une nécessité, pour exister dans et contre le monde qu'il façonnait, "Beat it", c'était aussi un message pour celles et ceux que le tout nouveau virus du SIDA, contemporain donc de cet ultra-libéralisme déchaîné, avait atteint, allait atteindre. Des zombies, il y en avait eu, il y allait en avoir, du fait même de la violence d'une civilisation qui ne cherche pas à faire durer ses sujets, mais à les utiliser, les presser, puis les jeter. Au pays des armes, Al-Qaeda "inventera", pour le sol américain, en 2001, une nouvelle arme, "la bombe humaine", pourtant déjà annoncé après Pearl Harbor par les Japonais. Et enfin, Hollywood, source du même clip, va industrialiser le principe thriller, dans ses séries, Experts, portés disparus, Bones et autres Esprits Criminels. (etc... ils en jettent en corps). Quant à Michael Jackson, il a semblé lui même subir une telle transformation macabre, dans sa pathologique volonté de se rapprocher de ses frères blancs, au point de devenir aussi effrayant que l'un des personnages du célèbre clip. Et alors que l'industrie fête les ventes recommencées de l'album le plus vendu..., c'est un métis, Barack Obama, qui s'avance sur la scène de l'Amérique et du Monde, qui pourrait en devenir le prochain et le tout nouveau Président, et mettre en mouvement un "Nouveau" Monde, à condition de.. (même s'il est permis d'en douter, puisqu'il admire notre chef d'Etat !).

La Chine, le Tibet, les Jo, le boycott : les arguments

Boycotter les Jeux, ce serait, certains en frémissent d'effroi, un quasi-crime ! Il faut aller en Chine ! Il faut ! Pourtant, les arguments qui justifient un tel boycott ne manquent pas, au contraire :

- boycotter, c'est tout d'abord ne pas aller en Chine - lapalissade ! Mais cela revient à ne pas accepter que, pendant que l'athlète fera ses efforts, d'autres en feront aussi, en subissant des tortures; c'est ne pas prendre le risque de côtoyer ou pire de subir le régime policier chinois.
- boycotter, c'est affaiblir l'organisation chinoise de ces Jeux. Moins d'athlètes du monde entier présents en Chine, et ce sont autant de cautions en moins pour le régime
- car boycotter, c'est prendre acte que de ne pas boycotter sert et va servir un régime militaire et policier criminel (plus de 3000 exécutions de condamnés à mort, des déplacements de population, un esclavagisme sur plusieurs centaines de millions de personnes, et notamment les paysans)
- boycotter, c'est une mesure globale : ne pas participer aux Jeux pour les athlètes, ne pas regarder pour les spectateurs et télespectateurs, ne pas acheter de produits JO, ...
- c'est peser sur le régime chinois qui est actuellement l'un des plus dangereux au monde, contre les citoyens chinois, tibétains mais aussi contre nous, car ce régime pense pouvoir tout faire comme il le veut. Les recommandations de la "communauté internationales"  sont rejetées immédiatement par ce régime
- c'est porter un coup au Business mondial pour lequel l'éthique et les droits de l'homme sont bons pour eux mais pas pour les autres citoyens, un Business mondial et donc français qui s'asseoit sur les droits de l'homme, puisque, au contraire, ses bénéficiaires plébiscitent ce régime esclavagiste (une main d'oeuvre qui ne coûte presque rien, qui ne peut réclamer quoique ce soit, qui n'a pas le doit de se syndiquer)
- c'est condamner le CIO, organisation qui se moque totalement des Jeux dans leur esprit, qui s'est totalement converti au Business et à la domination économico-politique sur des hommes dociles, serviles.

Les JO sont devenus le symbole de l'asservissement d'une majorité d'hommes et de femmes par une minorité.

"Chaque nouveau-né voit en vérité le jour avec un crédit de 11 000 euros", Liêm Hoang-Ngoc

"Premièrement, la France n'est aucunement en faillite. Comme tout compte de patrimoine, le compte de l'Etat comporte un passif, la dette, mais il inclut également les actifs qu'il détient. La différence, positive, représente 38 % du PIB. Chaque nouveau-né voit en vérité le jour avec un crédit de 11 000 euros."
(...)

"Comme patron de RSF, je m'abstiendrai d'écrire ce que je pense des médias français"

Dixit Robert Ménart à Arrêt sur Images

La Chine, le Tibet, les JO : boycotter les JO, pourquoi, comment ?

Depuis que la flamme olympique, significativement mélange d'âme et de femme, ignées et acquises,  a commencé son parcours mondialisé, que les évènements au Tibet ont commencé, l'Etat chinois est tel qu'en lui-même, «droit dans ses bottes» (comme l'aurait dit le chinois de Bordeaux qui connaît le vrai, le beau et le bien) : violent, autiste, déterminé, à ne rien changer, ne rien céder, RIEN, bien au contraire. Il faut, faudrait en prendre acte. Le CIO prétend que l'attribution reposait sur un deal avec l'Etat chinois : cette attribution, en échange d'efforts significatifs en matière de respect des droits de l'Homme. L'Etat chinois a obtenu le jackpot, censé couronner son ascension parmi les puissances : les lauriers sur la tête des leaders du parti unique et non communiste, chinois, pour être des leaders du monde (quelle horreur !). Mais l'Etat chinois n'a pas tenu sa parole. Les promesses n'engagent que... Non content d'être violent dans son essence, l'Etat chinois n'a aucune parole, c'est officiel. Il faut, il faudrait aussi en prendre acte. Le présent est déjà dramatique (des géôles pleines, des condamnés à mort exécutés par wagons, des malades qui sont achevés et dont les corps sont découpés pour que les parties soient vendus dans le commerce mondial des organes, des dissidents, opposants, bloggeurs, arrêtés, torturés), mais le pire est à venir : pendant que les athlètes courront, sauteront, combattront, la police chinoise arrêtera, frappera, torturera, en toute tranquillité, puisque les hurlements seront couverts par les émerveillements de la voix de la foule aveugle. Il y a, il y aura des morts, et les Jeux permettraient à l'Etat chinois de laisser penser que ses dirigeants sont respectables, des «partenaires raisonnables». Les dirigeants du CIO ont décidé d'attribuer les Jeux à un Etat criminel, ils en portent la responsabilité et le déshonneur, et les Jeux, depuis le début des années 80, depuis la prise de contrôle par Samaranch et une clique de vieillards séniles et corrompus, ce cirque spectaculaire qui mobilise à point nommé les nationalismes respectifs, les chauvinismes et autres délirium tremens, n'a aucune valeur, mais les a toutes lorsqu'il s'agit de compter, en monnaie sonnante et trébuchante : c'est l'affaire par excellence, pour l'Etat organisateur, les entreprises, les sponsors. Tout ce «petit monde» qui connait la machine à faire du cash est tellement excité par l'enrichissement à venir en l'espace de trois petites semaines que, hommes d'affaires, agents du CIO, journalistes sportifs et autres, politiques, conspirent pour une belle hypnose orientale : on ne peut pas boycotter les Jeux, répétez après moi, on ne peut pas...  Les Jeux sont nécessaires : les faire, les regarder, c'est nécessaire, on ne peut pas boycotter les Jeux. Le Parti Unique Mondial le dit et le répète. Et si nous essayons de nous réveiller de notre sommeil dogmatique ? Boycotter, c'est... Et pourquoi boycotter les Jeux de Pékin, y a t-il et quels sont les arguments ?

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