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15/07/2006

Commentaires

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Ce débat ne me semble pas très pertinent. Quoiqu'en dise M. Lormier, il est vrai qu'une grande partie des résistants, y compris parmi les tous premiers à s'engager, venaient de l'extrème-droite. Mais il faut bien voir que l'extrème-droite de l'époque n'a pas grand chose à voir avec celle de l'après-guerre. La plupart de ces résistants étaient des hommes qui venaient de l'aristocratie et qui avaient sympathisé avec l'Action Française. Mais après la guerre beaucoup d'entre eux, lorsqu'ils ne sont pas devenus gaullistes, sont "passés à gauche". Citons par exemple Henri Frenay (fondateur de l'Union Démocratique et Socialiste de la Résistance), Emmanuel Astier de la Vigerie (sympatisant communiste dans les années 50), Charles d'Aragon (qui a participé au Cagi, groupe marxiste antistalinien, avec les futurs fondateurs du PSU). Les temps ont changé, et je pense qu'on peut dire que ces hommes, qui étaient d'extrème-droite dans les années 30, seraient de redoutables ennemis de Le Pen s'ils vivaient aujourd'hui.

Lorsque vous écrivez :

"il est vrai qu'une grande partie des résistants, y compris parmi les tous premiers à s'engager, venaient de l'extrème-droite"

ce n'est pas pertinent, en regard des faits. Entre 1940 et 1944, des Français sont devenus membres de la Résistance, de telle ou telle organisation. Et en raison de leur nombre, de leur diversité -car il ne faut pas oublier les femmes qui furent très nombreuses dans la Résistance-, il est impossible d'affirmer comme vous le faites qu'une grande partie venait de l'extrême-droite.

En tout cas, pour celles et ceux qui, de cette extrême-droite, ont été des résistants, je pense que vous avez raison d'indiquer que, eu égard à ce qu'est l'extrême-droite française d'aujourd'hui, pétainiste dans l'âme, bien de ces résistants d'extrême-droite seraient, sont, des opposants farouches de Le Pen. Et ceux et celles qui sont membres du Front National, ce parti si germanophile, à en croire les déclarations de son Président, n'ont donc rien compris. Tant pis pour eux.

Il est effectivement très difficile d'établir des statistiques précises des origines politiques des résistants. Cependant, on peut faire des approximations interessantes.
Tout d'abord, l'étude des témoignages écrits de résistants après la guerre montre clairement que certains groupes politiques étaient sous-représentés dans la Résistance, alors que d'autres y étaient très présents, et ceci en dehors de tout clivage droite/gauche. Ceux qui ont majoritairement résisté: les communistes, les socialistes réformistes (blumistes), la gauche du radicalisme, les démocrates-chrétiens, l'extrème-droite nationaliste. Ceux chez qui les résistants étaient rares: les socialistes de tradition guesdiste et/ou pacifiste (dont beaucoup ont activement collaboré), la gauche républicaine modérée, la bourgeoisie catholique.
De plus, il faut noter que les dirigeants des trois plus grands réseaux en nombre de militants (hors PC) venaient de l'extrème-droite: Astier de la Vigerie pour Libération-Sud, François de Menthon pour Liberté, Henri Frenay pour Combat. On ne peut pas en conclure pour autant qu'ils s'agissaient de réseaux nationalistes: les socialistes et républicains étaient majoritaires à Libération-Sud, et ils étaient également bien représentés à Combat. Il est cependant peu crédible que ces hommes aient pû diriger de tels réseaux si leurs options politiques n'avaient pas été partagées par une part importante de leur base. Rajoutons que ce qui caractérise l'extrème-droite résistante est la précocité de l'engagement, ce qui n'est pas le cas des communistes (à cause du pacte germano-soviétique) ni des socialistes (à cause de difficultés d'organisation dûes à une absence de culture de l'action illégale et clandestine).
Pour ce qui concerne les reclassements, si beaucoup de ces hommes sont passés à gauche après la guerre, le phénomène inverse existe aussi: quelqu'un comme Jacques Soustelle fut républicain antifasciste et sympathisant socialiste dans les années 30, résistant de la première heure, gaulliste après la guerre, puis fut reclassé à l'extrème-droite à cause de son engagement pour l'Algérie française. Je m'en voudrais aussi de ne pas citer Roger Holeindre, grand résistant célèbre pour avoir été un des plus importants membres fondateurs du Front National, visiblement peu géné d'y cotoyer d'anciens SS. De même que certains valeureux compagnons de de Gaulle durant la guerre n'ont pas hésité à magouiller avec l'extrème-droite au sein du SAC dans les années 60.
Bref, désolé pour ce très long commentaire mais je tenais à remettre les choses dans leur contexte...

PS: à propos de "pétainiste dans l'âme": de nombreux résistants étaient pétainistes, du moins jusqu'en 1942. Il ne faut pas confondre "pétainiste" et "collabo", ce sont deux réalités différentes. Les pétainistes étaient de droite, alors que toutes les grandes figures de la collaboration venaient de la gauche: Marcel Déat, Jacques Doriot, Pierre Laval...

Avec toutes ces précisions, utiles, et dont je vous remercie, les affirmations d'Erre s'effondrent. Car si des leaders d'organisations résistantes étaient des hommes d'extrême-droite, ceux et celles qui obéissaient à leurs ordres n'en étaient pas. Beaucoup de Français, et même à gauche, croyaient en Pétain, car ils ignoraient que sa légende était un mythe construit de toutes pièces par les amis de Pétain, et qu'il était un homme totalement engagé dans la collaboration, et ce bien avant la défaite ! Quant au fait que des leaders d'organisations de droite et d'extrême-droite, pendant la collaboration, "venaient de la gauche", comme vous l'écrivez, oui, ils en venaient, et ils l'avaient quitté. Il n'y a donc aucune compatibilité entre les objectifs, les principes et les "idéaux" de la gauche historique française et l'extrême-droite

Hum, vous me faites dire des choses que je ne dis pas. Je cherchais à expliquer que ces choses sont très compliquées, et qu'il faut éviter de tomber dans le cliché et l'aveuglement partisan. Les premiers résistants actifs, chefs ou suiveurs, venaient incontestablement de l'extreme-droite, même si la plupart l'ont quitté ensuite. La gauche a résisté "en esprit" dès l'armistice, mais s'est mise à l'action avec du retard: la théorie de Herre, d'un point de vue formel, tient donc la route. Il ne faut pas oublier que lorsque Le Pen dérape sur l'occupation allemande, il se fait sévèrement sermonner par une partie du FN, dont Marie-France Stirbois, fille de résistante.
Et il est totalement faux de dire qu'il n'y a pas de compatiblité entre la gauche historique française et la collaboration: l'écrasante majorité des militants collabos l'étaient dans la prolongation de leur action pacifiste, une valeur inconnue de la droite dans les années 30. Et leurs leaders, Doriot comme Déat, n'avaient pas "quitté" leurs partis d'origine, ils en avaient été exclus, et non pour leur crypto-fascisme, mais pour indiscipline. Rien ne laisse penser qu'ils les auraient quitté d'eux mêmes, d'autant plus que Laval, le principal artisan de la collaboration, était toujours député d'un parti de gauche (briandiste), élu sur la liste de Front Populaire, lors de la prise de pouvoir de Pétain. Mais Pétain n'approuve pas la politique de Laval, le fait arreter, et ce sont les allemands qui le forcent en 1942 à le rétablir en tant que chef de l'Etat (entre 1942 et 1944, la période de collaboration la plus dure, Pétain n'a plus qu'un rôle symbolique, il a fait passer un acte constitutionnel déléguant tous ses pouvoirs à Laval). A la SFIO, les collabos furent beaucoup plus nombreux que les résistants, et Paul Faure, secrétaire général de ce parti durant toute l'entre-deux-guerres, héros du "tournant pacifiste" de la SFIO de 1917, fut la caution socialiste du régime pétainiste. Puis, à la libération, Daniel Mayer, nouveau leader des socialistes, épure drastiquement son parti, et il est très critiqué pour celà, parce que le nombre de militants fond alors comme neige au soleil... C'est cette situation qui amène Guy Mollet à la tête du parti en 1947, officiellement pour son orthodoxie idéologique, en réalité parce qu'il est favorable à la "réconciliation nationale" entre collabos et résistants. Ajoutons que Mussolini comme Hitler avaient été membres des partis socialistes de leurs pays respectifs, qu'ils se sont toujours réclamés de la gauche (et même, dans le cas d'Hitler, de la République), et qu'Hitler, alors même qu'il s'alliait avec Staline, envahissait des pays dirigés par l'extreme-droite. Quant au chef de la Résistance allemande de gauche, qui a pourri la vie d'Hitler durant de longues années, il s'agit d'un des fondateurs du parti nazi, qui estimait qu'il fallait combattre Hitler parce qu'il avait trahi l'idéal national-socialiste ! Ajoutons encore que la droite française comme allemande (et celà inclut Pétain), de tradition catholique, considérait Hitler comme un gauchiste à cause de son paganisme.
La conclusion est déprimante: même si celà fait terriblement mal à un militant républicain, gauchiste, et antifasciste comme moi de le reconnaitre, il nous faut admettre que le fascisme était bel et bien une idéologie de gauche.

"il faut éviter de tomber dans le cliché et l'aveuglement partisan"

Voeu intéressant, mais qu'il faut prouver.

"Les premiers résistants actifs, chefs ou suiveurs, venaient incontestablement de l'extreme-droite, même si la plupart l'ont quitté ensuite."

Jean Moulin, homme d'extrême-droite ? Je crois que vous généralisez un phénomène, certes, intéressant, et même étonnant. Car pendant que leurs amis mettaient en mouvement la collaboration qu'ils avaient ardemment désiré, certains de ses extrémistes de droite ont préféré être patriotes. Etant donné la profondeur de l'impact idéologique sur leur conscience, on s'émerveille de cela. Il faut se réjouir que, face au Nazisme, ces hommes se soient réveillés. Mais cela ne change rien au fait que, de 40 à 44, la France a été dirigée par l'extrême-droite, une extrême-droite qui avait préparé, depuis quinze ans, cette prise de pouvoir, comme le remarquable ouvrage de Madame Annie Lacroix-Riz, "Le choix de la défaite", le démontre, avec des centaines de SOURCES. Nous en reparlerons.

"La gauche a résisté "en esprit" dès l'armistice, mais s'est mise à l'action avec du retard: la théorie de Herre, d'un point de vue formel, tient donc la route."

Résisté en esprit, je ne sais pas ce que cela signifie; résister, oui, car cela impliquait des actes, des prises de risque, des créations de réseaux, et des milliers d'hommes et de femmes, qui n'ont jamais été aussi connus que Moulin, Guingouin, ..., ont pris ces risques pour résister. La théorie de Erre ne tient pas la route, puisque selon lui, c'est l'extrême-droite française qui aurait crée et porté la résistance nationale !


"Il ne faut pas oublier que lorsque Le Pen dérape sur l'occupation allemande, il se fait sévèrement sermonner par une partie du FN, dont Marie-France Stirbois, fille de résistante."

Sermonner ? Mais vous trouvez que cela suffit ? Le Pen a déjà prouvé sa germanophilie, dans une profondeur bien plus grave encore, lorsqu'il a rencontré et manifesté sa sympathie au leader d'un petit parti d'extrême-droite allemand, Franz Schoenuber (l'écriture de ce nom n'est peut-être pas exacte). Comment des "patriotes" peuvent être membres d'un parti dont le chef a, à plusieurs reprises, exprimé son intérêt pour le national-socialisme, nié le fait que, pendant la période de la seconde guerre mondiale, les Français aient si souffert que cela (alors que des milliers d'hommes et de femmes ont été arrêtés, torturés, exécutés, que les Nazis organisaient un pillage en profondeur des richesses nationales, des biens de première nécessité) ?

"Et il est totalement faux de dire qu'il n'y a pas de compatiblité entre la gauche historique française et la collaboration: l'écrasante majorité des militants collabos l'étaient dans la prolongation de leur action pacifiste, une valeur inconnue de la droite dans les années 30."

Parce que, pour collaborer, il fallait être "pacifiste" ? Mais de quel pacifisme parlez-vous ? Quel pacifiste convaincu pouvait en même temps préférer la collaboration, donc l'engagement actif au côté des nazis ? Puisque cela est nécessaire, je vous demande de prouver vos dires, et de donner des noms.

"Et leurs leaders, Doriot comme Déat, n'avaient pas "quitté" leurs partis d'origine, ils en avaient été exclus, et non pour leur crypto-fascisme, mais pour indiscipline."

Quelle plaisanterie ! Doriot et Déat avaient évolué vers le fascisme, et leur séparation avec les partis de gauche s'était faite nécessairement et naturellement, puisque, en somme, ils avaient totalement oublié, ignoré, méprisé, leurs "convictions de gauche", pour devenir des hommes d'extrême-droite !

"Rien ne laisse penser qu'ils les auraient quitté d'eux mêmes"

Leurs "camarades" ont eu le génie et l'honneur de prendre conscience de la dérive insensée et criminelle de ce type de personnages, et forcément, de choisir de les exclure.

"d'autant plus que Laval, le principal artisan de la collaboration, était toujours député d'un parti de gauche (briandiste), élu sur la liste de Front Populaire, lors de la prise de pouvoir de Pétain. "

Ce que vous dites de Laval est stupéfiant. J'aimerai savoir ce que vous répondez, aux biographies officielles de Laval, dont celle-ci :

"Dans les années 1920 et les années 1930, Pierre Laval glisse peu à peu vers la droite parlementaire. Il est plusieurs fois ministre et président du Conseil (voir ci-dessous). Il mènera au cours de ces différents mandats une politique déflationniste qui ne fera qu'aggraver la crise économique des années 1930. Autre aspect de sa politique, la limitation du budget de l'armée au moment où Hitler fourbit ses armes.

En janvier 1936, à l'approche du Front populaire, il est écarté du pouvoir. Il en gardera, dès cette date, une vive hostilité envers les « socialo- communistes » qu'il associera à la Troisième République. De retour au privé, il accumule un empire commercial basé sur les journaux (Gringoire, Je suis partout,..), l'imprimerie et la radio (Ici Paris)."

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Laval


"Mais Pétain n'approuve pas la politique de Laval"

Pétain, malgré son grand âge, n'aimait pas que quelqu'un puisse, réellement, "diriger" la France, alors qu'il avait manigancé pendant deux décennies pour cela !

"le fait arreter, et ce sont les allemands qui le forcent en 1942 à le rétablir en tant que chef de l'Etat (entre 1942 et 1944, la période de collaboration la plus dure, Pétain n'a plus qu'un rôle symbolique, il a fait passer un acte constitutionnel déléguant tous ses pouvoirs à Laval)."

"A la SFIO, les collabos furent beaucoup plus nombreux que les résistants"

Affirmation mensongère, je le regrette pour vous :

"Seconde Guerre mondiale allait diviser en deux la SFIO : ceux qui sont favorables au gouvernement de Vichy (Paul Faure, Charles Spinasse), généralement par un pacifisme extrême, et les autres, majoritaires, qui rejoignent les rangs de la Résistance (Pierre Brossolette, Amédée Dunois, Félix Gouin, Jean-Baptiste Lebas, Daniel Mayer, Guy Mollet, André Philip, Jean Pierre-Bloch, Christian Pineau, Pierre Viénot...). En mars 1941, Daniel Mayer crée avec quelques anciens députés et militants le Comité d'action socialiste, qui se renforce au cours de l'année 1942 et devient la SFIO reconstituée en mars-juin 1943."

http://fr.wikipedia.org/wiki/SFIO

"et Paul Faure, secrétaire général de ce parti durant toute l'entre-deux-guerres, héros du "tournant pacifiste" de la SFIO de 1917, fut la caution socialiste du régime pétainiste."

Qu'il y eut quelques imbéciles à gauche, c'est une certitude...

Puis, à la libération, Daniel Mayer, nouveau leader des socialistes, épure drastiquement son parti, et il est très critiqué pour celà, parce que le nombre de militants fond alors comme neige au soleil... C'est cette situation qui amène Guy Mollet à la tête du parti en 1947, officiellement pour son orthodoxie idéologique, en réalité parce qu'il est favorable à la "réconciliation nationale" entre collabos et résistants.

"Ajoutons que Mussolini comme Hitler avaient été membres des partis socialistes de leurs pays respectifs"

Concernant Hitler, voici les faits :

La Bavière est alors entre les mains d'un gouvernement révolutionnaire, la Räterepublik (« République des conseils ») ; sa caserne est dirigée par un Soviet (« conseil »). Dégoûté, Hitler quitte Munich pour Traunstein. Dans Mein Kampf, Hitler donne de cet épisode un récit plutôt elliptique, mais assez clair quant à sa vision du monde :

« En mars 1919, nous étions de retour à Munich. La situation était intenable et poussait à la continuation de la révolution. La mort d'Eisner ne fit qu'accélérer l'évolution et conduisit finalement à la dictature des soviets, pour mieux dire, à une souveraineté passagère des Juifs, ce qui avait été originairement le but des promoteurs de la révolution et l'idéal dont ils se berçaient.
[…]
Au cours de cette nouvelle révolution de soviets, je me démasquai pour la première fois de telle façon que je m'attirai le mauvais oeil du soviet central.
Le 27 avril 1919, je devais être arrêté, mais les trois gaillards n'eurent point le courage nécessaire en présence du fusil braqué sur eux et s'en retournèrent comme ils étaient venus.
Quelques jours après la délivrance de Munich, je fus désigné pour faire partie de la Commission chargée de l'enquête sur les événements révolutionnaires dans le 2e régiment d'infanterie.
Ce fut ma première fonction active à caractère politique. »

Hitler reste dans l'armée jusqu'au 31 mars 1921 et est chargé de surveiller un groupuscule politique, le Parti ouvrier allemand (Deutsche Arbeiterpartei, DAP). Remarqué lors de l'une de ses interventions, il finit par y adhérer, et le transforme en NSDAP Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei (« Parti National Socialiste des Travailleurs Allemands »). En avril 1921, il devient le chef du parti. Du fait de ses talents d'organisateur et d'orateur, le parti gagna rapidement en popularité.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hitler

Il n'a donc jamais adhéré à un parti de gauche !

Quant à Mussolini, s'il est exact qu'il a, au début de sa vie, adhéré au Parti Socialiste, c'est que ses convictions, à l'époque, étaient en adéquation avec les principes de ce parti :

"En 1900, il adhère au Parti socialiste italien et en préside la section locale. Fuyant le service militaire, il s'expatrie en Suisse en 1902 où il perfectionne ses connaissances idéologiques syndicalistes révolutionnaires. En 1904, il en est expulsé à la suite de certaines de ses menées d'extrême gauche.
Benito Mussolini
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De l'activisme révolutionnaire à l'alliance nationaliste

De retour en Italie, il doit effectuer son service militaire parmi les bersagliers avant de se retrouver quasi vagabond, vivant de petits métiers (maçon, etc.), puis obtient un poste de professeur de français à Forli. C'est alors que son audience grandit au sein du Parti socialiste, tendance révolutionnaire. Violemment opposé à la guerre de colonisation de la Libye (1911-1912), il mène la destruction des voies de la gare de Forli contre le départ des troupes pour l'Afrique. Cela lui vaut six mois d'emprisonnement. À sa sortie, il prend la tête du journal du Parti socialiste italien Avanti ! en 1913. D'abord fermement pacifiste, il s'oppose à l'entrée en guerre de l'Italie avant de changer radicalement de position dans un article de l'Avanti ! : il préconise une politique militariste en 1914 et est favorable à l'entrée en guerre de l'Italie en 1915 aux côtés de l'Entente. Il crée les Faisceaux de combat, futur noyau de son Parti national fasciste, le 23 mars 1919. À partir de cet instant sa vie est liée à l'évolution de son parti. "

Il était donc un membre d'un parti de gauche. Et puis, un beau jour, un mélange de nationalisme et d'opportunisme personnel l'a conduit à oublier et renier tout cela, pour créer un parti d'extrême-droite.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mussolini

"qu'ils se sont toujours réclamés de la gauche"

Non pas de la gauche, mais ils ont prétendu être des "fils du peuple", des frères des ouvriers et petits employés, alors qu'ils s'employaient à les instrumentaliser, au profit des familles les plus fortunées d'Italie et d'Allemagne.

"(et même, dans le cas d'Hitler, de la République), et qu'Hitler, alors même qu'il s'alliait avec Staline, envahissait des pays dirigés par l'extreme-droite. Quant au chef de la Résistance allemande de gauche, qui a pourri la vie d'Hitler durant de longues années, il s'agit d'un des fondateurs du parti nazi, qui estimait qu'il fallait combattre Hitler parce qu'il avait trahi l'idéal national-socialiste !"

?

"Ajoutons encore que la droite française comme allemande (et celà inclut Pétain), de tradition catholique, considérait Hitler comme un gauchiste à cause de son paganisme."

Quelle réécriture de l'Histoire !

"La conclusion est déprimante: même si celà fait terriblement mal à un militant républicain, gauchiste, et antifasciste comme moi de le reconnaitre, il nous faut admettre que le fascisme était bel et bien une idéologie de gauche."

Non, ce qui est déprimant, c'est de constater que vous puissiez prétendre, sincèrement ou non, être un militant républicain, gauchiste et antifasciste. Car avec de telles théories, de telles affirmations, souvent fausses, vous semblez prêt à prendre votre carte dans un parti... En tout cas, ou bien vous vous trompez involontairement, parce que vous tordez les faits afin de les faire correspondre à votre théorie générale, déprimante mais qui semble vous intéresser pour je ne sais quelle raison secrète (culpabilité familiale ? ou ... ?), ou bien vous trompez volontairement, mais je peux vous dire que si vous pensez que vous pouvez me convaincre et me faire changer d'avis sur un sujet que j'ai déjà beaucoup étudié et que je continue d'étudier (et j'en reviens à l'ouvrage de Madame Annie Lacroix-Riz dont je vais parler à la prochaine rentrée), vous perdez votre temps. Et je ne vous laisserai pas mentir ou travestir les faits. Donc je répondrai à chacune de vos affirmations, comme je viens de le faire ici.

Bien. Puisque nous sommes partis dans un commentaire au point-par-point, nous allons continuer ainsi.

“Jean Moulin, homme d'extrême-droite ?”

>Bien sûr que non ! Mais l’action résistante de Jean Moulin commence le 9 septembre 1941, lorsqu’il quitte la France pour Londres, ce qui est fort tardif par rapport à un Edmond Michelet qui distribue des tracts dès juin 40. Auparavant, il faisait partie des “résignés”, ceux qui sont profondément antifascistes mais pensent que la partie est perdue, qu’il est inutile de se battre. Son désespoir devant la menace nazie est tel qu’il tente de se suicider, ce qui lui laissera la cicatrice qu’il cache avec sa célèbre écharpe.

“Résister en esprit, je ne sais pas ce que cela signifie”

>Et bien celà signifie vouloir lutter contre l’occupant, mais ne pas le faire par manque de contacts, d’opportunités ou d’organisation. Il est difficile de lutter lorsqu’on est seul, ce sont les réseaux qui permettent une action efficace. Or les réseaux de gauche ont mis du temps à se mettre en place. Je n’accuse pas ces hommes en disant celà: leur volonté de résister était intense, immédiate et sincère.

“La théorie de Erre ne tient pas la route, puisque selon lui, c'est l'extrême-droite française qui aurait crée et porté la résistance nationale !”

>Là je suis d’accord avec vous, c’est pour celà que je dis “d’un point de vue formel”. J’ajouterai que vouloir présenter l’antériorité de l’extreme-droite dans la Résistance comme un “dédouanement” du FN est un acte de très mauvaise foi, les frontistes ayant toujours inclu dans leurs rangs d’anciens collabos et des sympathisants du pétainisme.

“Sermonner ? Mais vous trouvez que cela suffit ? “

>Non. Marie-France Stirbois était aussi fascisante, voire plus, que les autres dirigeants du FN, et méritait d’être combattue avec la même intensité. Mais celà ne m’empêche pas de croire que son indignation n’étais pas feinte.

“Parce que, pour collaborer, il fallait être "pacifiste" ? Mais de quel pacifisme parlez-vous ? Quel pacifiste convaincu pouvait en même temps préférer la collaboration, donc l'engagement actif au côté des nazis ? Puisque cela est nécessaire, je vous demande de prouver vos dires, et de donner des noms”

>Attention, le pacifisme des années 30 n’a rien à voir avec celui que l’on connait aujourd’hui. Etre pacifiste dans l’entre-deux-guerres, c’est militer pour la réconciliation franco-allemande, contre l’application du traité de Versailles, et donc pour la politique pacifiste d’Aristide Briand. Cette philosophie était alors quasi-hégémonique dans la gauche non-communiste, et de nombreux liens sont alors créés avec la gauche allemande. Et après tout, jusqu’à l’arrivée d’Hitler au pouvoir, c’était plutôt une bonne chose... sauf que les briandistes ont continué leur politique d’apaisement après celà, et ce n’est qu’avec les accords de Munich en 1938 qu’une partie d’entre eux se dit qu’ils font fausse route et rejoignent le camp des “bellicistes”, puis les rangs de la Résistance. Mais ceux qui sont restés briandistes, l’écrasante majorité, prétendront négocier avec Hitler jusqu’à la guerre, et même après. Tous n’ont pas été collabos; mais très peu furent résistants: en fait l’attitude la plus répandue chez ces hommes était l’attentisme (“on continue de vivre comme si rien ne se passait, on ne choisit surtout pas de camp, on essaye de tirer parti de la situation”). Tous ces évènements sont largement documentés dans de nombreux livres historiques, dont bon nombre furent écrits par des historiens de gauche. Quant aux noms: outre Déat, Doriot et Laval, il s’agit de Paul Faure, Adrien Marquet, Charles Spinasse, Marceau Pivert, Jean Rous, Georges Bonnet, Gaston Bergery, Bertrand De Jouvenel, Jean Luchaire, Emile Roche, Jean Allemane...

“Doriot et Déat avaient évolué vers le fascisme, et leur séparation avec les partis de gauche s'était faite nécessairement et naturellement, puisque, en somme, ils avaient totalement oublié, ignoré, méprisé, leurs "convictions de gauche", pour devenir des hommes d'extrême-droite !”

>Ce que vous dites est vrai. Mais les choses sont plus compliquées. Lorsque Déat est exclu de la SFIO, il l’est en tant que leader du mouvement néo-socialiste (crypto-fasciste). Or les néos ne furent pas tous collabos, d’autant plus que certains étaient juifs ! D’ailleurs Déat lui-même n’était pas antisémite, Blum avait été son parrain politique et il avait été fort déçu de voir celui-ci s’opposer à lui (lorsque Blum lui lance le fameux “je suis épouvanté” en réaction au programme des néos). De plus, certains socialistes peu suspects de complaisance avec le fascisme décidèrent de quitter la SFIO par solidarité avec Déat et ses amis: c’est notamment le cas de Paul Ramadier, grand résistant, cité à l’ordre des justes en Israel pour les nombreux juifs qu’il a sauvé, et président du conseil en 1947.

“Ce que vous dites de Laval est stupéfiant. J'aimerai savoir ce que vous répondez, aux biographies officielles de Laval”

>Les biographies de wikipedia sont tout sauf officielles, mais si vous tenez à vous en servir comme source je vous conseille plutôt l’article “Union socialiste républicaine”: on y apprend que ce parti, un des quatres du Front Populaire, regroupait plusieurs mouvements républicains et socialistes. Parmi les membres de ces mouvements on trouve les néos dont Marcel Déat lui-même, qui y cotoie Paul Ramadier et Pierre Renaudel (un des plus proches amis de Jean Jaurès). Laval faisait également partie de l’USR. Lui comme Déat étaient donc bien des élus de la liste de Front Populaire en 1940, même s’ils désapprouvaient sa politique et ne participèrent pas à ses gouvernements (d’ailleurs, Edouard Herriot, qu’on ne peut pas suspecter d’être de droite, était lui-même réticent vis-à-vis du FP, et fut lui aussi tenu à l’écart des gouvernements Blum et Daladier).

“Pétain, malgré son grand âge, n'aimait pas que quelqu'un puisse, réellement, "diriger" la France, alors qu'il avait manigancé pendant deux décennies pour cela !”

>Oui, sans aucun doute. Mais il n’eut pas ce genre de problèmes avec Darlan. Et entre limoger son premier ministre et le faire mettre en prison, il y a une différence.

“La Seconde Guerre mondiale allait diviser en deux la SFIO : ceux qui sont favorables au gouvernement de Vichy, généralement par un pacifisme extrême, et les autres, majoritaires, qui rejoignent les rangs de la Résistance”

>Diviser en deux, celà ne veut pas dire en deux parts égales. Les socialistes étaient majoritaires au parlement en 1940: or, seuls 36 d’entre eux (députés et sénateurs confondus) ont voté contre la loi donnant les pleins pouvoirs à Pétain en 1940. Au niveau des militants on retrouve les mêmes proportions: Paul Faure, tenant de la ligne “ultra-pacifiste” qui aboutit à la collaboration, fut à la tête de la SFIO durant 23 ans (de 1917 à 1940), avec une majorité qui tourne à chaque congrès autour des 60-70 % des militants. Quant aux socialistes résistants que vous citez, ce sont des hommes isolés à la SFIO en 1940, ils n’appartiennent pas à une tendance antifasciste structurée (sauf Daniel Mayer, mais il obtient des scores pitoyables aux congrès). Et même après la guerre, la tendance issue des fondateurs du CAS (Mayer, André Philip, Gaston Defferre, Alain savary...) fut minoritaire dès 1947, et finit par cissionner en opposition à la politique algérienne de Guy Mollet.

“Qu'il y eut quelques imbéciles à gauche, c'est une certitude...”

>Certes, mais Paul Faure n’était pas n’importe quel imbécile: je le répète, pour les socialistes de l’entre-deux-guerres, cet homme était un héros, réélu triomphalement à chaque congrès, l’homme qui avait eu le courage de s’opposer à l’Union Sacrée dès 1915, et le fondateur, avec Jaurès, Longuet et Briand, du pacifisme français.

“Il n'a donc jamais adhéré à un parti de gauche !”

>Le DAP, ancêtre du NSDAP, ETAIT un parti de gauche: sa ligne politique était très proche de celle de la SFIO française, et n’incluait pas encore le nationalisme ni l’antisémitisme.

“Il était donc un membre d'un parti de gauche. Et puis, un beau jour, un mélange de nationalisme et d'opportunisme personnel l'a conduit à oublier et renier tout cela, pour créer un parti d'extrême-droite.”

>Une fois de plus, c’est plus compliqué que ça. Le premier programme du parti fasciste de Mussolini (étudié par tous les élèves de terminales) était un programme marxiste. Il incluait la collectivisation des terres, la lutte contre le capitalisme financier, et la lutte des classes. Ce n’est qu’avec le deuxième programme fasciste que Mussolini renie ses premiers idéaux. Pour ma part, je constate que ce parcours ressemble comme deux gouttes d’eau à celui de Staline, que le PC français n’a pourtant renié que dans les années 80.

“Non pas de la gauche, mais ils ont prétendu être des "fils du peuple", des frères des ouvriers et petits employés, alors qu'ils s'employaient à les instrumentaliser, au profit des familles les plus fortunées d'Italie et d'Allemagne”

>Je suis bien sûr d’accord avec vous sur l’instrumentalisation des espoirs populaires. Mais je persiste: Hitler et Mussolini se sont prétendus socialistes jusqu’à la fin de leur vie, et Hitler, lorsqu’il fut élu, se prétendait toujours républicain, malgré son programme fasciste. Mais faut-il s’en étonner alors qu’aujourd’hui Marine Le Pen cite comme références Jaurès et Clémenceau ?

A propos du leader de la Résistance allemande: il s’agit d’Otto Strasser (voir sa fiche wikipedia).

“Quelle réécriture de l'Histoire !”

>Non, c’est attesté par tous les historiens. D’ailleurs de nombreux catholiques entrèrent en Résistance uniquement en opposition au paganisme pangermanique des nazis. Aujourd’hui encore, l’Eglise catholique critique les mouvements néo-nazis (et non les mouvements d’extreme-droite, qu’elle a plutôt tendance à soutenir) avec comme seuls arguments la lutte contre le paganisme.

Pour finir, je n’ai pas de “théorie générale”. Tout mon discours est au contraire basé sur la constatation que les réalités humaines sont beaucoup trop complexes pour qu’une théorie générale puisse être crédible, et sur l’amour de la vérité historique, qui me semble beaucoup plus important que mon engagement partisan (je suis membre du PS, ancien des Verts, et militant au sein d’une association républicaine et libertaire). Il me semble de plus important, alors qu’aujourd’hui certains membres du PS (Georges Freche, Ségolène Royal) tiennent un discours clairement crypto-fasciste, de rappeller qu’il s’agit d’une longue tradition au sein de ce parti (avant Paul faure il y eut Jules Guesde, et dans les années 50-60 Guy Mollet), et que le danger pour la démocratie ne vient donc pas seulement de Sarkozy et Le Pen, mais aussi de notre propre camp. Quant à la culpabilité familiale, vous vous méprenez: mon grand-père était résistant gaulliste, sa femme était juive, et mes deux autres grand-parents étaient socialistes (mais j’avoue ne pas connaitre leur attitude durant la guerre). Je ne vois de plus pas en quoi mon discours peut être dérangeant: vu l’attitude du PC durant longtemps, ce n’est pas salir la gauche plus qu’elle ne l’est déjà que de rappeller que les hommes qui ont inventé le fascisme étaient tous issus de ses rangs.

- Concernant Jean Moulin, vous écrivez que :

"Son désespoir devant la menace nazie est tel qu’il tente de se suicider, ce qui lui laissera la cicatrice qu’il cache avec sa célèbre écharpe."

Or,

"Il est arrêté en juin 1940 sous le Régime de Vichy par les Allemands parce qu'il refuse d'accuser une troupe de tirailleurs Africains de l'Armée Française d'avoir commis des atrocités envers des civils à La Taye, un hameau près de Saint-Georges-sur-Eure, en réalité victimes de bombardements Allemands. Maltraité et enfermé pour refus de complicité avec les Allemands, il tente de se suicider en se tranchant la gorge avec un débris de verre. Il évite la mort de peu et gardera à vie une cicatrice qu'il cache sous une écharpe."

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Moulin

Wikipedia a beau être une encyclopédie en ligne, et gratuite, celles et ceux qui contribuent sur des sujets "sérieux" sont souvent... sérieux, et s'entendent (ou non) pour faire évoluer les biographies, donc, l'encyclopédie est une oeuvre collective, ce qui est tout de même plus raisonnable et sérieux que lorsque les textes sont élaborés par un seul sire...

Concernant les débuts de la Résistance, voici ce que l'on peut lire sur le site du Musée de la Résistance :

" La Résistance commence très modestement. Elle se crée, en effet, dans un pays désorganisé, traumatisé, pris en main durement par l'occupant nazie et Vichy.

Les premiers actes de résistance, au moment même où s'installe la Wehrmacht, sont individuels et spontanés : coups de colère, sabotages (coupures de fils téléphoniques), ramassage d'armes abandonnées, aide fournie à ceux qui sont particulièrement menacés : prisonniers de guerre, ressortissants britanniques, Alsaciens et Lorrains qui refusent la germanisation).

Puis vient le temps de construire des fondations : chercher ceux qui sont susceptibles d'agir, s'organiser clandestinement, déterminer l'action à entreprendre.

Affronter directement la Wehrmacht est naturellement impossible sur le territoire français. C'est en Angleterre que va d'abord se reconstruire une armée française, à l'initiative du général de Gaulle : les F.F.L. (Forces Françaises Libres) qui entament le combat dans l'Empire.

Sur le territoire français, les premières formes de résistance sont variées, en rapport avec la personnalité, l'expérience, les conceptions philosophiques et politiques des "résistants de la première heure".

Cependant, sous une forme embryonnaire, la plupart des actions de résistance sont présentes : contacts avec les services de renseignement anglais ou de la France Libre, filières de passage et d'évasion, mise en place d'instruments de combat. Le plus caractéristique, cependant, est sans doute le refus de la mise au pas, par la réactivation des pratiques démocratiques interdites.

C'est le cas, notamment, en milieu ouvrier. Pour se défendre contre la dégradation dramatique des conditions de vie et de travail, se forment, sous l'impulsion des communistes, des " Comités Populaires " engageant actions revendicatives, grèves, organisant des manifestations (notamment de femmes) ; actions totalement interdites et vigoureusement sanctionnées car si modestes soient-elles, elles brisent le calme social indispensable à la réussite des projets allemands et vichystes.

La naissance d'une presse clandestine est, dès le début, un aspect essentiel de la Résistance. Ordonnances allemandes et lois françaises interdisent et sanctionnent l'expression de toute pensée libre. Pour contrer la désinformation, les mensonges, les illusions, massivement répandus par les radios et les journaux légaux, les résistants vont braver la répression pour faire entendre la parole clandestine. Aux émissions en français de la B.B.C., s'ajoutent des "feuilles volantes", diverses plus ou moins permanentes, dont certains constituent déjà de véritables périodiques.

Emiettée, fragile, exploratoire, cette première Résistance apparaît très modeste. Elle est pourtant décisive car elle dresse les premiers obstacles à l'exploitation et à la résignation du peuple français. Et les deux grandes actions qui se déroulent dans cette période montrent bien les potentialités du mouvement qui naît : le 11 novembre 1940, à Paris, où s'affirme l'esprit de résistance et les convergences possibles entre courants différents ; la grève des mineurs du Nord et du Pas-de-Calais, qui a mobilisé toute une population, et montre l'importance du front économique et social dans le combat national"

" En France, où la situation paraissait bloquée, le nouveau cours de la guerre suscite l'espoir avec la perspective d'un affaiblissement de l'Allemagne. En même temps, il clarifie la situation politique : Vichy s'engage à fond aux côtés de l'Allemagne nazie dans la "croisade contre le bolchevisme".

Il en résulte un durcissement du régime, un renforcement de la dictature et l'accentuation de la collaboration. L'image lénifiante et rassurante du Maréchal commence à se désagréger.

Dans ce climat politique nouveau, la Résistance prend de l'audace. L'aspect le plus spectaculaire est la lutte directe contre l'appareil militaire allemand ; actions de harcèlement entamées par les groupes armés du P.C.F. (sabotages, attentats contre les militaires allemands) qui vont constituer les F.T.P.

Parallèlement, se poursuit un lent travail de recrutement et de structuration qui fortifie les organisations de résistance et étend leur influence : émergence de grands "Mouvements", renforcement des partis politiques clandestins (essentiellement le parti communiste et le parti socialiste), reconstitution d'un mouvement syndical combatif. A Londres, le général de Gaulle crée un Comité National Français (C.N.F.), embryon d'un gouvernement provisoire face à Vichy.

En même temps, entre des forces qui restent dispersées, différentes et même parfois opposées, commencent à se tisser des liens. Ainsi, entre le C.N.F. et certaines organisations de résistance (avec, notamment, l'aide de Jean Moulin) s'établissent des contacts militaires (création de réseaux de renseignement) et politiques.

En France, les convergences fondamentales s'expriment, notamment, dans la célébration du 14 juillet 1942, référence commune à la tradition patriotique et républicaine ancrée dans la Révolution française. L'horreur des grandes rafles de l'été 1942 provoque l'indignation même dans certains milieux attachés à la Révolution nationale (premières protestations publiques d'évêques). Les organisations juives (section juive de la M.O.I. - O.S.E. - oeuvre de secours aux enfants) montent une vaste opération de sauvetage des juifs, en premier lieu des enfants, désormais arrêtés et voués à la déportation. Des connexions multiples s'établissent aussi avec des organisations non juives (notamment en milieu protestant et catholique), en même temps que s'étendent les solidarités individuelles. Ainsi, le combat contre l'antisémitisme est une motivation supplémentaire pour la Résistance et un facteur de sa coordination.

Ces progrès, encore lents et hésitants, mais réels, se heurtent à une répression qui prend dès le début un caractère terroriste. Quasi quotidiennement, sont publiés dans la presse les "Avis" allemands annonçant les condamnations par les tribunaux militaires et les exécutions. Les exécutions d'otages commencent le 6 septembre 1941 et prennent le caractère de massacres collectifs à partir d'octobre 1941.

La déportation des résistants, dans les camps de concentration nazis, est décidée en même temps que s'organise la déportation systématique des juifs. Le gouvernement de Vichy met sur pied des justices d'exception (les " sections spéciales " contre l'activité communiste ou anarchiste) qui permet d'éliminer tous ceux que Vichy nomme les "saboteurs de l'ordre français".

Les forces répressives de Vichy, considérablement renforcées, jouent un rôle essentiel dans la traque des résistants et des juifs ; et, dans les camps d'internement français, l'occupant peut puiser ceux qu'il va fusiller ou déporter. La collaboration entre services français et allemands (ces derniers placés sous l'autorité du S.S. Oberg) est officialisée par les accords (août 1942) entre Oberg et Bousquet (secrétaire général à la Police dans le gouvernement Laval). L'année 1942 est sans doute l'année la plus dure pour la Résistance, dans une situation où le rapport des forces demeure dramatiquement en faveur de l'ennemi. Mais les points marqués par les résistants sont déjà solides. "

http://www.musee-resistance.com/officiel/visGuid/peuHist/apercu/apercu3.asp

Ensuite, je constate que, après des précisions, vous écrivez :

"“La théorie de Erre ne tient pas la route, puisque selon lui, c'est l'extrême-droite française qui aurait crée et porté la résistance nationale !”

>Là je suis d’accord avec vous, c’est pour celà que je dis “d’un point de vue formel”.

"“Sermonner ? Mais vous trouvez que cela suffit ? “

>Non. Marie-France Stirbois était aussi fascisante, voire plus, que les autres dirigeants du FN, et méritait d’être combattue avec la même intensité."

"“Doriot et Déat avaient évolué vers le fascisme, et leur séparation avec les partis de gauche s'était faite nécessairement et naturellement, puisque, en somme, ils avaient totalement oublié, ignoré, méprisé, leurs "convictions de gauche", pour devenir des hommes d'extrême-droite !”

>Ce que vous dites est vrai"

Concernant la liste de ceux qui ont voté contre les pleins pouvoirs à Pétain, la voici, et elle est édifiante, car il s'agit bien d'une majorité de gauche ! :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_80_parlementaires_ayant_vot%C3%A9_contre_les_pleins_pouvoirs_%C3%A0_Philippe_P%C3%A9tain_le_10_juillet_1940

Lorsque vous écrivez :

"Le DAP, ancêtre du NSDAP, ETAIT un parti de gauche: sa ligne politique était très proche de celle de la SFIO française, et n’incluait pas encore le nationalisme ni l’antisémitisme."

Or, sans le nationalisme et l'antisémitisme, le DAP a beau être l'ancêtre du NSDAP, les deux partis n'ont aucun rapport. Hitler l'a profondément transformé en le faisant passer de la gauche à l'extrême-droite. Les deux partis n'ont aucun rapport !

L'aile gauche du parti nazi, avec Strasser :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Otto_Strasser

L'aile gauche d'un parti d'extrême-droite ! Alors, ils n'étaient pas antisémites, enfin, antijuifs, mais ils étaient combien dans ce "Front noir" ? Vous êtes certain qu'ils ont fait passer des mauvaises nuits à Adolf ?

"Pour ma part, je constate que ce parcours ressemble comme deux gouttes d’eau à celui de Staline, que le PC français n’a pourtant renié que dans les années 80."

Je n'ai aucune sympathie pour Staline, et je n'irai pas le défendre. Mais que vous puissiez comparer le parcours de Mussolini et de Staline me laisse pantois ! Vous parlez de deux gouttes d'eau ! Je dois avoir des problèmes de vue, car je ne vois pas les ressemblances ! Car si "la collectivisation des terres" faisait partie du programme du parti dont il était membre, son "fascisme" est tout à fait adapté à une nation capitaliste. Sans compter que, même si Mussolini était un affreux, et en même temps l'un des plus sinistres clowns de l'Histoire, il était beaucoup moins méchant que Staline, je parle sur un plan personnel, et non sur le plan du système politique et économique...

Concernant l'Eglise catholique, sa position, une fois de plus, fut d'une ambiguïté totale. Car s'il est exact que le paganisme idéologique de certains nazis effrayait une part des dirigeants catholiques, nazis et catholiques se sont plutôt bien entendus, et jusqu'à la fin de la guerre où le Vatican a joué un rôle essentiel dans la fuite de nombreux nazis vers l'Amérique du Sud.

Et puisque vous écrivez que "que les réalités humaines sont beaucoup trop complexes pour qu’une théorie générale puisse être crédible", je ne pense pas qu'il soit possible de dire de Georges Frêche et de Ségolène Royal qu'ils diffusent un discours crypto-fasciste.

Concernant la culpabilité familiale, je vous posais une question, vous y avez répondu, et je salue l'honneur et la mémoire de votre grand-père et de votre grand-mère, et de vos deux autres grands-parents socialistes. Mais il est curieux de vous voir penser, conclure et répéter que "les hommes qui ont inventé le fascisme étaient tous issus de ses rangs", de la gauche. Car cela est faux. Si vous voulez dire que les dirigeants et les animateurs du fascisme et du nazisme étaient, pour certains d'entre eux, d'origine modeste, et avaient donc commencé leur carrière politique à gauche, c'est un fait. Mais en parlant comme vous le faîtes, vous établissez un lien de causalité génétique entre ces hommes, cet homme, et le fascisme et le totalitarisme. Or il s'agit là d'une illusion et d'un mensonge collossaux. Car la peur du communisme en Europe était telle que des leaders économiques et sociaux ont organisé, en Europe, l'instrumentalisation d'une part de la classe ouvrière pour laquelle le "patriotisme" était une émotion et une valeur déterminantes, afin de les détourner de la "révolution". Et lorsque le fascisme en Italie, le national-socialisme en Allemagne, et le régime de Vichy, ont pu contrôler le pays, les hommes, les matières premières, ils ont organisé une économie capitaliste au profit des familles de la grande industrie. En Dordogne, où les maquisards furent très nombreux, il était bien difficile de trouver des grands bourgeois dans les rangs...

Bon, le débat s'enlise et aucun de nous n'arrivera à persuader l'autre de toute manière. D'autant plus que nous sommes d'accord sur l'essentiel: le FN est un parti fasciste, et de nombreux hommes de gauche ont été des résistants irréprochables. Il serait quand même bon que vous ne tronquiez pas mes citations pour insister sur les points où je suis d'accord avec vous, alors même que j'essayais d'emettre des avis nuancés et réalistes: c'est précisément le manichéisme qui est à l'origine de l'amnésie collective de la gauche sur cette période. Je me contenterai de répondre aux points suivants:

-je suis bien placé pour connaitre l'article de wikipédia sur les 80 parlementaires puisque c'est moi qui l'ai créé. En regardant cette liste, on constate que les 80 étaient presque tous de gauche, ce que je n'ai jamais nié (c'est en fait pour rendre hommage à ces hommes que j'ai créé cette page). Mais ce qu'elle ne dit pas, c'est qu'il y avait plusieurs centaines de parlementaires de gauche en 1940, et que SEULEMENT quelques dizaines ont voté contre les pouvoirs. Cela rejoint ce que je disais: on peut évaluer le nombre d'hommes de la gauche non-communiste à être entrés en résistance à environ 10 % des effectifs.

"Or, sans le nationalisme et l'antisémitisme, le DAP a beau être l'ancêtre du NSDAP, les deux partis n'ont aucun rapport. Hitler l'a profondément transformé en le faisant passer de la gauche à l'extrême-droite. Les deux partis n'ont aucun rapport !"

>Votre argument est peu crédible. Comment Hitler aurait-il pû effectuer cette métamorphose si radicale s'il n'avait pas été soutenu par les militants du DAP ? Je vous défie de me trouver un autre exemple de ce genre de phénomène dans l'histoire politique ! L'absence d'antisémitisme n'est pas suffisant pour affirmer qu'il n'y a aucun rapport, le parti fasciste n'était pas antisémite. D'ailleurs, en suivant cette logique, on pourrait affirmer que le parti fasciste du premier programme n'a "aucun rapport" avec celui du deuxième, alors que les militants étaient les mêmes.

"Vous êtes certain qu'ils ont fait passer des mauvaises nuits à Adolf ?"

>Oui. Lisez n'importe quel livre sur la Résistance allemande, vous y découvrirez qu'aucun résistant n'a autant pourri la vie d'Hitler qu'Otto Strasser.

Ma comparaison entre Mussolini et Staline est la suivante: voilà deux hommes qui commencent en tant que marxistes, puis évoluent vers le totalitarisme et le culte de la personnalité. L'un comme l'autre, tout en restant "officiellement" socialistes, vont se rallier à une forme de capitalisme: le fascisme pour le premier, le capitalisme d'Etat pour le second. Par ailleurs, il est intéressant de noter qu'aujourd'hui en Russie, les nostalgiques staliniens sont classés à l'extreme-droite de l'échiquier politique, et dirigent des mouvements qui ressemblent fortement à notre fascisme, skinheads, discours antisémites et ultra-nationalisme inclus. Dans cinquante ans, la gauche russe prétendra probablement que Staline n'était pas de gauche, qu'il est devenu d'extreme-droite en déportant des millions de citoyens, et que les seuls russes de gauches sont ceux qui se sont opposés au régime stalinien...

"nazis et catholiques se sont plutôt bien entendus"

>Une fois de plus je n'ai jamais prétendu le contraire, j'ai juste dit que les catholiques considéraient Hitler comme un gauchiste à cause de son paganisme. Celà n'exclut pas d'avoir des intérêts communs, ni d'exercer un pouvoir dictatorial ensemble. En fait la situation était l'inverse de celle des pays communistes, la Pologne par exemple, où un régime gauchiste et soi-disant anticlérical s'est appuyé sur une partie de l'Eglise catholique pour assoir son pouvoir.

"je ne pense pas qu'il soit possible de dire de Georges Frêche et de Ségolène Royal qu'ils diffusent un discours crypto-fasciste"

>C'était exactement ce que pensais Paul Ramadier de Marcel Déat, et il est allé jusqu'à quitter la SFIO pour le soutenir. Quelques années plus tard, il s'en est amèrement mordu les doigts. Georges Freche a tout de même le privilège d'être le seul élu du sud-est à avoir fait barrage à ses adversaires du FN, et ce n'est pas parce qu'il a convaincu ses électeurs des bienfaits de l'humanisme, mais bel et bien parce qu'il tient exactement le même discours que Le Pen.

Je crois bien que la source de notre différent se trouve dans votre dernier paragraphe, où vous expliquez que le fascisme est né dans la recherche d'une solution radicale à la lutte contre le communisme, ce qui est tout à fait vrai. Ce que vous ne semblez pas comprendre, c'est qu'une partie de la gauche des années 30 était tout aussi anticommuniste que la droite, et que de nombreux républicains et socialistes préféraient s'allier avec la droite et l'extreme-droite plutôt que de prendre le risque d'une révolution bolchévique. Leur discours était: "j'aime la démocratie et la république, mais ce sont des luxes que nous ne pouvons pas nous permettre tant que nous serons menacés par le PC". C'est précisément dans cette alliance contre nature d'une gauche anticommuniste et d'une droite capitaliste qu'est né ce monstre hybride qu'est le fascisme: alors que la droite avait déjà une identité politique (le libéralisme et le christianisme), la gauche anticommuniste dût s'en construire une de toutes pièces en seulement quelques années pour justifier son ralliement à la droite, ce qui a donné lieu aux délires les plus extravagants et les plus dangereux.

Pour finir, je vous conseille l'excellent "Dictionnaire historique de la Résistance", chez Bouquins, qui est ma principale source concernant cette période.

Qu'il y ait eu des "gens de gauche", qui, face au PC et au communisme, se soient à ce point inquiétés, et, par éxagération ou délire, aient ainsi radicalement "tournés leurs vestes", c'est un fait. Mais le problème, c'est que vous avez tout de même écrit que les mouvements et partis "fascistes" européens, que vous vouliez désigner le parti de Mussolini, d'Hitler, ..., ont tous été crées et promus par des hommes de gauche ! Et c'est là que se situe, ou le mensonge, ou l'illusion. Si ces organisations ont pu compter, pour leur création et leur animation, sur des hommes qui avaient, auparavant, appartenu à des mouvements de gauche, il n'y a pas de continuité entre le premier engagement qui fut le leur , et celui qui fut souvent, hélas, le dernier pour eux. Il y a un "saut ontologique", une mutation; et une instrumentalisation de ces personnes, souvent motivées par la passion nationale et nationaliste, par des personnes et des organisations d'extrême-droite, et surtout des forces économiques.

Concernant Frêche, pouvez-vous citer des propos qu'il aurait tenu et qui le permettrait de le comparer à Le Pen ? (Je précise que la vulgarité de son expression ne me l'a jamais rendu sympathique, mais pour l'identifier à Le Pen, il faut des preuves).

Votre théorie du saut ontologique est amusante. Hypothèse: Nous avons un parti politique donné qui se prétend socialiste et comporte 10 000 militants. A un moment, 8000 de ces militants, par peur du bolchévisme, approuvent la décision de ses dirigeants de diriger le pays avec la droite et l'extreme-droite. Les 2000 militants de la minorité, refusant cette compromission, font scission.

Alors, comme par magie, il s'est effectué un "saut ontologique" expliquant qu'on ne peut plus qualifier les militants de ce parti d'hommes de gauche, simplement parce que, des dizaines d'années plus tard, le peuple de gauche a décidé qu'il ne voulait pas être du même côté de la barrière que les responsables du génocide. C'est pourtant oublier qu'un homme comme Proudhon, un des fondateurs du socialisme français, appellait dans ses écrits à la destruction du peuple juif.

Ce raisonnement est un sophisme: lorsque tous les dirigeants et les militants d'un parti viennent de la gauche, qu'ils se prétendent de gauche, et que leurs propres alliés politiques, pourtant de droite, les décrivent comme étant de gauche, affirmer que le simple fait que ce parti ait ajouté le nationalisme et l'antisémitisme à son programme le métamorphose en parti d'extreme-droite, est une escroquerie intellectuelle.

L'argument de l'alliance avec les forces capitalistes ne tient pas non plus: le parti radical et l'alliance démocratique, les deux plus importants partis de gauche de la troisième République, avaient un programme clairement libéral, insistant sur la liberté d'entreprendre et le refus de la lutte des classes et de la collectivisation. Ce qui ne les pas empeché de diriger le pays à plusieurs reprises avec la SFIO...

D'autant plus que c'est oublier que la particularité de l'extreme-droite, et surtout en France où nous avons connu les luttes contre la monarchie et le cléricalisme durant plus d'un siècle, est d'être un mouvement royaliste et chrétien. Le FN comporte une composante d'extreme-droite, représentée par Bernard Anthony, qui est souvent en désaccord avec sa composante fasciste. Franco, Pinochet, Pétain, étaient incontestablement des dictateurs d'extreme-droite. Mais un athée, ou pire un paganiste, ne peut en aucun cas être considéré comme d'extreme-droite, c'est en contradiction totale avec ce qui fait le coeur de l'idéologie d'extreme-droite, qui a été théorisée de manière définitive par Charles Maurras: monarchie (un dictateur militaire pouvant assurer la transition), nationalisme, christianisme d'Etat servant de source et de référence à la législation.

Enfin, concernant Georges Freche, ses très nombreux dérapages sont largement documentés dans la presse (mon préféré est celui des maghrébines dans le train, particulièrement ignoble). Une simple recherche Google en tapant Freche + arabe ou Freche + immigration devrait vous sembler instructive. Je vous conseille notamment ce lien: http://oumma.com/article.php3?id_article=1959

Je viens de lire l'entretien avec Georges Frêche. Puisque vous la citez, sans vous expliquer dessus, je vous demande donc d'expliquer en quoi les propos qu'il tient dans cet entretien illustre selon vous une répétition de la dérive fascisante que des hommes de gauche ont connu dans les années 30. Car, pour ma part, j'approuve le fait que les hommes et les partis de gauche doivent parler de "sécurité et d'insécurité", y compris et surtout pour opposer aux images, trucages, raccourcis, oublis, mensonges, des leaders de droite, des faits, des faits, et du sens. Il en va de même sur l'immigration. Je prépare un article sur ce sujet, à paraître à la rentrée septembre, sur Vox Populi. Car il faut, sur ce sujet, selon moi, être aussi opposé aux mensonges de l'extrême-droite française (esclavagiste) qui, dans sa réalité sociologique et sa vie économique, est celle qui profite le plus de l'afflux d'immigrés, et notamment en région parisienne; et être également être opposé à un angélisme d'extrême-gauche qui veut voir dans tout immigré un saint et un martyr, sans prise en considération de l'instrumentalisation de cet immigré par des employeurs qui sont ravis de disposer d'une main d'oeuvre au plus bas coût et docile. Quant à l'Islam..., j'ai déjà beaucoup écrit sur le sujet, et j'entends aussi y revenir dans les prochains jours, et dans les prochaines semaines, vous le verrez et lirez peut-être.

Pour revenir à vos déclarations :

"Votre théorie du saut ontologique est amusante. Hypothèse: Nous avons un parti politique donné qui se prétend socialiste et comporte 10 000 militants. A un moment, 8000 de ces militants, par peur du bolchévisme, approuvent la décision de ses dirigeants de diriger le pays avec la droite et l'extreme-droite. Les 2000 militants de la minorité, refusant cette compromission, font scission."

Expliquez à quoi vous faites référennce. Ensuite, une fois de plus, ce n'est pas parce que des hommes de gauche ont rallié le fascisme que ce sont eux qui l'ont crée, encadré, financé. Lorsque, en référence au remarquable travail de Madame Annie Lacroix-Riz, je serai amené à parler de la "synarchie", des réseaux économiques, je pense à la Banque Worms, à François de Wendel, à Taittinger, ..., j'espère que vous serez aussi prolixe que sur ces hommes et ces partis de gauche que vous accusez de tous les maux.

"Alors, comme par magie, il s'est effectué un "saut ontologique" expliquant qu'on ne peut plus qualifier les militants de ce parti d'hommes de gauche, simplement parce que, des dizaines d'années plus tard, le peuple de gauche a décidé qu'il ne voulait pas être du même côté de la barrière que les responsables du génocide."

Ce qui importe, c'est ce qui s'est passé pendant ces dix ans, ce que, ces hommes et ces femmes, individuellement et collectivement, ont fait. Ont-ils résisté ?

"C'est pourtant oublier qu'un homme comme Proudhon, un des fondateurs du socialisme français, appellait dans ses écrits à la destruction du peuple juif."

Un fondateur qui n'a pas réussi et dont l'influence a toujours été faible.

"Ce raisonnement est un sophisme: lorsque tous les dirigeants et les militants d'un parti viennent de la gauche, qu'ils se prétendent de gauche, et que leurs propres alliés politiques, pourtant de droite, les décrivent comme étant de gauche, affirmer que le simple fait que ce parti ait ajouté le nationalisme et l'antisémitisme à son programme le métamorphose en parti d'extreme-droite, est une escroquerie intellectuelle."

Ce parti -lequel, le DAP-NSDAP ?- n'a pas "ajouté", ces ajouts l'ont radicalement transformé. De parti socialiste et communiste, révolutionnaire, le parti devient nationaliste, donc anti-français, anti-soviétique, ... Et alors que de nombreux hommes et leaders de gauche, allemands et européens, étaient juifs, le fait que ce parti devienne antijuif coupe le lien qui les unissait à cette internationale. Et avec Hitler, le mensonge devient énorme : le capitalisme, qu'il critique, apparemment, comme pourrait le critiquer un socialiste ou un communiste, ce capitalisme serait contrôlé par une Internationale juive, alors que, comme je l'ai démontré par ailleurs

http://www.vox-populi.net/article.php3?id_article=250&var_recherche=juif

"« Petit » peuple par la quantité de ses membres, il étonne par sa vitalité, et le succès des uns est attribué aux autres pour aboutir à ce principe délirant, qui a joué un rôle central dans le drame d’Ilan : tous les Juifs sont riches. Il est désormais avéré, par ce drame, qu’il faut absolument répondre à cette antienne. Oui ou non, tous les Juifs sont-ils riches ? La réponse est évidente, apodictique, incontestable : non ! Le magazine international Forbes établit la liste des grandes fortunes internationales. Chacun sait que l’homme-le-plus-riche est l’américain et chrétien Bill Gates, suivi d’un autre américain, Warren Buffett, l’indien Lakshmi Mittal...
Mais il y a être riches et riches : ceux qui sont en tête du classement Forbes ne sont, nécessairement, que les premiers - et parmi les suivants ? L’étude de la liste des personnalités les plus riches permet de constater que le capitalisme est désormais international, comme un célèbre juif allemand l’a dit et expliqué : Karl Marx.
Cependant, il est vrai que beaucoup de juifs travaillent dans des activités commerciales ou de services. En tant que nomades, ils n’étaient pas des propriétaires terriens nés (il y a en Israël). Par contre, provenant de pays lointains, ayant des relations avec des cousins ou d’autres Juifs à travers le monde, ils pouvaient et peuvent plus facilement commercer, c’est-à-dire faire circuler les marchandises - puisqu’ils ont été les premiers à circuler...
La monnaie est par essence également mobile. Les juifs connaissent bien les mécanismes de sa génèse et de la valorisation monétaire, Karl Marx en est la preuve. Mais, aujourd’hui, ce sont l’ensemble des peuples et des individus qui y sont soumis et qui en même temps profitent de cette puissance. Par exemple, des Arabes sont, grâce à la manne pétrolière, richissimes ; mais pas seulement par la manne pétrolière, par toutes les activités commerciales qu’ils affectionnent, et il suffit pour le savoir d’aller visiter le Liban... "

le capitalisme est un système international et international, pour des apatrides, mais qui ont des identités et des nationalités, et la majorité d'entre eux ne sont pas juifs. Et ensuite, le mensonge d'Hitler devient encore plus évident lorsqu'on constate que toute la machine de guerre allemande paye ses factures, que les entrepreneurs soient français ou allemands. En fait, depuis l'origine, le NSDAP était fondamentalement anti-communiste; sa guerre essentielle était à l'Est, et quelques hommes de gauche n'ont rien compris à rien, c'est certain.

'L'argument de l'alliance avec les forces capitalistes ne tient pas non plus: le parti radical et l'alliance démocratique, les deux plus importants partis de gauche de la troisième République, avaient un programme clairement libéral, insistant sur la liberté d'entreprendre et le refus de la lutte des classes et de la collectivisation."

Tout comme le PS d'aujourd'hui; mais son "libéralisme" est tempéré par une économie d'Etat, qui d'ailleurs, déclenche une fureur et une haine inextinguibles chez les ultra-libéraux de DL, de l'UMP et du FN. Pour ses conspirateurs contre le Bien public, il est donc essentiel de diviser la gauche, les forces et les hommes de gauche. Une fois de plus, ce fut la condition de la victoire en 2002. Et ils vont y travailler encore pour 2007.

"Ce qui ne les pas empeché de diriger le pays à plusieurs reprises avec la SFIO..."

Une SFIO qui était un parti de "gouvernement" comme disent les socialistes aujourd'hui et pas un parti qui voulait "la révolution". Sauf que, aujourd'hui, face aux violences de la mondialisation, les membres et les dirigeants du PS semblent avoir bien compris qu'ils ne pouvaient pas se permettre de ménager la chèvre et le chou, par le risque de guerre civile est réel, sans compter qu'il est justifié. Ils vont devoir prendre des mesures réelles, sérieuses, et pénibles pour les possédants.

"D'autant plus que c'est oublier que la particularité de l'extreme-droite, et surtout en France où nous avons connu les luttes contre la monarchie et le cléricalisme durant plus d'un siècle, est d'être un mouvement royaliste et chrétien. Le FN comporte une composante d'extreme-droite, représentée par Bernard Anthony, qui est souvent en désaccord avec sa composante fasciste. Franco, Pinochet, Pétain, étaient incontestablement des dictateurs d'extreme-droite. Mais un athée, ou pire un paganiste, ne peut en aucun cas être considéré comme d'extreme-droite, c'est en contradiction totale avec ce qui fait le coeur de l'idéologie d'extreme-droite, qui a été théorisée de manière définitive par Charles Maurras: monarchie (un dictateur militaire pouvant assurer la transition), nationalisme, christianisme d'Etat servant de source et de référence à la législation."

Je ne suis pas d'accord. Il y a des extrémistes de droite païens, n'en déplaise à Maurras. Mais, en France, ils ne paraissent pas majoritaires. L'identité catholique continue de structurer cette partie sociologique et politique.

>Ne vous contentez pas de mon lien, mettez le en rapport avec les nombreux dérapages verbaux de Freche, qui sont clairement des insultes racistes. Puisque vous semblez ne pas aimer Google, j'y suis allé pour vous. Ce site (socialiste pourtant) rappelle certains d'entre eux:

http://nimessud.blogspirit.com/archive/2006/03/03/georges-freche-des-annees-de-derapages-incontroles.html

Et celui-ci fait l'analyse sémantique du discours de Freche sur les harkis:

http://www.minorites.org/article.php?IDA=15174

Ce qui me gène le plus chez Freche, c'est son discours "il ne faut pas laisser le thème de l'immigration à Le Pen". C'était exactement l'argumentation de Marcel Déat: "je reprend des idées fascistes pour mieux lutter contre le fascisme, qui est mon ennemi". A quoi Léon Blum lui avait répondu "en singeant le fascisme on ne l'affaiblit pas, on le renforce", et l'avenir lui a donné raison. Je ne nie pas que certaines des idées de Freche sont censées, mais ce n'est pas le problème. Le problème, c'est qu'à chaque fois qu'un homme politique français prononce le mot "immigration" dans les médias, quelles que soient ses propositions en la matière, Le Pen gagne quelques milliers de nouveaux électeurs.

En ce qui concerne l'islam, je suis probablement aussi effrayé que Freche (et que vous même apparemment). Mais je n'en parle pas, parce que je reste persuadé que le danger islamiste en France est minime par rapport au danger d'un retour en force du moralisme catholique, représenté par des gens comme De Villiers, Boutin, Raoult, Vanneste... et Ségolène Royal. Entre deux dangers, je préfère me concentrer sur le plus inquiétant à court terme.

>Permettez-moi d'insister: des hommes de gauche n'ont pas rallié le fascisme, ils l'ont créé en se ralliant à l'extrême-droite, qui elle-même n'était pas fasciste. Là où vous avez raison en revanche, c'est sur le fait que ces mouvements étaient financés par des empires financiers proches de l'extreme-droite (La banque Worms que vous citez, ainsi que la famille Schueller/Bettencourt, propriétaire de l'Oréal). Ce qui, une fois de plus, ne prouve rien mis à part que les fascistes et l'extreme-droite étaient alliés et qu'ils s'entraidaient afin d'atteindre leurs buts communs.

Attention tout de même avec la synarchie: tous les groupuscules qui gravitaient dans l'entourage de Pétain accusaient tous les autres d'être des synarques afin de les discréditer, une étude sur ce sujet ne peut pas prouver grand chose à part la paranoïa collective de ce panier de crabes. Mais si le sujet vous intéresse, le roman "Le pendule de Foucault" d'Umberto Eco présente une belle digression sur la synarchie.

"Ce qui importe, c'est ce qui s'est passé pendant ces dix ans, ce que, ces hommes et ces femmes, individuellement et collectivement, ont fait. Ont-ils résisté ?"

> mais en quoi le fait d'avoir résisté a t-il un rapport avec le fait d'être de gauche ? Le choix de résister ou de collaborer n'a rien à voir avec les clivages partisans, la résistance comportait autant d'hommes de droite que de gauche, et le pétainisme aussi. Le seul parti a avoir résisté en masse est le PCF.

"Un fondateur qui n'a pas réussi et dont l'influence a toujours été faible."

>Ca c'est vous qui le dites. Il est très oublié aujourd'hui, certes, mais il a laissé une trace profonde sur le socialisme français des dizaines d'années après sa mort. Le parcours de Jean Allemane, qui a été anarchiste, puis socialiste SFIO, puis fasciste, s'explique en grande partie par son admiration pour Proudhon.

"Ce parti -lequel, le DAP-NSDAP ?- n'a pas "ajouté", ces ajouts l'ont radicalement transformé. De parti socialiste et communiste, révolutionnaire, le parti devient nationaliste, donc anti-français, anti-soviétique, ... Et alors que de nombreux hommes et leaders de gauche, allemands et européens, étaient juifs, le fait que ce parti devienne antijuif coupe le lien qui les unissait à cette internationale. "

>Tout ce que votre raisonnement prouve, c'est que le DAP n'était plus marxiste. Et alors ? Il n'est pas nécessaire d'être marxiste pour être de gauche.

>Je ne comprend pas trop votre longue envolée sur l'antisémitisme. Outre que je connait ces théories par coeur, pour les avoir étudiées, elles vont plutôt dans mon sens: le fait d'assimiler les juifs à l'argent est le propre de l'antisémitisme de gauche. L'antisémitisme de droite, lui, insiste plutôt sur la théorie comme quoi les juifs seraient responsables de la mort du Christ, ainsi que sur leurs liens avec les communistes et les franc-maçons. La distinction est réelle dans la France de Vichy: Pétain comme Laval tiennent un discours antisémite, mais avec des arguments différents.

J'en profite pour vous signaler que l'argument juifs=argent est de nouveau très répandu, j'en ai moi même été victime de la part de collègues il y a quinze jours (je ne suis pas réellement juif, n'ayant pas été élevé dans cette culture qui n'est celle que d'une partie de ma famille, mais ces gens là s'en moquent). L'un deux est d'origine maghrébine (ce qui peut expliquer des choses, étant donné l'actualité), l'autre est d'origine indienne (Pondichéry) et surtout un socialiste convaincu, infatigable défenseur du bilan de François Mitterrand. J'ai demandé à ce dernier s'il aurait été pétainiste en 40: il m'a répondu oui, en se justifiant par le besoin de faire survivre la France à l'invasion allemande.

"Tout comme le PS d'aujourd'hui; mais son "libéralisme" est tempéré par une économie d'Etat"

>Non, on ne peut pas comparer le PS avec la gauche de la troisième République. L'Alliance Démocratique était opposée à toute forme d'économie d'état, était favorable aux privatisations (mines et chemins de fer), et ses représentants étaient souvent de grand-bourgeois liés aux intérets financiers du pays. Les seules raisons pour lesquelles ces hommes avaient choisi la gauche étaient l'amour de la liberté et des institutions républicaines, la volonté de soutenir l'éducation nationale perçue comme un vecteur d'émancipation, et surtout un certain anticléricalisme, la question religieuse étant la ligne de démarcation entre la droite et la gauche en France durant un siècle et demi.

"Une SFIO qui était un parti de "gouvernement" comme disent les socialistes aujourd'hui et pas un parti qui voulait "la révolution". "

>C'est totalement faux ! Informez-vous sur l'histoire de la gauche française avant de dire de telles anneries ! Le programme de la SFIO dans les années 30 est aussi marxiste et révolutionnaire que celui d'Olivier Besancenot aujourd'hui pour donner une comparaison parlante. Même Léon Blum, le plus réformiste d'entre eux, avoue dans son journal "Mon ami Vincent Auriol et moi avons consacré tous nos efforts durant des années à ne pas arriver au pouvoir, parce que nous savions que notre programme était inapplicable". Quant au Front Populaire, c'est une alliance extremement large, un peu comme si Arlette Laguillier et François Bayrou gouvernaient ensemble.

"Ils vont devoir prendre des mesures réelles, sérieuses, et pénibles pour les possédants."

>Vous êtes naïf. Je suis bien placé, participant aux débats internes du PS, pour savoir que, quel que soit son candidat, il/elle fera une fois au pouvoir une politique qui ne se différenciera de celle de l'UMP que sur deux points: le mariage gay et l'augmentation des crédits de la recherche et de l'éducation. Les possédants, eux, peuvent dormir tranquille.

Ce soir, je n'ai pas le temps de répondre en détail, mais concernant la synarchie, je vous invite, comme vous l'avez fait avec le "dictionnaire de la Résistance", à lire l'ouvrage de Madame Annie Lacroix-Riz, qui ne repose pas sur des supputations, des hypothèses, mais des faits, des sources, des documents, des archives jusqu'ici inexploitées, ignorées ou... cachées.

Oh, après une petite recherche Google je me souviens maintenant qui est cette Mme Lacroix-Riz dont vous parlez tout le temps: une historienne ayant à de nombreuses reprises fait parler d'elle pour ses travaux essayant de prouver que toutes les accusations faites au régime stalinien étaient infondées. Il y a notamment eu "l'affaire de la famine ukrainienne" (L-R prétendant que Staline n'a jamais volontairement provoqué de famine en Ukraine, les sources étant issues d'une propagande fasciste, d'autres historiens lui ayant répondu que peu importe puisque d'autres sources issues directement des archives soviétiques confirmaient la version officielle, les associations d'Ukrainien portant plainte contre elle pour avoir nié des évenements que les membres de leurs familles avaient vécu).

Les historiens politiques, quelles que soient leurs opinions partisanes personelles, la considère à 99 % comme une fumiste et une affabulatrice. Cependant je me garderai de reprendre ce jugement à mon compte, n'étant pas un spécialiste du stalinisme et n'ayant pas lu ses ouvrages, et puis peut-être est-elle la seule à avoir raison contre tous... mais j'ai quand même un gros doute.

Pour information, Mme Lacroix-Riz est une militante active du PCRF, cission du PCF dont l'essentiel du programme semble être l'exaltation de l'oeuvre de Staline.
(toutes ces informations sont disponibles sur la fiche Wikipedia de Mme L-R).

Etes-vous vraiment sûr que c'est des travaux de cette personne dont vous souhaitez vous inspirer pour vos recherches ?

PS: je pars en vacances demain. Je vous répondrai dans quinze jours.

PS: je connais bien les membres du PCRF, pour avoir été confronté aux vendeurs de leur journal "L'étincelle" lorsque j'étais étudiant à St-Denis. Leurs méthodes de propagande disons... violentes, ne jouent pas vraiment en leur faveur.

Bonjour,
Le 15 octobre prochain, Pilote 24 édition (05.53.08.03.23) publiera la version grand public de ma thèse de doctorat, "Les Communistes en Périgord, 1917-1958".
Stéphane Courtois, directeur de recherches au CNRS et éminent connaisseur de la question lui a consacré une préface de 8 pages.
Bien à vous,
J J Gillot

Pouvez-vous en dire plus, d'ores et déjà ? Par contre, l'identité de l'auteur de la préface ne m'impressionne pas, au contraire !

Stéphane Courtois travaille sur le sujet depuis plus de 30 ans et sa préface confirme son excellente connaissance du sujet.
Il est vrai qu'il est beaucoup moins "frileux" que d'autres universitaires sur un sujet dans lequel "le passé est imprévisible".
Pour l'avoir évidemment lu et rencontré, je vous parlerai très volontiers de ses recherches. Donnez-moi votre tphn et je vs appelerai directement.
Bien à vs,
J J Gillot

A quelle adresse email dois-je vous le faire connaître ?

Supra, l'adresse mail.
Bien à vous

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Voici cette adresse mail qui se fait désirer.
Bien à vous,
Jean-Jacques Gillot

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