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25/06/2006

Commentaires

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Hormis les évidences et réalités politiques que vous soulevez, j'ai toujours pensé que Marine Le Pen,avec son charisme et son air de s'intéresser aux populations défavorisées consitutait un danger bien plus insidieux que certains autres représentants du FN.

Et c'est une femme,donc perçue plus "douce" et sans doute moins haineuse que son père,et pourtant...

Et pourtant, comme vous dites. Ce qui manque le plus à l'appel de la vigilance démocratique, c'est l'explication pédagogique de ce qu'est l'extrême-droite française; qui, en 40, applaudissait au défilé des troupes allemandes sur les Champs Elysées. C'est pourquoi il ne faut pas dire qu'ils sont xénophobes, au contraire : Jean-Marie le Pen préfère moult étrangers à la majorité des Français, et, il l'a prouvé, il est même germanophile..., ce qui, pour un prétendu "patriote", est gênant... Si, parmi les sympathisants ou ceux qui votent en faveur du FN, on trouve parmi eux, des ouvriers, c'est que ceux-ci sont parfaitement inconscients et ignorants de que ce que représente réellement, sur un plan sociologique et intellectuel, la direction du FN. Qui est anti-prolétarienne et anti-populaire autant qu'il est possible de l'être. Il faut donc aider les ouvriers français, et plus largement, les citoyens, à ouvrir les yeux, sur cette partie du monde politique, afin qu'ils comprennent à quel point ceux-là ont toujours été prêts à trahir la France.

Ha Marine le Pen ! Le pitbull à son papa... Chaque fois que je la vois, elle me fait penser à un pitbull, c'est plus fort que moi. Depuis Tatcher, on sait que la femme plus humaine et plus douce n'est qu'un mythe... Bien sûr qu'elle est dangereuse, beaucoup plus que son père qui est un tsar en fin de vie.

J'en profite pour vous dire que j'aime beaucoup vos analyses et que je repasserai par ici souvent.

Merci, IsaFC70, parce que, venant d'une femme comme vous (? si je ne me trompe ?), aux fantasmagories si nécessaires...

Margaret - en travers de la gorge ? Cela fait mal... Notre petite vengeance fut cette délicieuse chanson de Renaud, même si elle était et est encore menteuse, puisqu'il n'y pas que Margaret qui soit...

Petit texte très intéressant. C'est vrai que le front se fait silencieux ces temps-ci. Par ailleurs je crois déceler un écho à l'un de vos récents articles sur le soutien de la bourgeoisie à la mise en place de Vichy... Je me trompe ?

Le Front, silencieux ? Il faut dire que les médias jouent un jeu particulier avec eux. Tantôt, ils les ignorent superbement pendant des mois, et puis, pendant des jours ou des semaines, les principaux responsables de ce "parti" sont reçus et entendus partout. Et puis, ils n'ont pas besoin d'être sur le devant de la scène si ces mêmes médias traitent de manière obsessionnelle, et parfois de manière "frontiste", les prétendues obsessions du FN, l'immigration, l'insécurité, ...

Prétendues obsessions, car, et c'est en cela que je pense dire ici, avant de le dire plus fort encore ailleurs, et dans les mois à venir, sur l'immigration, l'entourloupe est extraordinaire. Car les frontistes, je parle des dirigeants, ceux et celles qui, par exemple, vivent dans le 92 ou le 78, il se trouve que j'ai eu l'occasion de les voir de près; et je sais, c'est presque une vérité scientifique, que, pour eux, l'immigration n'est pas une mauvaise chose, puisqu'ils en profitent ! Combien de "bonnes" africaines ou asiatiques à la maison, pour s'occuper, des enfants, pour servir les invités, ... Publiquement, cette extrême-droite met en cause l'immigration, mais dans la réalité, économique, c'est cette même extrême-droite, financière, qui a organisé, depuis les années 60, l'immigration en France, afin de constituer une compétition entre les "prolétaires", meilleure situation et meilleur moyen pour empêcher ceux-ci d'être unifiés. La "logique de classe" est plus prononcé et machiavélique avec cette extrême-droite qu'avec l'extrême-gauche !

Et effectivement, il y a bien un écho avec ce que vous avez lu précédemment sur le soutien de la bourgeoisie à Vichy. C'est pourquoi il fallait dire, et il faudra dire, à quel point cette frange de la population est si peu patriote, et, au contraire, en guerre contre le peuple - mais ne faudrait-il pas que "le" peuple comprenne et assume sa "guerre civile" contre cette bourgeoisie ?

Soyons sérieux : tous les historiens honnêtes reconnaissent que les premiers résistants étaient pour la plupart d'extrême droite, même s'il y eut ensuite des résistants qui venaient d'horizons très divers.
Il est d'ailleurs bon de rappeler que pendant ce temps nombre d'hommes de gauche collaboraient avec les Allemands, au nom de la paix et de l'amitié entre les peuples !

Entre la patrie et leur idéologie criminelle, quelques cagoulards, une minorité, a choisi de défendre la France, et les Français, contre un système qui rêvait de les détruire. Pour les autres, l'Histoire et les Historiens savent où ils ont été trouvés : dans la collaboration, explicite ou implicite. Quant aux hommes de gauche, il y a les inconnus, et ceux qui ne le sont pas, comme Georges Guingouin, décédé il y a peu. Ces hommes de gauche furent les premières victimes du national-socialisme, puisque les camps de concentration furent ouverts pour eux; en France, ils ont été traqués, abattus, torturés, lorsqu'ils ont résisté. A la fin de la guerre, l'extrême-droite était tellement discréditée par sa collaboration, qu'elle a disparu pendant plusieurs années. Les médias ont offert une renaissance à Jean-Marie le Pen, au début des années 80. Et depuis vingt ans, lui, le germanophile, lui, le francophobe, nous parle de patrie et de patriotisme - désormais, bas les masques.

Soyons sérieux ? Effectivement, mais ce n'est pas ici qu'un "révisionnisme" historique franco-européen passera...

OUI, soyons sérieux : voici une partie des preuves montrant que les premiers résistants étaient d'extrême droite.

Source utilisée : "L'extrême droite dans la résistance" (Jean-Claude VALLA).

LES PREMIERS RESISTANTS : A DROITE ET A L'EXTREME DROITE !

11 novembre 1942 : l'ancien député socialiste Félix GOUIN, qui a rejoint Londres en août pour y représenter la SFIO, adresse un rapport à Léon BLUM, alors interné en France. Il explique à son ancien chef et aux "camarades" qui sont les gaullistes de Londres. Voici ce qu'il dit :

Pour les gaullistes de Londres :

Parmi "les très rares Français" qui, au début, ont suivi de Gaulle, il y avait quelques civils, mais davantage de militaires. La plupart étaient des gens de droite et d'extrême droite et ils ont transporté dans la maison leurs préjugés, leurs croyances ou leurs haines idéologiques (...) Ils ont constitué ici une sorte de copie en réduction du gouvernement Pétain : mêmes tendances, mêmes outrances, mêmes conceptions autoritaires (...) Seule différait l'attitude à observer vis-à-vis de l'Allemagne."

Pour les gaullistes de France :

"Les premiers émissaires du gaullisme participaient à peu près tous de l'état d'esprit qui animait les adhérents de Londres (...) Nous fûmes inquiets et troublés des liaisons que nous découvrions entre eux et tel groupement de droite et d'extrême droite. A la réflexion, cela peut s'expliquer, je crois, assez facilement. Les gens de droite étaient en général des hommes d'action en lutte violente avec le conformisme régnant."

Voir également le livre d'Alain GRIOTTERAY (le plus jeune chef de réseau de la France combattante) : "1940 : la droite était au rendez-vous" de la Résistance).

François de Grossouvre, ancien résistant et conseiller personnel de François Mitterrand : "C'est la gauche qui a exploité la Résistance, mais c'est la droite qui l'a créée." (1987).

PARMI LES 1ERS A REJOINDRE LONDRES ET LES 3 PREMIERS A REVENIR EN FRANCE ORGANISER LES RESEAUX NAISSANTS :
Maurice DUCLOS

CAGOULE

capitaine Pierre FOURCAUD
CAGOULE

Gilbert RENAULT, alias « REMY »
AF

C’est en grande partie par leurs relations politiques qu’ils vont monter et fédérer les 1ers mouvements de résistance.

LES CAGOULARDS
Gabriel JEANTET

ancien de l’AF, haut responsable de la Cagoule. En 1944 : arrêté par la police française et déporté.
Le 18 août 1940, attaché au cabinet du Maréchal Pétain, il entraîne DUCLOS à Vichy pour nouer d’utiles contacts.
Ils rencontrent 2 hommes qui vont jouer un rôle important dans le développement de la résistance intérieure :

colonel Georges GROUSSARD
ancien responsable des réseaux Corvignolles, la Cagoule militaire.
Crée le réseau GILBERT.
Inspecteur général des services de la Sûreté nationale, il monte une police auxiliaire, organisation de renseignement (Centre d’Information et d’Etude) et d’action (Groupes de protection), pour laquelle il recrute dans les milieux nationalistes.
Arrêté, puis relâché, mais les GP seront dissous.
Se réfugie à Genève, d’où il va diriger plusieurs réseaux pour le compte des Anglais .

commandant Georges LOUSTAUNAU-LACAU, dit « NAVARRE »
ancien responsable des réseaux Corvignolles, la Cagoule militaire, délégué général de la Légion française des combattants.
Crée le réseau ALLIANCE.
Arrêté en juillet 1941, et déporté à Mauthausen en 1943.

Marie-Madeleine FOURCADE
Avec LOUSTAUNAU, avait fondé une publication antisémite, L’Ordre National.
Avec lui, fonde le fameux réseau « ALLIANCE », rattaché à L’Intelligence Service.

commandant Léon FAYE
ancien des réseaux Corvignolles, successeur de LOUSTAUNAU à la tête d’ALLIANCE.
Déporté à BUCHENWALD en septembre 1943

François METENIER
Un des seconds de LOUSTAUNAU : après le passage en SUISSE de celui-ci, reste en France pour y poursuivre les activités.
Arrêté en 1944, s’évade et rejoint les maquis.

Dr MARTIN
Un des seconds de LOUSTAUNAU : après le passage en SUISSE de celui-ci, reste en France pour y poursuivre les activités.
Arrêté en 1944, s’évade et rejoint les maquis.

SAINT JACQUES

FOURCAUD

« capitaine BROUILLARD » (Pierre NORD)

DUNGLER Paul
fonde, à l’été 40, la 7è colonne d’Alsace, réseau financé par Pétain sur ses fonds secrets.
Arrêté, puis déporté.

DUCLOS Maurice

Alfred HEURTEAUX
Vice-président de la Légion française des combattants.
Organise HECTOR, l’un des 1ers réseaux de la zone occupée, qui donnera naissance après sa déportation, fin 1941, à l’Organisation civile et militaire (c’est Pétain lui-même qui l’encourageait à le faire) et Ceux de la Libération.

1948 : procès de la Cagoule : une partie des inculpés sera ainsi acquittée pour faits de résistance.
LES ROYALISTES OU MAURRASSIENS OU CAMELOTS DU ROI
Alain GRIOTTERAY


Henry d’ASTIER DE LA VIGERIE,
Compagnon de la Libération
l’un des organisateurs du débarquement allié en Afrique du Nord

Pierre de BENOUVILLE,
Compagnon de la Libération
camelot du roi en rupture d’AF (après déception du 6 février 1934), futur dirigeant de COMBAT et général FFI

Michel de CAMARET,
Compagnon de la Libération
AF. Un des fidèles de Pierre de BENOUVILLE.

Jacques RENOUVIN,
Compagnon de la Libération
AF. Camarade de BENOUVILLE, monte les groupes francs de COMBAT

Daniel CORDIER
secrétaire de Jean MOULIN

colonel ROMANS-PETIT
AF

ARMBRUNSTER

LA BARDONNIE

Jacques PERRET
écrivain monarchiste, collaborateur de Je suis partout avant la guerre, fougueux combattant des corps francs en 39-40. Capturé en 40, évadé en 1942, rejoint un maquis de l’ORA

Raoul GIRARDET
jeune Camelot du roi. Engagé très tôt dans des actions de résistance, arrêté en 1944

Jacques BRUEL
ami de GIRARDET

Hubert de LAGARDE
maurrassien, fonde le réseau ELEUTHERE, rattaché à l’Organisation de résistance de l’armée (O.R.A.). Chef du 2è bureau de l’Etat-major FFI. Dénoncé par le PC aux Allemands et arrêté.

Honoré d’ESTIENNE D’ORVES, Compagnon de la Libération
Lieutenant de vaisseau. Arrivé à Londres en septembre 1940, revient en France début décembre, monte un réseau en Bretagne, prend des contacts à Paris.
Trahi, arrêté le 21 janvier 1941 : 1er agent de la France Libre fusillé, le 29 août 1941.

Colonel REMY (Gilbert RENAULT), Compagnon de la Libération
Part pour la France le 15 août 1940 : monte à travers tout le pays une véritable « firme à succursales multiples », la Confrérie ND (fin 1941).
Printemps 1942 : entame les négociations avec la résistance communiste, qui aboutiront aux prémices d’unification de la résistance intérieure.
Couvert d’honneurs, membre fondateur du RPF, il persistera cependant à considérer que la France avait besoin « d’un bouclier en même temps que d’une épée » (Pétain et de Gaulle)

LES LIGUES NATIONALISTES
LES CROIX DE FEU


Colonel François de LA ROCQUE
Fondateur des CROIX-de-FEU et du PSF.
Lance dans le Petit Journal le 1er appel à la résistance.
Fidèle à Pétain, il monte en même temps, dès 1941, le réseau KLAN, qui va à partir de 1942 travailler en étroite collaboration avec ALLIANCE et l’Intelligence service.
Déporté en 1943.

Charles VALLIN
Second de LA ROCQUE, représentant le PSF au Comité de rassemblement pour la Révolution nationale, rejoint Londres en 1942, avec Pierre Brossolette.

André MUTTER
ancien des CROIX-de-FEUX, siègera au CNR

Pierre RUHLMANN
fonde Ceux de la Libération, avec :

Maurice RIPOCHE
fonde Ceux de la Libération

colonel Alfred TOURNY
ancien Croix-de-Feu. Cofondateur de l’OCM (avec ARTHUYS), issue du réseau HECTOR. Fusillé au printemps 1944.

REIMS

LES FASCISTES


(les hommes qui, les 1ers en France dans les années 20-30,
se sont définis comme fascistes)

Georges VALOIS
fondateur du FAISCEAU, meurt à Bergen-Belsen en 1945.

Jacques ARTHUYS
bras droit et ancien de VALOIS au FAISCEAU. Cofondateur en 1940 de l’OCM (Organisation civile et militaire) (avec l’ancien Croix-de-Feu TOURNY), issue du réseau HECTOR. Arrêté le 21 décembre 1941, mourra en déportation en 1943. Pour diriger l’OCM, recrute des hommes issus de ce courant, notamment :

Dr Thierry de MARTEL
Militant du FAISCEAU et fils de l’écrivain nationaliste et antisémite Gyp. Se suicide lors de l’entrée des Allemands à Paris.

Philippe BARRES
fils de Maurice BARRES, membre du FAISCEAU. Rejoint Londres.

Roger SOUCHERE

Philippe LAMOUR
a appartenu au FAISCEAU

Jacques DEBU-BRIDEL
a appartenu au FAISCEAU

LE M.R.F.


UN MOUVEMENT FASCISTE DANS LA RESISTANCE

MOUVEMENT REVOLUTIONNAIRE FRANCAIS (MRF)
Apparu à l’automne 1943.

Issu du Mouvement Social Revolutionnaire (M.S.R.) fondé en 1940 par Eugène Deloncle et officiellement collaborationniste

Dès mai 1942, certains font évoluer le MSR sur la voie de l’anti nazisme :

André MAHE
ex-communiste

Jean de CASTELLANE
ancien Camelot du roi

R. SOULES (Raymond ABELLIO)

Quelsques centaines de membres

L’état-major
en contact avec étroit avec la Résistance :

- général de BENOUVILLE

- Jean GEMAEHLING, chef national du réseau KATANGA (service de renseignements du Mouvement de Libération Nationale)

Des organisations parallèles

Des cellules d’usines
En liaison avec les syndicalistes non communistes de Raymond LE BOURRE (un des futurs dirigeants de FO)

Elles jouèrent un rôle très apprécié de neutralisation des partisans de DORIOT dans le monde du travail.

Août 1944 : insurrection de PARIS
des éléments MRF y participent : le MRF joue un rôle important dans la libération de Paris : les 400 jeunes des Equipes Nationales (bataillon HEMON, du nom d’un de ses chefs déporté en Allemagne) furent la force principale qui permit d’occuper l’hôtel de ville et de faire face aux chars tigres. Mission : « libérer Paris des nazis, empêcher que le pouvoir passât aux communistes ». Leur courage força l’admiration.

Edgar Pisani voulut leur faire enlever leur uniforme bleu. En vain.

Ce fut le bataillon HEMON qui fournit la haie d’honneur pour acceuillir de GAULLE lorsque ce dernier gravit les marches du grand escalier de l’hôtel de ville !

AUTRES LIGUEURS


Maxime BLOCQ-MASCART
recruté par ARTHUYS. Ecrit dans le 1er Cahier de l’OCM, en juin 1942, un article plutôt hostile aux juifs.

Le duc POZZO DI BORGO
ancien dirigeant des Croix-de-Feu en rupture de ban, passé à l’Union des Comités d’action défensive, vitrine légale de la Cagoule.
Va aider HEURTEAUX, le Croix-de-Feu, à monter le réseau HECTOR, participer à la mise en place d’une filière d’évasion pour les aviateurs alliés et utiliser ses propriétés d’Ajaccio pour stocker les armes destinées aux maquisards corses.

Voilà pour les plus connus.
Malheureusement, aucune étude d’ensemble n’a été consacrée à tous ces milliers de militants de droite engagés de façon précoce dans la Résistance.
Manifestation du 11 novembre 1940 aux abords de l’Etoile : les jeunes nationalistes étaient en nombre parmi les manifestants.
Fait révélé par Jean EBSTEIN-LANGEVIN, ancien des Volontaires Nationaux (formation de jeunesse du PSF) et sympathisant d’AF.
Il fondera après la guerre l’Association des résistants du 11 novembre 1940.
PSF : 500 membres arrêtés par la Gestapo : seulement la moitié d’entre eux reverra la France en 1945.
SOLIDARITE FRANCAISE (ligue nationaliste fondée en 1933 par le commandant Jean RENAUD) - INDRE, fin 1940 : plusieurs membres décident de rejoindre un petit mouvement qui ne s’appelle pas encore « COMBAT ».
A leur tête : le colonel PLAT, ancien président de la ligue dans l’Indre.
Rejoint par 2 anciens Camelots du roi :
- Jacques RENOUVIN
- Jacques VAILLANT DE GUELIS (futur agent du SOE britannique)
HAUTE-LOIRE : la majorité des militants d’AF ont rejoint la Résistance.
Ailleurs ? Le champ d’investigation demeure ouvert !
UN PATRIOTISME BLESSE
Constat : Participation massive d’hommes issus des mouvements d’extrême-droite.
---)
Pourquoi ce ralliement ?
3 facteurs :
1) Sur son recrutement, GROUSSARD explique : « 3 qualités essentielles devaient être recherchées : cran, aptitude physique et, bien entendu, patriotisme. Où pouvais-je mieux trouver ces qualités réunies que chez les personnes qui avaient milité dans les partis nationaux d’avant-guerre ? ».
+ Peut-être, le goût de la contestation, et, pour certains, une relative habitude de la clandestinité.
2) Plus profondément, il était difficile pour des nationalistes d’accepter la défaite et l’occupation. Même pour ceux que VICHY séduisait - ce ne fut pas le cas de tous - comment accepter une victoire idéologique due à une occupation ?
4) Presque tous sont passés par l’AF et furent marqués par cette formation.
Le Colonel REMY écrit ainsi : « Nourri de l’Action française, il ne m’était pas possible de reconnaître comme définitive la défaite de la France. J’allais tout naturellement là où il m’apparaissait qu’on allait continuer à se battre. »
Bien sûr, parmi les 1ers résistants, il y en eut d’autres qui venaient d’horizons différents ou opposés.
Mais il n’en reste pas moins que la proportion des hommes venant de la droite nationaliste est exceptionnellement forte.
Pourtant, les activistes d’extrême gauche, communistes, trotskystes, certains anarchistes, étaient aussi préparés mentalement que les militants d’extrême droite à devenir des rebelles et des clandestins.
Mais leur engagement sera généralement beaucoup plus tardif, notamment celui des communistes...
Pourquoi ?
Parce qu’il manque à l’extrême gauche :
- ce nationalisme épidermique,
- cette aversion instinctive pour l’Allemagne,
- cette humeur batailleuse et cocardière
que l’extrême droite en 1940 possède en propre et qui seront tout au long de l’Occupation de puissants mobiles aux engagements résistants.
Le moment venu, les communistes se rattraperont. Avec eux, la xénophobie populaire et la haine de l’Allemand seront portées au point d’incandescence maximal.
DES HOMMES D’EXTREME-DROITE
Au fur et à mesure des combats, une partie d’entre eux abandonnera ses idées d’origine, mais beaucoup d’entre eux resteront fidèles à leurs idées, pendant et après la guerre :
L’OCM

sera ainsi longtemps hostile au CNR, y voyant le retour des partis

REMY
après la guerre, ses positions lui vaudront bien des déboires

André MUTTER
ancien Croix-de-Feu et ancien du CNR, sera l’un des animateurs de Parole Française, menant campagne avec Pierre Boutang pour l’amnistie des anciens pétainistes.

UN ROLE OCCULTE
Pourquoi ?
Au départ, la Résistance est une réaction spontanée d’hommes de tous horizons.
Mais les choses changent avec l’entrée en scène du PC, après l’invasion de l’URSS en juin 1941 : le PC va essayer de prendre en main, à son compte, la Résistance.
Pour cela, comme pendant la guerre d’Espagne, il va mener une véritable guerre interne contre ses adversaires politiques (trotskistes, anticommunistes...) (Voir : Pierre BROUE et Raymond VACHERON : « Meurtres au maquis », Grasset, 1997).
Pascal COPEAU, représentant communiste aux Mouvements Unis de Résistance (M.U.R.), y dénonce un véritable « complot fasciste ». But du PC : se débarrasser... d’Henry FRESNAY, patron de COMBAT, et anticommuniste.
Ils parviendront ainsi à éliminer, parfois en les dénonçant, bon nombre d’adversaires :
Maurrassien, Hubert de LAGARDE fonde le réseau ELEUTHERE, rattaché à l’organisation de résistance de l’armée (O.R.A.).
Chef du 2è bureau de l’Etat-major FFI, il est révoqué le 19 juin 1944 par le Comité d’action militaire, dominé par les communistes.
Le 26, il est arrêté.
Comme par hasard, au même moment, de nombreux membres non communistes de l’Etat-major FFI sont également arrêté.
Le PC est devenu la 1ère force politique : le « parti des 75 000 fusillés » (29 000 Français en tout fusillés) impose une vision déformée de la Résistance.
Mais la vérité doit être connue : si les résistants sont finalement venus de partout, les 1ers résistants, eux, étaient presque tous « d’extrême-droite », de la droite nationale, celle dont se réclame le FN.

Pas étonnant, dans ces conditions, que le FN compte de nombreux anciens résistants.

LES ANCIENS RESISTANTS AU FN

Michel de CAMARET

Compagnon de la Libération
Elu député européen du FN en 1984

Augustin JORDAN
Compagnon de la Libération.
Membre du Comité de soutien à la candidature de JMLP à la présidence de la république

Michel CARAGE
Compagnon de la Libération

Roger HOLEINDRE
engagé à 15 ans dans les FFI, créateur du Cercle des Résistances

15 MAI 1993


Colloque scientifique du FN
« D’UNE RESISTANCE A L’AUTRE »

André FIGUERAS

Robert HEMMERDINGER

Dr Jacques LAFAY

Dr Marc MATTEI

Général VALLETTE d’OSIA
fondateur des maquis et de l’Armée Secrète en Haute Savoie. Arrêté en septembre 1943. Interdit d’accès à la nécropole de Morette élevée en souvenir des combattants des Glières, le 29 novembre 1997, tout comme :

Rolande BIRGEY
titulaire de la médaille des Justes.

Jean-Baptiste BIAGGI

Tous croix de guerre et médaillés de la Résistance.
Et venus tout naturellement au FN, dont ils partagent les idées tout commeces 2 Compagnons de la Libération :

Michel CARAGE : a dénoncé l’immigration extra-européenne, « véritable occupation étrangère », et s’est dit scandalisé de l’hostilité systématique manifestatée par Jacques CHIRAC à l’encontre du FN (FDA ! n° 291, décembre 1998).


Augustin JORDAN : « Comme en 1940, c’est la survie de la France qui est actuellement en jeu. Le Front national est le seul parti qui ait pris des positions fermes contre l’abandon de notre destin aux étrangers de Bruxelles et de Francfort, contre la paupérisation des familles françaises, contre l’immigration qui menace de nous submerger. C’est pourquoi je vous appelle instamment à voter pour les listes du Front national. » (1997).


Au fait, qui étaient les premières victimes des camps nazis ?
Des Allemands, venant de tous les horizons, et il n'y avait pas que des hommes de gauche (un grand nombre de communistes et de socialistes était passé au parti nazi, notamment dans les S.A.).
Quant aux communistes, ils ont attendu l'invasion de l'URSS pour entrer dans la Résistance, non par patriotisme mais par idéologie (en ce qui concerne l'appareil)...
Les 1ers résistants : de gauche ? Mais on les comptait sur les doigts de la main, à côté des gens dits d'extrême droite !
Ce qui n'enlève pas le mérite de tous ceux qui prirent ensuite le même chemin.

Vous parlez de "preuves", alors qu'il s'agit purement et simplement d'une oeuvre de réhabilitation de l'extrême-droite politique, totalement discréditée par la Seconde Guerre Mondiale. Vous donnez des noms ? Incroyable ? ! Il y a eu, parmi cette extrême-droite, des hommes qui ont préféré leur "patrie" à leur idéologie; mais là encore, ils n'ont pas agi par "humanité", mais pour leur patrie uniquement, grande différence avec les gens de gauche qui voulaient voir la Terre débarasser de ces criminels. Ces "patriotes" d'extrême-droite auraient arrêté leur lutte avec la libération du territoire nationale. Avant 39, leurs cris, leurs violences, ont tétanisé le gouvernement de 36, et l'ont empêché d'agir en Espagne; alors que l'extrême-droite européenne, militarisée, Allemagne et Italie, apportait une aide décisive au Franco.

Qu'il y ait des anciens résistants au FN, c'est certain; comme il y en a d'autres, et beaucoup plus, dans d'autres partis, et hors de ces partis. Si ces anciens résistants sont au FN, que voulez-vous ? C'est qu'ils n'ont rien compris à l'Histoire, à ce qu'ils ont vécu, à ce que les Français ont vécu pendant cette période. On peut avoir 80 ans, avoir été un jeune "résistant" pendant sa jeunesse, et être devenu, aujourd'hui, un infâme gueulard, un bilieux... La vie, c'est toute une ... histoire, et le fait d'avoir été un mec bien dans sa jeunesse ne vous assure pas à vie d'un génie durable... Etre au FN, après avoir combattu contre le nazisme, c'est ne rien avoir compris. Que je sache, M. Le Pen a rencontré à plusieurs reprises son ami allemand, le dirigeant du parti d'extrême-droite allemand, dont tout l'entourage provient des SS, Gestapo, etc...

"Au fait, qui étaient les premières victimes des camps nazis ? Des Allemands, venant de tous les horizons, et il n'y avait pas que des hommes de gauche (un grand nombre de communistes et de socialistes était passé au parti nazi, notamment dans les S.A.)."

Quelle plaisanterie !

"Quant aux communistes, ils ont attendu l'invasion de l'URSS pour entrer dans la Résistance, non par patriotisme mais par idéologie (en ce qui concerne l'appareil)..."

Vous parlez de l'appareil, et de ceux qui ont accepté de suivre les ordres de l'appareil, c'est exact. Mais un communiste comme Georges Gingouin n'a pas obéi à cet ordre, comme beaucoup d'autres.

Les premiers résistants appartenaient à l'ensemble des sphères politiques du pays, y compris l'extrême-droite, comme je l'ai dis; quelques cagoulards, ... Mais l'extrême-droite d'avant 39, dont les références historiques et intellectuelles étaient Maurras, Bloy, l'Eglise catholique, la haine du Front Populaire, préparait la collaboration, et s'y est engagé avec ardeur; et celle d'aujourd'hui a les yeux de chimène pour cette troupe de perdants et de criminels que l'épuration n'a pas assez puni.

J'y reviendrai, notamment avec l'entretien à venir de Madame Annie Lacroix-Riz, et "Le Choix de la défaite".

"La défaite de l'équipe de France n'attriste pas plus que cela l'extrême droite. Car, pour elle, le onze tricolore ne représente pas vraiment le pays. Et le carton rouge donné à Zidane en finale la réjouirait presque : «Ciao voyou !» titre aujourd'hui l'hebdomadaire Minute, pour qui le capitaine français a conservé des comportements de racaille de banlieue... «Les Romains ont battu des Gaulois qui ne ressemblent pas vraiment à des Gaulois», confie un des responsables du FN. Bruno Gollnisch, numéro 2 du parti d'extrême droite, considère que l'équipe nationale est «peut-être représentative de la France de demain. Elle ne correspond pas à celle d'aujourd'hui.» «J'aurai été favorable à une discrimination positive avec un peu plus de Français d'origine européenne.»

Heureux, Romain Marie ­ qui a longtemps conduit la procession des catholiques traditionalistes du FN ­ ne se sent pas touché par un «quelconque patriotisme sportif pour une équipe en trop grande partie mercenaire qui s'appelle les Bleus. Je ne regarde donc pas avec un total accablement la victoire italienne» . Mieux,

http://www.liberation.fr/actualite/politiques/192889.FR.php

"Après le "point de détail", Jean-Marie Le Pen est à nouveau renvoyé en justice pour des propos minimisant les conséquences de l'occupation allemande pendant la seconde guerre mondiale. Le président du FN devra répondre devant le tribunal correctionnel de Paris, à une date non encore précisée, des délits de "complicité d'apologie de crime de guerre" et de "complicité de contestation de crime contre l'humanité". Des délits passibles de cinq ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende.3

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-794895@51-776560,0.html

Le ministère public a requis mardi de la prison, assortie ou non du sursis, à l'encontre de l'ex-professeur de littérature Robert Faurisson, pour des propos niant la réalité de l'Holocauste diffusés sur une chaîne satellitaire iranienne en février 2005.
Le jugement sera rendu le 3 octobre par la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris. M. Faurisson encourt un an de prison et 45.000 euros d'amende.

http://fr.news.yahoo.com/12072006/202/prison-requise-contre-robert-faurisson-pour-des-propos-negationnistes.html

Je vous conseille de lire "la collaboration;;; a GAUCHE AUSSI §" de Cyril BUFFET et Rémi HANDOURTZEL.
Vous verrez que la gauche est vraiment mal placée pour donner des leçons de morale aux autres, et notamment à "l'extrême droite"...
Je crois qu'il serait grand temps que les hommes de bonne volonté mettent de côté leurs idéologies pour reconnaître certaines réalités historiques. Mais vu certaines réactions, ce n'est pas pour demain !
Même quand des gens de gauche reconnaissent que les premiers résistants étaient des nationalistes ça ne vous plaît pas, car ça va à l'encontre de votre idéologie.
Décidément, le totalitarisme n'est pas mort !

Les anciens résistants au FN : ils n'ont rien compris ? Mais qui êtes-vous donc pour vous croire plus intelligent que ces gens-là, qui eux, au moins, ont résisté au moment où il le fallait, et non 60 ans après quand les occupants ne sont plus là.
Qu'aurais-je fait à cette époque là ?
Bien malin celui qui pourrait répondre sans risque de se tromper.
Résistance ou collaboration ? Combien passaient facilement de l'un à l'autre. Et il y eut des opportunistes des deux côtés.
En fait, la majorité des Français "attendaient" des jours meilleurs. Et nul n'a le droit de les critiquer.

VALMY, une "bataille" ?
Là encore : un retour à la réalité est nécessaire et honnête. Ce ne fut pas une "bataille", mais une "canonnade". Les Prussiens sont repartis, parce que la Prusse avait d'autres intérêts à défendre, bien plus importants pour elle que la défense de Louis 16 (la Pologne).
A cette occasion, il faut dire merci à la Monarchie : l'armée de VALMY était composée en majorité de soldats professionnels de l'Ancien Régime, encadrant quelques "volontaires", et surtout, c'est grâce à la Monarchie que les canons de GRIBEAUVAL ont fait merveille de 1792 à 1815, car VALMY, c'est le début de 20 ans de guerre pour propager les "valeurs" révolutionnaires à des peuples qui n'en voulaient pas ("Belgique", Autriche, Espagne, Italie...)!
VALMY est un symbole : le symbole de la nation française repoussant l'envahisseur. LE PEN est donc en droit de s'en réclamer, comme tout Français qui se réclame de toute l'histoire de France. Comme disait NAPOLEON, "j'assume tout", toute l'histoire, avant et après 1789.

Au fait, ce "premier" résistant qu'était GUINGOUIN, n'a pris le maquis qu'en avril 1941, soit 2 mois avant l'nvasion de l'URSS par l'Allemagne.
A cette date, il y avait longtemps que nombre de gens dits "d'extrême droite" étaient dans la Résistance, comme je vous l'ai indiqué.
Bien sûr, cela n'enlève rien à l'action résistante de GUINGOUIN.

Vous me conseillez de lire un ouvrage... d'idéologie ? Car, qu'il y ait eu des hommes de "gauche", qui prétendaient être des hommes de gauche, et qui ont trahi leurs engagements, leur patrie, c'est certain. A Bordeaux, dans les années 30, Marquet, membre de la SFIO, a petit à petit dérivé vers l'extrême-droite fasciste, mais alors il n'était plus de gauche !

Que les hommes de bonne volonté mettent de côté leur... ? Et vous ? Ah oui, vous n'êtes sans doute pas de bonne volonté...

Concernant les résistants membres du FN, je ne critique pas leur engagement et leurs faits d'armes de leur jeunesse, mais que, en soixante ans, ils n'aient rien compris à cette Histoire et à leur histoire, puisque, en adhérant au FN, ils ont méprisé ce passé, ces souffrances nationales. Faut-il leur rappeler que le Président du FN va être jugé parce qu'il a affirmé que les Français n'ont pas tant souffert pendant la collaboration ?

Concernant Valmy,

"La bataille est marquée surtout par une intense canonnade au cours de laquelle la nouvelle artillerie française créée par Gribeauval marque sa supériorité. Le duc Charles de Brunswick donna l'ordre de la retraite. Il n'y a que 300 morts côté français, 184 chez les Prussiens.

La retraite des Prussiens parut étonnante aux yeux des observateurs, aussi dit-on que le duc Charles de Brunswick aurait été acheté par Georges Danton avec les diamants de la couronne royale de France, volés quatre jours plus tôt (16 septembre 1793) au garde-meuble. Mais il faut aussi tenir compte du mauvais temps, de l'état de santé médiocre des Prussiens (dysenterie provoquée par la consommation des raisins mûrs, le ravitaillement étant coupé).

Par ailleurs, la bataille se présente à l'origine comme un duel d'artillerie peu efficace, les boulets s'enfonçant dans le sol détrempé. Suite à l'explosion d'une caisse de munitions, un début de débandade commence dans le camp français. Plaçant son bicorne à la pointe de son sabre, Kellerman crie, afin de faire reformer les rangs, « Vive la Nation ! », indiquant aux soldats, dont certains sont des citoyens volontaires, l'enjeu de la bataille. Galvanisés, les hommes reprennent leur place. Mais Kellerman comprend aussi que dans cet état d'esprit, il n'est pas non plus possible de maintenir la discipline tout en restant statique. Aussi, il ordonne d'avancer. Brunswick comprend alors que la bataille risque de tourner en une série de duels au corps à corps très meurtriers. Il ne doute pas de sa capacité de triompher, mais quelques jours plus tôt, l'invasion de la Pologne par la Russie et l'Autriche a commencé. Or, la Prusse a besoin de cette armée pour participer au partage. Aussi fait-il demi-tour."

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Valmy

"A cette occasion, il faut dire merci à la Monarchie : l'armée de VALMY était composée en majorité de soldats professionnels de l'Ancien Régime, encadrant quelques "volontaires", et surtout, c'est grâce à la Monarchie que les canons de GRIBEAUVAL ont fait merveille de 1792 à 1815, car VALMY, c'est le début de 20 ans de guerre pour propager les "valeurs" révolutionnaires à des peuples qui n'en voulaient pas ("Belgique", Autriche, Espagne, Italie...)!"

L'encadrement des troupes populaires par des aristocrates a toujours représenté une trahison de la République; car ceux-ci n'ont jamais hésité à envoyer les fils du peuple se faire tuer inutilement, ou à trahir. L'encadrement "monarchique" de ces troupes ne leur a sans doute pas bénéficié. Quant au fait que les peuples européens ne voulaient pas d'une "révolution française" étendue à l'échelle de l'Europe, il s'agit d'une réécriture de l'Histoire. Les Italiens ont accueilli avec enthousiasme les troupes, notamment dirigées par Bonaparte, car cela signifiait la fin de la domination autrichienne, et beaucoup d'Italiens rêvaient, comme Machiavel avant eux, d'une Italie unifiée, d'une nation italienne.

Quant à Georges Guingouin, son engagement dans la Résistance date de 1940 :

"Mobilisé en 1939 en qualité de 2e classe, il est blessé à l'arcade sourcilière le 18 juin 1940, soigné à l'hôpital militaire de Moulins (Allier) qu'il quitte volontairement pour éviter d'être fait prisonnier. De retour à Saint-Gilles-les-Forêts, il reprend dans la clandestinité ses activités de militant communiste et rédige en août 1940 un Appel à la lutte. En septembre 1940, révoqué de ses fonctions d'enseignant, il reprend contact avec l'appareil clandestin du Parti et devient secrétaire fédéral de la Haute-Vienne. Il sort en janvier 41 le premier numéro du Travailleur limousin clandestin. Il écrira plus tard qu'il s'abstenait de toute attaque contre de Gaulle et le Royaume-Uni, s'écartant ainsi de la ligne officielle du Parti. En avril 1941, il "prend le maquis", ce qui était tout à fait exceptionnel à cette époque pas seulement chez les communistes. Cette attitude provoque l'étonnement de Gabriel Roucaute, l'un des représentants de la direction du Parti en zone Sud. Il organise dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre la première récupération à main armée de cartes d'alimentation, ce qui lui vaudra, en janvier 1942, d'être condamné par contumace, par un tribunal militaire aux travaux forcés à perpétuité."

"Origines et mouvances de la Résistance
[modifier]

Sociologie

Les résistants étaient des hommes et des femmes de tous âges mais souvent jeunes voire très jeunes. Moins nombreuses que les hommes, les femmes y étaient souvent cantonnées dans des rôles subalternes.

Ils étaient issus de toutes les couches sociales. Toutes les sensibilités politiques de gauche comme de droite, toutes les sensibilités philosophiques et religieuses étaient représentées au sein de la Résistance. On peut cependant tenter de constituer une certaine typologie des mouvements de résistance et mettre en évidence pour chacune de ces mouvances une généalogie politique et idéologique.

Des étrangers ont combattu aux côtés des résistants français : antifascistes italiens, antinazis allemands et républicains espagnols réfugiés en France ; immigrés polonais et arméniens ; juifs apatrides."

http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9sistance_int%C3%A9rieure_fran%C3%A7aise#Origines_et_mouvances_de_la_R.C3.A9sistance

Sorti de GUIGOIN, qui furent les premiers résistants "de gauche" ?
Des noms et des dates, svp !

Des hommes de gauche dans la collaboration ? C'est qu'ils n'étaient pas vraiment de gauche ?
Voilà un raisonnement qui est idéologique ! Vous n'arrivez pas à admettre que des hommes de gauche, et bien de gauche, puissent avoir collaboré au nom de leur idéal de gauche, tout comme vous ne pouvez admettre que des "extrémistes de droite" aient pu résister, au nom de leur nationalisme.
Votre raisonnement est vraiment idéologique.. et à côté de la plaque.
La vérité, c'est que les collabos comme les résistants venaient de tous les horizons.
Leurs motivations étaient très diverses.
Mais il est certain que les collabos de gauche collaboraient au nom de la paix et de l'amitié entre les peuples, ou au nom de la justice sociale, qu'ils pensaient trouver chez le vainqueur du moment.
De même, on eut des "nationalistes" qui résistaient au nom de leur nationalisme, bien qu'anticommunistes, tandis que d'autres tombaient dans la collaboration, parce qu'ils faisaient passer leur anticommunisme avant leur nationalisme. Certains diront que les premiers étaient de vrais nationalistes, et les seconds de faux nationalistes.
L'histoire, c'est toujours très complexe, et non blanc ou noir.

S'agissant de la Révolution, demandez aux Belges ce qu'ils pensent de la "libération" opérée par les troupes révolutionnaires.
Même les Italiens se plaignaient, notamment des pillages, viols et autres "gentillesses" bien révolutionnaires.
Faut-il rappeler qu'HITLER et les communistes se sont réclamés des révolutionnaires ?
La VENDEE : génocide dénoncé à l'époque par Babeuf, tanneries de peaux humaines, fours où on jettait femmes et enfants "contre-révolutionnaires", HITLER avait vraiment de quoi s'inspirer...
Cela auusi, c'est la vérité, et cela n'a rien à voir avec le mythe révolutionnaire.

Vous voulez des noms ? Vous les aurez.

"L'idéal de gauche" n'était pas compatible avec l'idéologie pétainiste. Je ne peux que vous retourner votre "Votre raisonnement est vraiment idéologique.. et à côté de la plaque."

Lorsque vous écrivez "tout comme vous ne pouvez admettre que des "extrémistes de droite" aient pu résister, au nom de leur nationalisme.", je vous invite et conseille à apprendre à lire, car je l'ai dis, écris, reconnu : oui, des extrémistes de droite ont résisté, et précisément, par "nationalisme", et pas par simple humanité.

"La vérité, c'est que les collabos comme les résistants venaient de tous les horizons.'

Sociologiquement, ils venaient de tous les horizons, par contre, ils étaient tous d'extrême-droite !

"L'histoire, c'est toujours très complexe, et non blanc ou noir.", je ne vous le fais pas dire !

La Révolution Française, inspiratrice des mouvements fascistes, nazis, et totalitaires, c'est, je le sais, une thèse d'extrême-droite, pour laquelle je ressens du mépris. Car la Révolution, volonté et réalisation de fraternité par-delà les identités ethniques et sociales, ne pouvait être à la source de ces mouvements discriminatoires, racistes et criminels. Par contre, le modèle nazi provient bien de l'aristocratie européenne, de sa distinction des classes, des castes, de sa valorisation des premiers et de sa dévalorisation des derniers. Or, la Révolution Française est bien la première et admirable machine de guerre populaire et internationale contre cette idéologie de la haine, alimentée par l'inceste mental et moral propre à cette aristocratie.; qu'un Choderlos de Laclos a perçu et dénoncé, puisqu'il fut l'une des causes déterminantes du déclin français au 18ème siècle...


La Révolution contre les nobles et l'aristocratie ?
Décidément, les mythes ont la vie dure !
Je ne savais pas qu'il y avait encore des gens intelligents qui professaient de telles erreurs !
Comme vous n'êtes pas un imbécile, ce ne peut être que par idéologie...

La Révolution contre les nobles ?
Voir les victimes de la Terreur : il n'y avait "que" 8,5 % de nobles; le reste ? Des gens du peuple !
Sur 400 000 nobles, il n'y en a eu "que" 0,03 % exécutés et seulement 4% d'émigrés (voir l'historien américain Donald GREER).

Quant au terme "aristocrate", son sens était bien précis, et ne se confondait pas avec les nobles : "Le mot aristocrate signifie, en général, un ennemi de la Révolution et on en use sans lui donner la signification particulière qui s'attachait autrefois à l'aristocratie" (Lettre de Tomas PAINE à Edmond BURKE, écrite de FRANCE le 17 janvier 1790; cité par Alfred COBBAN, Le sens de la Révolution française).
Ainsi traite-t-on d'"aristocrate" une ouvrière ou un paysan insurgé !
Ce sont les "aristocrates du peuple".
Mais les vrais, ceux de la noblesse, ont été très peu mis "à la lanterne".

Ce sont des faits, et pas besoin dêtre "d'extrême droite" pour le reconnaître.
Pour moi, ce qui compte, ce sont les faits, et peu importe que la personne les constatant soit "de gauche" ou "d'extrême droite".


La Révolution, volonté de "fraternité" ?
Là encore, les historiens vous diront qu'il s'agissait d'une "fraternité" qui ne valait que pour les membres de la même communauté de pensée, et encore, puisque les révolutionnaires n'hésitaient pas à couper les têtes de leurs "frères" !

Volonté de fraternité, c'est dire, combien, avant, pendant et après, cette "fraternité" n'existait pas. L'Ancien Régime distinguait, entre les individus, selon leur naissance. La Révolution est la négation de cette Histoire, de cette illégitimité.

Volonté de fraternité, qui, pour autant, ne voulait pas dire bêtise. Car celles et ceux qui étaient prêts à trahir leur patrie pour laisser entrer des soldats étrangers sur le territoire, devaient-ils être traités avec mansuétude, ... ? Quant à la Terreur, que vous identifiez à toute la Révolution, vous faites, à mon sens, une confusion historique et intellectuelle, puisqu'elle fut une période courte et complexe de la Révolution; et s'il est exact que la majorité des personnes condamnées à mort et exécutées pendant cette période n'étaient pas des nobles, la Révolution, de son point de départ, à ses principes, et dans son parcours, était la mise en cause des principes et de la puissance de la noblesse française. Faut-il vous rappeler les chateaux détruits, l'émigration... ?

Dans Libération ce jour :
"Quand Le Pen revisite l'histoire de France, il ne fait pas dans le détail. Pour avoir estimé dans l'hebdomadaire d'extrême droite et révisionniste Rivarol en janvier 2005 que «l'occupation allemande n'avait pas été particulièrement inhumaine, même s'il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550 000 kilomètres carrés» et qu'il y «avait beaucoup à dire sur le massacre d'Oradour-sur-Glane», le président du FN va devoir comparaître prochainement devant le tribunal correctionnel pour délits de «complicité de crime de guerre» et «complicité de contestation de crime contre l'humanité» . Les propos du leader d'extrême droite avaient alors déclenché l'ouverture d'une information judiciaire suite à une plainte déposée par l'association des Fils et filles de déportés juifs de France (FFDJF). La juge chargée de cette affaire a signé le 12 juillet deux ordonnances de renvoi devant le tribunal correctionnel. La date de sa comparution devant le tribunal sera fixée le 14 septembre.
En la matière, Le Pen (...)"

http://www.liberation.fr/actualite/politiques/196211.FR.php

@ erre : l'évocation des peaux de chouan me rappelle un article que j'avais fait sur mon ancien blog, (une vraie peau de chouan, depecée ,est exposée dans un musée en france)intitulé 'peau de chouan' qui m'a attiré comme lecteur un vrai chouan, nommé chouan sur son blog extreme droite

mais le sujet est :
oui, dans toute révolution quelle qu'elle soit, toute guerre, tout conflit, les méthodes employées sont hélas les memes
les belligérents des deux bords, tuent, pillent violent et massacrent de façon cruelle

cela tient à la particularité de l'homme (ET DE LA FEMME grellety !) , lorsqu'il est en groupe, en meute, d'adopter ces comportements de folie, quel que soit son type de pensée ou d'appartenance politique, comportement qu'il n'aurait pas si il était isolé

"Le Pen, un étranger à Valmy", une tribune de Jean-Paul BERTAUD, Michel BIARD, Philippe BOURDIN, Jean-Pierre JESSENNE, Claude MAZAURIC

"Alors que Jean-Marie Le Pen s'apprête à utiliser Valmy, haut lieu de notre mémoire nationale, pour annoncer sa candidature à la présidence de la République , nous, citoyens et historiens de la Révolution, rappelons le sens du mot nation qu'invoquèrent les soldats de 1792 sous le feu de l'ennemi.
En 1789, une charge nouvelle, tout autant affective que relationnelle, s'attache à la nation. Détachée de la personne royale puis déclarée souveraine lors de la Fête de la fédération du 14 juillet 1790, cette nation rassemblait en France une communauté d'hommes libres et égaux en droit.
De toutes origines et de toutes confessions, ils acceptaient volontairement de vivre ensemble sous l'égide de lois votées par leurs représentants. Ouverte et généreuse, la communauté fondée sur le droit du sol reconnaissait Français non seulement les individus nés sur le territoire national de père français mais aussi les personnes nées en France de père étranger et y résidant et celles qui, nées à l'étranger de parents étrangers, habitaient en France depuis cinq ans de manière continue, y possédaient soit des immeubles, soit un établissement de commerce ou avaient épousé un Français. A tous était demandé un serment civique.
Les autres étrangers jouissaient des mêmes droits civils que les Français et pouvaient être naturalisés, pour des considérations importantes, par le pouvoir législatif. Sur la proposition de Marie-Joseph Chénier, l'Assemblée législative procéda ainsi en faveur de dix-sept étrangers, «amis de la liberté et de la fraternité universelle». Parmi eux figurait l'Américain Thomas Paine, qui fut élu député à la Convention par quatre départements!
La Marseillaise, chant de guerre et d'espoir pour toutes les nations qui cherchaient à naître, fit accourir de toute la planète des révolutionnaires armés pour défendre la patrie des droits de l'homme. Ainsi, à côté des Français, blancs ou hommes libres de couleur des Antilles, il y eut à et autour de Valmy des volontaires étrangers, belges, hollandais, allemands, suisses et piémontais et des généraux comme le Vénézuélien Miranda.
Sous le Directoire, le mot «nationalisme» apparut. Défini d'abord comme le «mépris des autres», il s'opposait au patriotisme, tout à la fois amour pour la nation française et fraternité offerte, sans distinction ni hiérarchisation entre voisins plus ou moins proches, à tout homme voulant travailler en France et défendre les valeurs de la Révolution."

http://www.liberation.fr/opinions/rebonds/205203.FR.php

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