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19/05/2004

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C'est pas très clair ton texte. Ses purs ongles très haut dédiant leur onyx, (outre l'idée d'élévation, d'offrande sacrée qui se cassera la gueule au quatrième vers) c'est juste une sublimation pour la pierre, et un jeu de mot, parce que onyx en grec c'est ongle. (oui je redis la même chose que toi, mais je suis plus claire).

Oui, ce texte n'est pas clair, et ce n'est pas de moi, puisqu'il s'agit d'un extrait de dictionnaire, définition de "onyx". Pourquoi ce texte ? Parce que "Onyx" est un terme d'usage rare. Et une fois que je sais ce que signifie "onyx", est-ce que le sens du poème s'éclaire ? oui, et non, car onyx est avant tout, ici, une pure sonorité : o - voyelle étonnante de la fermeture ouverte, répétition de "haut"; ny- nie, n'y, nid; honni; que-ce, X; ouverture sur l'inconnu, tel est bien "onyx", et ses purs ongles très haut dédiant leur signification de l'inconnu, il y a donc une trace esthétique de cet inconnu ici, et "onyx" est un beau mot pour le désigner.
Est-ce qu'il faut comprendre ici "l'idée d'élévation, d'offrande sacrée qui se cassera la gueule au quatrième vers" ? je ne crois pas; mais différence du corps et de l'âme, le Phénix, oiseau mythologique mais oiseau tout de même, renaît de ses cendres; mais dans le monde des corps, il n'y a pas de renaissance; par contre, "Phénix" signifie quelque chose par et pour "l'âme", pour laquelle il n'y a rien qui puisse la recueillir lorsqu'elle "brûle" et "meurt", sauf une trace éternelle, le poème, la Parole, Logos, "Que ne recueille pas de cinéraire amphore".

De toute façon tu y trouves ce que tu veux :-)
Et parce que je trouve que ça éclaire un peu le poème, aussi :

"J'extrais ce sonnet d'une étude projetée sur la parole : il est inverse, je veux dire que le sens, s'il en a un (mais je me consolerais du contraire grâce à la dose de poésie qu'il renferme) est évoqué par un mirage interne des mots-mêmes. En se laissant aller à le murmurer plusieurs fois on éprouve une sensation assez cabalistique. C'est confesser qu'il est peu plastique, mais au moins aussi blanc et noir que possible, et il me semble se prêter à une eau forte pleine de rêve et de vide". (Mallarmé dans une lettre à jesépluki)

"De toute façon tu y trouves ce que tu veux" : c'est un vrai défi, pas à moi, mais à Mallarmé lui-même, si souvent qualifié d'obscur, évidemment à tort; comme j'ai essayé de le démontrer, et je n'ai pas fini, avec ses poèmes "érotiques". Je crois qu'une très grande attention aux mots, et aux divers sens et sons de ces mots, doit nous permettre, au contraire, de comprendre le poème, de comprendre les pensées de Mallarmé; donc, non, "De toute façon tu y trouves ce que tu veux", car je ne le veux pas, et si "je" me trompe ou que si "je" ne comprends pas, je demande simplement que quelqu'un m'explique. Je préfère que tu m'expliques ton "ses purs ongles...", même si ton "explication personnelle" devait se révéler terriblement subjective, tellement personnelle que fausse. Mais n'y a t-il rien de pire qu'un poème qui n'est pas approprié par ses lecteurs ?

Est-ce que vous pensez que le ptyx soit un encrier, dans la mesure où le Poëte est allé puiser un liquide avec cet objet dont le néant s'honore ? En tout cas, c'est un récipient. D'après Pausanias, "la corne du pied du cheval est la seule substance que l'eau du Styx ne puisse pas détruire ; elle ne se conserve donc que dans un vase de cette matière." Mais le ptyx risque de rester vide (comme par hasard), vu que le Styx ne contient pas de larmes, sauf erreur. Si quelqu'un veut bien m'éclairer ou discuter de la signification de ce poème, qu'il n'hésite pas à m'envoyer un mail au nico.messina@yahoo.fr

Ses purs ongles très haut dédiant leur onyx,

C'est pur - épure

Onyx :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Onyx_(minéral)

honni x

ce qui est caché, tenu secret, refoulé, mais qui est montré aussi

On X (en anglais), sur le x, l'indéterminé

etc...

L’Angoisse, ce minuit, soutient, lampadophore,
Maint rêve vespéral brûlé par le Phénix
Que ne recueille pas de cinéraire amphore

Sur les crédences, au salon vide : nul ptyx, 5
Aboli bibelot d’inanité sonore,
(Car le Maître est aller puiser des pleurs au Styx
Avec ce seul objet dont le Néant s’honore).

Mais proche la croisée au nord vacante, un or
Agonise selon peut-être le décor 10
Des licornes ruant du feu contre une nixe,

Elle, défunte nue en le miroir, encor
Que, dans l’oubli fermé par le cadre, se fixe
De scintillations sitôt le septuor.

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