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Le petit homme, le dernier homme

Selon Nietzsche, ces derniers hommes clignent des yeux - on peut ajouter désormais qu'ils secouent leur Rolex pour faire, désormais, le fameux bling-bling. Il faut que cela brille et clinque, que les âmes sensibles aux sons et aux lumières soient hypnotisées. Il n'est rien de plus important pour ce petit et dernier homme que d'être admiré et envié. Son désir est que vous vouliez être lui, et que, ne le pouvant, vous le jalousiez. Vous voudriez gagner plus ? Il gagne beaucoup plus que vous, d'autant qu'il s'augmente de 150%, qu'il bénéficie de plusieurs salaires - et donc, vous devriez l'admirer : il a réussi à faire ce que vous voudriez faire, et dans des proportions bien plus importantes que vous ne pourrez jamais faire et "gagner". Vous appréciez les "jolies femmes", et vous trouvez que, à votre bras, une top-model serait bien accompagnée ? Il s'organise un mariage d'images. Il n'est pas beau, mais comme elle est réputée belle, malgré son visage-masque figée (ce n'est pas pour rien qu'ils vont en Egypte en vacances, elle est déjà une momie figée), sa prétendue beauté rejaillit sur lui. Il brille, il clinque, il s'aime, enfin. Le petit et le dernier homme bénéficie ainsi d'une prestation compensatoire, une action narcissique qui le fonde et lui permet d'exister. Le petit et le dernier homme est archi-assisté : Carla, Henri, etc. Sans cela... Et comme ses "idées-de-droite" forment un monde fermé, étroit, étouffant et lamentable, le petit homme et le dernier homme qui a tout le temps besoin d'être content de lui et de s'admirer va puiser des références, des hommes et des idées à gauche, histoire aussi de cacher autant que possible la source de sa "politique" et de ses "convictions" et autres "valeurs" : l'extrême-droite.

Le petit et le dernier homme est "riche" parce qu'il est très "pauvre" : de l'être, il n'a rien à lui...

Jacques Brel, Pagny, l'humour, le génie et son absence


Jacques Brel - Les Bourgeois
envoyé par popefucker

Il était une fois des hommes, avant notre époque, avant les spectres et autres ectoplasmes, comme le nommé ci-dessus. Et parmi ces êtres de droiture et jamais de droite, il y eut le Grand Jacques. L'adolescent devenant "un homme, mon fils", récusa le destin familial tout tracé, pour devenir ce que vous savez, l'auteur-compositeur. Pas de "Star Académy", mais la rue, les cabarets, les débuts de la télévision, l'Olympia, les 33 et les 45 tours, et puis les textes - aujourd'hui repris par un certain Florent... Si Michel Polnareff a pu faire comprendre qu'il ne souhaitait pas la présence de quelques "peigne-culs" à ses concerts, le Grand Jacques n'a aujourd'hui aucune protection pour éviter d'être chanté par quelqu'un qui s'accroche à lui pour tenter de capter un peu du génie qui lui fait si cruellement défaut. C'est que le Florent est conscient, de l'écart, de la distance, du fossé, qui le sépare d'un véritable artiste, et il se résigne donc à faire des reprises, quand le Smet accumule navet musical sur navet musical. Mais en reprenant ses chansons, M. Pagny se ridiculise. Car il prouve, par l'exemple, qu'il n'a rien compris à l'oeuvre du Grand Jacques : une parole nourrie de l'humanité, révoltée et surtout incarnée, car le Grand Jacques vivait ce qu'il racontait. Il parlait à ses spectateurs, et il le prouvait par son VISAGE vivant. M. Pagny, lui, a le masque, le masque actuel de celles et ceux qui sourient tout le temps... "Les bourgeois, qui chantent des chansons, c'est comme les cochons, ...". Dans cette chanson, comme dans Jef, par exemple, Brel parle de ses amis, des autres, et aussi de lui, puisqu'ils sont liés. M. Pagny ne parle que de lui, lui, moi, moi qui suis resté le plus fier, je parle encore de moi...

Hunt Sabotage, un témoignage

Chasse à courre… Cela ne vous rappelle-t-il pas certains tableaux de maître du 18 et 19ème siècle. Entre temps la révolution française de 1789, a aboli les privilèges dont la chasse à courre lors de la nuit du 04 août. Et pourtant, au contact de ces pratiquants, on se demande si les temps ont changé. Qui plus est la violence verbale (suivie d’un pas de violences physiques si la gendarmerie n’était pas présente), menaces, luxe et argent s’étalent : vans, camions hippomobiles, camionnette pour la meute, maître d’équipage et autres participants vêtus superbement : plastron, épingle à cravate surmontée d'une perle, bottes de magnifique facture, selle de toute beauté, fouet, cravache, admirables chevaux. Et ces gens du haut de leur monture qui dominent, claironnent mais aussi qui sermonnent, agressent les saboteurs comme si nous étions revenus au « bon vieux temps », du temps de la noblesse et des gueux en bas, à pied, à terre ! » Un maître d’équipage tente de charger une jeune fille. Un membre du groupe des «hunt sabs » n’en revient pas et traite le « noble » de lâche. Ce dernier réplique d’un ton autoritaire et, montrant son fouet prêt à être déroulé lui lance de manière autoritaire qui ne demande aucune réplique :

- « Tu en veux un coup de celui-là ? »

Non, non, nous ne sommes pas en 1768 ou 1785 mais en ce début de 21ème siècle dans une des campagnes de la France nord. Le tutoiement permet de situer tout de suite la domination. Et oui, c’en est ainsi en pleine forêt où deux siècles sont passées et 4 révolutions – en incluant la Commune de Paris en 1871 - et quelques mouvements populaires d’envergure. Et puis, la valetaille s’y met aussi avec des visages parfois hébétés voire avinés mais combien sont-ils sagement fidèles à leur dévoué maître.

Sans faire de prosélytisme, les hunt saboteurs ont une déontologie claire : « Etre non violent, non agressif et ne pas répondre, notamment aux provocations ». Et, là il y aurait de quoi alimenter les propos tellement les questions, remarques tournent vite aux sarcasmes, aux injures, à la platitude des idées. Tout cela sous tend la stupidité et les provocations. Le mieux consiste à se taire et ne pas répondre car la vilénie et la mauvaise foi sont souvent de mise. Deux mondes s’affrontent. Celui de la sensibilité, du respect, du droit à la vie par rapport à celui de la brutalité, de l’ignorance, de l’égoïsme, de la violence.

Au-delà, ne s’agit-il pas d’un conflit de classe…. ?

A chaque fois, nous sommes environ une cinquantaine venus de Bretagne, de Touraine, Dijon, Colmar. Des jeunes et moins jeunes convaincus du bien fondé de la vie des animaux, de son respect, de sa délicatesse, de sa superbe. Aucun ne devrait avoir le pouvoir sur ces nobles créatures si minutieusement « élaborées » par Mère-Nature. Il est tellement plus simple de faire souffrir, d’anéantir, de faire mourir. Et pourtant, combien existe-t-il de méthodes d’asservissement de l’animal en ce début de 21ème siècle, dit de progrès ? Elles ne cessent de se développer et le machiavélisme ne connaît aucune déontologie.

Mais qu’est-ce que cette chasse à courre ? C’est suivre, traqué pendant des heures un animal… C’est poursuivre un chevreuil, un cerf, un renard, un lièvre durant plusieurs heures parfois. Au fil de cette course poursuite aux sons des aboiements de la meute, l’animal stressé contracte ses muscles. Epuisé, il est mis à terre par les chiens. Ahuri, il sait et ressent ce qui l’attend. La souffrance l’envahit depuis pas mal de temps à courir à perdre haleine. La tétanisation de son corps fait son travail dans ces muscles pourtant si bien huilés. Le drame arrive ! Alors, l’indicible se produit. Achevé sans ménagement, l’animal est donné en pâture à la meute lors de la curée. Est-ce encore soutenable ? Est-ce encore possible de voir de telles choses aussi ignobles et insupportables aujourd’hui ? Dans un pays dit civilisé alors que bien des pays ont aboli la chasse à courre : l’Allemagne après guerre, l’Angleterre et le Pays de Galles récemment, l’Ecosse en 2002, la Belgique en 1995. En France, elle est toujours autorisée du 15 septembre au 31 mars ! Ce que veulent désormais les « hunt sabs »et leurs sympathisants, c’est une loi interdisant ce type de chasse en France.

Les chasseurs se targuent de réguler la nature alors que depuis tant de siècles, elle le fait elle-même et n’a pas attendu la main destructrice de l’homme.

Mais, il faut bien que quelques uns s’amusent, s’adonnent à leur « sport » favori !

Sur le terrain, nous courrons vers les chevaux. Nous crions. Les mégaphones interpellent le maître d’équipage ou ses sbires.

- « rentrez chez vous ! la chasse est terminée. Nous partirons seulement après »…

Des échanges verbaux ont lieu. Alors, nous courons à nouveau ou alors en fonction de l’allure des chevaux nous marchons rapidement. Il ne faut pas les lâcher d’un poil et ce n’est pas toujours facile. Alors, bientôt nous serons équipés soit de vélos tous terrains soit d’une moto suiveuse de manière à gêner le plus possible. Mais on n’agit pas forcément contre certains principes. Nous avons eu droit au contrôle d'identité avec un probable fichage aux RG puis à la cellule anti-terroriste. Les mouvements et les actes de défense des animaux relèvent désormais de cette cellule.
D'autres groupes agissent principalement en France nord. Il faudra du temps pour lutter contre cette barbarie qui touche les cerfs, les chevreuils, les renards, les lièvres et même dans un autre ordre d’idée le déterrage de blaireaux alors que ces derniers sont protégés partout en Europe sauf dans ce pays peu ouvert à la souffrance et à la vie... Le groupe est constitué d’individus sensibles à la condition animale et souvent végétariens, végétaliens voire végan. Leurs actions se déroulent pour la plupart d’entre eux à visage couvert et vêtus de noir. Lors d’un sabotage, certains véhicules ont été verbalisés. Bilan 135 euros ! Mais qu’importe ! Au pire, nous nous cotiserons. Une vie a été sauvée et c’est bien là le principal. Mais ce combat est à intégrer dans une dimension plus large où des groupes se battent désormais contre la vivisection, contre la corrida, contre l’hippophagie, le foie gras... Quelques députés sont sensibilisés à certains aspects de la condition animale et, courageux ils luttent de toutes leurs forces. Des courriers sont envoyés aux ministères. Des associations se créent comme «
droits des animaux ». A propos de la corrida, par exemple, 60 villes espagnoles et non des moindres comme Barcelone l’ont interdite et l’entrée des arènes est désormais proscrites aux jeunes de moins de 14 ans. En France, « l’Alliance anti-corrida » ou le « CRAC » œuvrent afin de l’interdire aux moins de 16 ans car il s’agit d’un spectacle violent qui marque les esprits et notamment les jeunes. Des sociétés d’expérimentation animale sont harcelées principalement en Grande Bretagne mais aussi dans une moindre mesure en France. La Fondation Brigitte Bardot lance une campagne de publicité contre l’hippophagie. Seuls trois pays consomment encore du cheval… vous savez cet animal dit « noble ». Certains se mobilisent pour tenir des tables d’informations contre le foie gras, lot de souffrances pour canards et oies qui, arrivés sur terre, veulent tout simplement vivre mais pas l’enfer alors que ces dernières sont fidèles jusqu’à la mort.

Et l’homme, dit supérieur ?…

Je préfère voir courir, sauter un chevreuil, un cerf, un lièvre ou un renard plutôt que de les voir mort. Leurs souffrances, leur terreur, leur cadavre ne m'intéressent absolument pas car  la beauté s'exprime dans la vie. Et puis leur vie  leur appartient et l'homme n'a aucun droit sur la leur. Je reprends une célèbre citation
"Mais qu'on leur fiche la paix !".

Dune, les fremen, l'épice

L'interdiction de fumer dans les lieux publics, les moutons de Panurge

Cigaretteautopsiedunmeurtrier Il était une fois les moutons de Panurge. Pour que les moutons de Panurge fassent jaillir plus rapidement le blé de leurs planques, les maîtres-esclaves inventèrent le paquet de cigarettes, la clope. Le mouton de panurge inspirait et expirait, sentait, à tous les sens du terme, sa méditation intérieure sur "le sens de la vie". Les maîtres-esclaves avaient décidé que "le produit offert" (car tel était le langage qu'ils parlaient pour désigner la chose fabriquée à l'identique à des millions d'exemplaires) serait empoisonnée. Les moutons de panurge apprirent, à grand renfort d'échos, que la clope, à laquelle ils commençaient de vouer une vénération, mettait en cause ce que les maîtres-esclaves appelaient leur durabilité, mais comme la mort était lente, les moutons acceptèrent de perdre la vie à petit feu... Les morts-de-la-clope devinrent si nombreux, s'accumulaient tellement que des moutons de panurge prirent peur, et décidèrent de répéter sur tous les tons que la clope était tueuse. A force, les maîtres-esclaves décidèrent que les grands renforts d'écho des moutons n'étaient plus supportables, qu'ils ne pouvaient pas tuer directement les moutons pour les faire taire,  et que, pour les punir, la clope leur serait retirée. Elle était un des rares plaisirs Cafe_cigarette de la vie des moutons, mais comme la chose était empoisonnée, les moutons avaient acquiescé à sa disparition. Evidemment, les maîtres-esclaves maintenaient le principe de la mort des moutons de Panurge, il faudrait y parvenir autrement. Un jour, le monde des moutons se réveilla sans une seule fumée de clope, et les moutons respiraient, comme à une renaissance. Les maîtres-esclaves continuaient à sourire aux moutons. Aucun mouton ne demanda jamais l'impossible : une clope qui ne fut pas empoisonnée. Les idées-de-liberté s'aventuraient rarement au pays des crânes des moutons...

Le Testament de Vladimir Nabokov, extrait 1

Lolitapournabokov

Il y a longtemps que j'ai accepté de considérer que je fais partie d'un petit nombre, le petit nombre de ceux qui savent, parmi la troupe et le troupeau de ceux qui écrivent, qu'il y a, dans l'encre même qui fixe les ombres de nos évocations dignes de la magie, une volonté, et je demande que le lecteur de ce testament entende bien résonner en lui les lettres qui font un sens unique à ce terme essentiel pour la clarté psychologique et philosophique, une volonté de vivre sans jamais mourir, d'être encore présent, de renaître même, de reprendre vie, après que j'eusse quitté cette présence, lorsque un homme ou une femme, ou une jeune femme de préférence, lit pour la première fois, ou pour une nouvelle fois, cette histoire - je pense particulièrement à Lolita. Mais maintenant que j'écris ces lignes pour vous, lorsque je ne serai plus là, je déclare bien que cette missive se confond avec un testament, qui, comme nos coutumes ont pris l'habitude de le définir, annonce déjà cette mort stupéfiante, et l'exposé de vérités auxquelles je suis attaché, et que, oui, je veux bien le reconnaître, je n'avais jusqu'ici pas pris le temps d'énoncer, parce que je ne le pouvais pas, pensai-je. Pour toi qui tient peut-être le document original de ce testament, et non sa copie littéraire, tu relèves sans doute sur cette lettre des couleurs aux tours et détours de quelques lettres et mots, et tu vois bien, les formes, circulaires, sont comme des auréoles nées du mélange de cette encre et de mes, larmes. Car, oui, moi Vladimir Nabokov, je peux le dire maintenant que je suis mort, je pleure, ou je pleurais en cet instant où je ne l'étais pas encore, et, pour faire simple au regard des mortels avec lesquels il est toujours dangereux de faire plus ou moins que simple, parce que la honte me transit depuis plusieurs jours, et que je vais et je viens dans ma maison, sans avoir pu jusqu'ici prendre une autre décision que celle d'écrire ce testament, insuffisant à jamais à mes yeux. (...)

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"Le Testament de Vladimir Nabokov " est une création. Le document complet représentera une nouvelle. Elle est publiée sous forme d'extraits. Le premier extrait complet peut être téléchargé au format PDF Téléchargement LETESTAMENTDEVLADIMIRNABOKOVEXTRAITUN.pdf

Colonización - carta a evo morales

Evonow Querido Evo, 

Su elección a la presidencia de Chile representó y representa una fiesta, una esperanza, para millones de bolivianos, y más particularmente sus hermanos indios. Usted debe saber que, en el mundo entero, su elección también emocionó y regocijó a muchos hombres y mujeres. Se va así a Europa. Sin embargo, es de Europa dónde se fueron las águilas de presa, los depredadores, que vinieron para tomar, "para robar" su tierra. Pienso pues que usted tiene de desarrollar una desconfianza con respecto a los blancos, aunque algunos le acompañan sobre su camino de igualdad. Pero usted debe saber que la colonización que usted sufrió y quien está todavía tan presente en Bolivia hasta comenzó en el interior paredes de Europa, en quien nuestros abuelos estuvieron encarcelados. Hasta la Revolución francesa, y misma después de manera diferente, fueron los esclavos de la nobleza. 

Cuando estos esclavistas comprendieron que Europa necesariamente no representaba un futuro cierto, cuando comprendieron que almas puras podían fácilmente ser puestas en esclavitud, no vacilaron en tomar los barcos para venir para declarar que todo aquel quien le pertenecía les pertenecía. También, quiero exprimirlela solidaridad y el sostén de los y las que, en Europa, son los descendientes de estos esclavos y las que quieren, como usted y con usted, construir un obsequio de igualdad y de respeto. Porque aquí también, ellas luchan continúan. Francia está, hoy, de nuevo, controlado por descendientes de esta nobleza, como con nuestro primer ministro. Y así como en otro tiempo, quieren hacer nuestro país una zona inmensa donde dueños escogen a sus esclavos y les dan justo bastante para alimentarse.Y la Iglesia católica es aquí, como en su casa, su principal sostén, cínico. Espero pues que podamos construir un Internacional verdadero de los colonizados - porque somos, tenemos, el número, el derecho, una voluntad derecha. Así como millares de franceses y de europeos, hago votos por su éxito, y espero tener un día el honor de saludar al hijo del Sol.

(cf. la lettre en français, au format PDF) Download lettreevomorales.pdf

Porno Manifestons : pour un renversement de toutes les valeurs ...

Il paraît que nous donnons beaucoup de prix au mot, «la démocratie», et plus encore à la chose elle-même. Pendant des décennies, les Français que nous sommes furent des donneurs de leçons planétaires. Nous prétendions être exemplaires de la dite, démocratie, et tout le monde devait nous imiter (...) La classe moyenne sent sur ses talons les relents de la «misère» mondiale. Et, libres comme l'air, les millionnaires (en dollar, euro, livre sterling) vont et viennent où ils veulent et quand ils veulent, la Terre est désormais leur jouet. Dans ces démocraties, les médias, qui s'adressent aux citoyens (aux hommes et aux femmes dont le travail ne leur appartient pas, qui sont salariés, ou chômeurs), de quoi parlent-ils et à qui donnent-ils la parole, de plus en plus ? Le «people» riche sévit partout. (...) Le citoyen des pays démocratiques est, dans son pays, dans sa «communautés d'égaux» (pardon, je tousse...), un spectre. Et il continue de hanter l'Europe – au grand dam d'une hiérarchie qui rêve encore et toujours de se débarasser du peuple, certes utile, mais coûteux... (cf. Le Manifeste du Parti Communiste de Marx et Engels) (...)  Ils ont organisé les moyens de l'illusion. Pour le dernier référendum, les auditeurs et téléspectateurs n'ont pas eu la berlue : leurs yeux et leurs oreilles entendaient bien une propagande d'Etat en faveur du oui et contre le non. Mais loin d'être résumé dans ses organes naturels, cet Etat était partout, jusque dans les petits médias. La propagande n'a pas évidemment le pouvoir de contrôler l'acte du vote; son indécence atteignit de telles proportions qu'elle provoqua une part de l'échec. (...) La France est une caricature de démocratie. Les maîtres de l'Etat sont des aristocrates de l'ancien régime. Au plan local et régional chacun peut assister à une reféodalisation avec des barronies, ... Le jeu politique est contrôlé par les partis – et par la répartition de l'argent public aux partis, qui ont détourné les affaires de détournement de fonds pour (...) Les dictatures ont ceci de commun qu'elles paraissent si puissantes et organisées que la moindre action personnelle est vaine et condamnée à l'échec. Même au sein de l'Etat national-socialiste, la mobilisation des citoyens -les parents d'enfants handicapés qui venaient de découvrir le programme d'extermination de leurs enfants- a pu freiner ou même arrêter la volonté de la faction criminelle qui s'était emparée des forces nationales. Alors, chez nous, même si nos libertés sont réduites par des libéraux qu'il faut bien assimiler à des menteurs, nous pouvons agir.  Comment ? (...) Mais ceci exige une détermination, ici et maintenant. Si nous sommes convaincus ensemble que nous pouvons et devons, ici et maintenant, c'est-à-dire là où nous sommes, engagés une lutte pour la liberté des individus, des peuples, pour leur réalisation, il y a donc des solutions. Boycotter les grands médias, jusqu'à leur réforme complète et entière; refuser, autant et comme cela est possible, une autorité d'Etat entre les mains d'individus illégitimes (électoralement mais également intellectuellement parlant); refuser de mettre une main dans la logique people des grands groupes de presse. Dans la société civile elle-même, nous pouvons refuser «le» communautarisme, c'est-à-dire l'inceste moral et social. (...) Quant à l'idéologie et aux «idées», la lutte ne montre rien en faveur des majoritaires-minoritaires. Par là, il s'agit de désigner ceux qui sont le plus nombreux et qui pour autant ne parviennent pas à faire valoir leurs intérêts, et qui subissent même des décisions ou des effets de réalités. Par exemple, la loi sur les retraites estampillée Made In Raffarin repose sur un mensonge énorme et grotesque; au moment où le papy-boom commençait à produire ses effets, des responsables d'Etat ont prétendu qu'un non-allongement du paiement des côtisations, dès maintenant, conduirait le système de paiement des retraites par répartition à la faillite et qu'il fallait immédiatement intervenir pour le sauver. Un tel projet «philanthropique» émis par des ultra-libéraux (M. Raffarin était sénateur de «Démocratie Libérale», le parti d'Alain Madelin) aurait du laisser deviner aux «gens de gauche» qu'il y avait anguille sous roche, mais personne n'a soulevé la pierre pour voir que... (...) Il ne sert à rien de se faire la moindre illusion sur le sujet.

Le chômage de 10 à 20% de la population est voulue et entretenue parce que les dirigeants et donc les grands patrons, mais aussi les petits, ne veulent pas que la France retrouve une situation de plein-emploi (comme à la fin des années 60). Le chômage est une condition sine qua non d'un marché du travail concurrentiel dans lequel les salariés n'ont pas leur mot à dire grâce à la pression et à la menace du chômage. Le chômage est une situation voulue par ceux et celles qui dirigent ce pays (...) Sur ce terrain des idées, nous subissons encore une idéologie vichyssoise du travail – éloge du travail qui est le fait d'idéologues libéraux qui bien souvent ne travaillent pas ou ont des travaux d'acteurs... Mais fort heureusement les masques tombent. La nouvelle élue, Laurence Parisot (sic!), à la tête du MEDEF, l'organisation syndicale française pour l'exploitation des travailleurs et des richesses mondiales, peut desormais déclarer : «Le mot précarité est un mot à la mode qui a pour objectif de nous empêcher de réfléchir", et "la précarité est une loi de la condition humaine." ! Et non ! C'est (...) Car la situation du monde est telle que nous avons besoin que des gens sérieux, des philosophes par exemple, et d'autres, se penchent sur ce sujet pour que nous puissions disposer de bases intellectuelles et donc pratiques sérieuses, incontestables et utiles à une «révolution» mondiale.  Si bien des soixante-huitards furent des traîtres à ce projet révolutionnaire qui traversa le beau mois de mai, ils ont vieilli et pas lui. Ils seront bientôt morts, et nous non. Après leur élan, bref, et mesuré, de générosité les uns à l'égard des autres, nos soixante-huitards ont vite retrouvé leurs pénates familiales, les réseaux de papa et maman, l'identité, «mes origines». (...) Si les médias indépendants peuvent et doivent être organisés contre cette faute, «la République Française» doit créer des garde-fous pour que la mixité sociale et humaine ne soit pas qu'un slogan de plus. C'est qu'il nous faut choisir entre la fraternité, le fait accompli, et la sélection ethnique par critères douteux.., fondée par la «noblesse» d'Europe, la plus pourrie de toute l'histoire.. «La Révolution» n'a jamais été un songe d'une nuit d'été mais une vision réaliste d'un monde possible -et déjà réel en parties- qui exige de nous probité intellectuelle et enthousiasme pour la meilleure part d'entre nous – c'est-à-dire ? Nous avons besoin que les citoyens, chaque jour, travaillent et résistent dans le monde du langage, notre véritable espace commun.Adeux


Il s'agit de dire que la pornographie n'est pas la représentation spectaculaire de relations sexuelles, mais l'indécence, la provocation, l'audace (comme le Président "pompier" du sommet de Johannesbourg), les crimes des pouvoirs économico-politiques : de l'incompétence de Georges W. Bush révélée une fois de plus avec le désastre global du cyclone Katrina, de l'absence de toute probité du Président de la République qui a refusé de répondre à des questions judiciaires, de son absence de tout sens moral lorsqu'il exprime les discours les plus généreux possibles pour conduire en France une politique de petit épicier, en passant par les hommes sans visage cachés dans les noms de Sociétés Anonymes et qui organisent sur le plan international l'exploitation de millions de travailleurs, à commencer par le plus grand marché d'esclave du monde, la Chine... Contre ces Etats qui nous surveillent nuit et jour avec des moyens de plus en plus gigantesques, coûteux et fascisants, nous avons besoin que, nous, vous, et d'autres, retournions la surveillance, la vigilance, pour que ce soit nous, avec nos consciences, nos caméras, nos téléphones portables, ..., nous fassions subir un effectif contre-pouvoir. Le réseau est là – il ne nous reste qu'à le co-ordonner ensemble.Chiracausommetdejohannesbourg

cf. le texte complet du Manifeste an format PDF Download MANIFESTEPORNOMANIFESTO.pdf

De l'inceste moral au fondement de la fabrique ethnique, première partie.

Selon l'anthropologie fondamentale, les sociétés humaines sont construites sur un à priori "échangiste", une structure transcendantale de construction-déconstruction de la cellule-famille, par "l'échange des femmes". Cet échange permet aux familles de ne pas succomber à la tendance et au désir incestueux. Les filles de tel père ne peuvent être ses femmes, quoiqu'elles veuillent - dixit Freud, quoiqu'il veuille, dixit Freud. La "civilisation" serait donc construite sur une frustation fondamentale, nécessaire et réussie. Et c'est, je crois, "ma" découverte - cette analyse et ce sentiment sont des illusions, car je crois qu'il est possible d'établir que les civilisations conspirent pour réaliser, coûte que coûte, autant que possible, l'inceste - de manière "morale", par l'édification même des familles, puis du réseau des familles. L'inceste ne serait donc pas ce qui est nié et interdit, mais ce qui est "réalisé", soit de manière symbolique par "l'amour filial", en fait la propriété privée des parents sur les enfants, soit de manière non-symbolique, mais dans ce cas, ceux et celles qui violent la loi seraient en fait ceux et celles qui accomplissent le désir majeur. Pourquoi parler d'"inceste moral" ? Parce qu'il s'agit de désigner une tendance du moi à se donner une identité et à rechercher la fusion avec sa propre identité, avec sa propre chair - ce qui fait de cet inceste moral l'accomplissement maximum et terrifiant d'un narcissisme primaire. Comment vérifier cette loi et cette tendance systématique dans le passé et le présent des sociétés ? Il faut regarder comment les individus vivent, agissent et se coordonnent. Or, partout, la préfèrence pour le même, la préférence "Le Pen" (je préfère mes filles à mes cousines, mes cousines à mes voisines, mes voisines à ...), construit les individus comme "membres" seulement d'"une", "communauté". De la "noblesse" qui fait rally-er les jeunes adolescents pour que les fortunes se partagent, augmentent, ne diminuent pas, et au pire, ne disparaissent pas (cf. les ouvrages remarquables du couple Pincon-Charlot), en passant par "la bourgeoisie" et ses réseaux (catholiques, protestants, ...), jusqu'aux membres les plus "éminents" des pseudo-monothéismes qui ne peuvent concevoir un devenir de conjuguaison libre de leurs enfants, il n'y a donc que ceux qui connaissent l'horreur des familles, Rimbaud, les prolétaires, pour ne pas succomber aux sirènes du "Je suis ce qu'il y a de mieux sur terre", je-suis-l'être.

Oedipe à L'Elysée jusqu'à ?

Pourquoi dans un pays comme la France, "la grande nation" comme les Européens l'appelaient après la Révolution, l'Etat peut-il être dirigé par un individu commeLemondeselonchirac Monsieur Jacques Chirac dont chacun connaît, la psychologie, les références, les règles de comportement dans l'exercice de ses fonctions, ... ? 40 ans à la tête de l'Etat, 10 ans à la tête de la République - et si des forces constantes, à mieux connaître et "travailler", avaient pour objectif d'empêcher les Français de vivre dans une "vraie" démocratie ? Alors que nous allons bientôt assister aux "commémorations" de ces 10 années de descente vers le vide humain et social le plus profond, j'adresse ici, et par écrit, une "lettre à Monsieur le Président de la République" (format PDF). Les documents, correctement rédigés et signés qui me parviendront, pourront être adressés avec cette lettre - qui serait donc collective et plus individuelle.

Download lettre_jacques_chirac_prsident_de_la_rpublique_pour.pdf
Pour cela, il faut en partager la conclusion, la demande, l'exigence... 

cf. le remarquable dossier de Denis Touret sur les affaires Chirac : n'en jetez plus, la coupe est...

Le discours au soir de sa victoire : "Président de tous les Français, je vais y répondre dans un esprit de rassemblement, je veux mettre la République au service de tous. Je veux que les valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité reprennent toute leur place dans la vie de chacune et de chacun d'entre vous". Déjà...Download DISCOURSDEJCHIRACLESOIRDESAVICTOIRELE5MAI2002.pdf

(Si quelques-uns s'étonnent de la concomitance de cette lettre avec celle adressée à Frédéric Beigbeder, et de certains parallèles qui peuvent être faits entre leur contenu respectif, c'est que nous avons sans doute à connaître et à travailler un système "people" solidaire. Je conseille la lecture du couple Pincot-Charlot). 

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